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Building Peace in the Minds of Men and Women
Mis à jour : il y a 3 heures 3 min

Le PIDC est prêt pour l'ère numérique

mer, 01/07/2015 - 11:17

Elle s’est exprimée à l'occasion d’une table ronde intitulée : « Les Nations Unies à 70 ans – en route vers l’avenir : l'ONU est-elle adaptée à l’ère numérique ? »

Ms Shala a souligné que le PIDC évolue afin de relever les défis de l’ère numérique, au travers de partenariats tels que celui conclu avec la Deutsche Welle sur les indicateurs de viabilité des médias – qui concerne également la viabilité des médias numériques, et en soutenant des projets novateurs dans le domaine des médias comme une formation en ligne destinée aux magistrats mexicains.

Ces actions visent à combler le fossé numérique entre les nations, à soutenir la liberté d’expression sur Internet, ainsi que l’accès à l’information, et à définir ces derniers comme étant des droits.

“Aucune autre évolution contemporaine n’est susceptible d’avoir un impact à long terme aussi profond sur la société mondiale que la révolution de l’information et la montée en puissance d’Internet » selon la présidente du PIDC.

Ms Shala a décrit le PIDC comme étant à l’avant-garde des efforts de promotion de la sécurité des journalistes, dont la sécurité numérique fait partie. En outre, le PIDC favorise l’autonomisation des jeunes afin qu’ils puissent faire figurer leurs problèmes de façon efficace sur l’agenda des médias numériques et des réseaux sociaux.

« C’est cela qui permet aux jeunes de prendre le contrôle de leur propre identité – au lieu de les laisser vulnérables aux manipulations émotionnelles de la propagande et de la publicité. Nous vivons dans un monde jeune » a-t-elle déclaré.

Elle a noté que le Conseil du PIDC soutenait de façon constante le travail de définition de règles au travers de l’élaboration et de l'utilisation d’indicateurs pertinents pour le développement des médias.

Ce travail englobe les indicateurs pour le développement d’Internet, afin d’évaluer dans quelle mesure l’universalité d’Internet se trouve renforcée par les principes des droits de l’homme, de l’ouverture, de l’accessibilité et de la participation d’acteurs multiples (principes ROAM).

Il faudrait faire davantage mais le PIDC s’adapte toujours mieux, selon la présidente du PIDC, qui a ajouté qu’ « il va sans dire que les Nations Unies doivent s’adapter à l’ère numérique, à laquelle il n’y a pas d’alternative ».

L’UNESCO et SMEX lancent une formation en ligne pour les journalistes numériques arabes

ven, 26/06/2015 - 11:06

Actuellement, les journalistes citoyens ou producteurs de médias proches de leur communauté vont au-delà des blogs et de Twitter ; certains d’entre eux dirigent de véritables entreprises de médias indépendantes, gèrent la production de contenus complexes et des plans de diffusion stratégiques. Souvent, ils effectuent leurs reportages en direct sur le terrain avec seulement un téléphone mobile, et touchent des millions de personnes. Gardant cela à l’esprit, et dans une région qui subit des bouleversements importants, un réel besoin se fait sentir de voix indépendantes qui sachent raconter les histoires d’aujourd’hui en utilisant tous les canaux qui permettent de toucher les gens.

C’est pourquoi l’UNESCO et le SMEX ont uni leurs efforts pour une initiative qui correspond à leurs mandats respectifs, destinée à créer un environnement propice à la liberté d’expression, en portant une attention particulière aux jeunes et aux femmes.

Parmi les modules prévus:

  • L’esprit du journalisme numérique
  • L’écriture dans le monde numérique
  • La vérification et l’attribution du contenu produit par les utilisateurs
  • Les reportages effectués avec des mobiles
  • Le journalisme d’investigation
  • Journalisme de données
  • Le journalisme entrepreneurial
  • Prévoir, promouvoir et mesurer l’impact de votre travail

En accompagnement de chacun des modules thématiques mentionnés ci-dessus, des modules parallèles prenant pour sujet la sécurité numérique seront organisés chaque semaine. Ils permettront aux stagiaires d’être mieux armés pour se protéger eux-mêmes ainsi que leurs sources dans le cadre de leur travail.

Des rencontres avec des intervenants seront organisées, des discussions en ligne et des réunions éditoriales permettront aux participants d’échanger des idées, leur expérience ou de recevoir d’autres conseils.

Ce programme de formation de huit semaines sera administré à travers NetHawwal.com, la plateforme de formation de SMEX. Les participants qui le terminent avec succès recevront un certificat et bénéficieront d’un soutien personnalisé de six semaines, dans le développement de leur projet de journalisme numérique.

Un certain nombre de participants, sélectionnés en fonction de leur engagement dans le programme et de la qualité du contenu qu’ils ont produit, seront invités à participer à des ateliers individuels qui auront lieu à Beyrouth en 2016, où ils seront rejoints par des journalistes numériques de haut niveau.

Des candidatures en provenance des pays suivants sont invitées à être présentées : l’Algérie, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Palestine, la Syrie (y compris les réfugiés syriens), la Tunisie et le Yémen. Il n’est pas nécessaire que les participants soient des journalistes professionnels, mais ils seront sélectionnés dans une certaine mesure en fonction des travaux journalistiques qu’ils ont déjà produits. Les candidats sont encouragés à envoyer leur candidature avant le 20 juillet, car le nombre de participants est limité à 100.

Cliquez ici pour en savoir plus sur le contenu de cette formation en ligne, les modalités et le public visé.

Posez votre candidature ici (seulement en arabe).

Cette formation est soutenue par un projet financé par le gouvernement finlandais et destiné à promouvoir la liberté d’expression dans le monde arabe en contribuant à la construction de compétences journalistiques et en mettant en avant leur sécurité, en renforçant les cadres juridiques et régulatoires, en faisant progresser l’égalité des sexes dans les médias et en favorisant l’expression personnelle et l’accès à l’information des jeunes réfugiés syriens.

Elle bénéficie également du soutien du projet Réseaux de la Jeunesse Méditerranéenne financé par l’Union européenne, qui parmi d’autres objectifs, favorise la liberté d’expression des jeunes, le renforcement de leur représentation dans les médias la construction des compétences et les échanges entre jeunes journalistes, bloggeurs et organisations pour la jeunesse.

La politique étrangère doit reconnaître l'importance de la viabilité des médias

jeu, 25/06/2015 - 11:08

Selon Laura Schneider, chef de projet  chargée de la recherche et de l’évaluation à la Deusche Welle Akademie, une discussion sur la viabilité des médias doit débuter par le dispositif d’évaluation développé par le PIDC en collaboration avec la DW Akademie.

Auparavant, lors de ses remarques préliminaires, Fackson Banda, du PIDC, a expliqué que les indicateurs sur la viabilité des médias développés par le PIDC représentaient cet instrument d’évaluation, car ils visent à établir une base de connaissances pour comprendre le statut et la viabilité économique et financière des médias dans un pays donné.

Relevant ce point, Ms Schneider, dont l’organisation s’est associée au PIDC pour développer cet instrument, a souligné l’importance d’un pilotage des indicateurs afin de saisir leur utilité et leur polyvalence en tant qu’outil de diagnostic.

Prenant la parole au nom du Center for International Media Assistance (CIMA), qui aide au développement de médias indépendants, Mark Nelson, le directeur principal du Centre, a présenté une étude menée par le CIMA afin de contribuer à la compréhension de l’aide apportée par les pays du comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE ainsi que des modalités et lieux de cette aide.

Il a conclu que les indicateurs sur la viabilité des médias du PIDC pourraient potentiellement apporter des changements considérables, en amenant les pays du CAD/OCDE à mieux cibler leur soutien à la question plus large du progrès de médias libres et indépendants.

Pour sa part, Daniel Blank, de la DW, responsable des partenariats au niveau mondial, a incité les participants à réfléchir à la façon dont les indicateurs de viabilité des médias pourraient être utiles à la formation des futurs stratégistes des entreprises de médias.

Il s'est déclaré inquiet que les ateliers de formation aux affaires soient parfois menés dans un environnement ignorant le positionnement commercial des entreprises de médias . Il a également observé que l'instrument PIDC pourrait potentiellement y remédier.

Les indicateurs de viabilité médiatiques ont été développés par Robert Picard, de l'Université d'Oxford, après consultation du PIDC et de la DW Akademie.

La BBC Media Action et le Conseil catholique des médias allemand (CAMECO) ont, entre autres, pris part à la table ronde, qui était l'une de celles qui ont eu lieu au cours du Forum mondial des médias organisé par la Deutsche Welle autour du thème « Médias et politique étrangère à l'ère numérique ».

Le Forum mondial des médias met l’accent sur la sécurité des journalistes

mer, 24/06/2015 - 11:48

Peter Noorlander, directeur de Media Legal Defence Initiative, organisation qui apporte un soutien juridique aux journalistes, a évoqué une tendance croissante à persécuter les journalistes sur le plan juridique, en engageant des poursuites sous des prétextes comme la fraude fiscale.

Le Dr Antonia Rados, correspondante principale en Allemagne de la télévision RTL pour les Affaires étrangères, a identifié de nouvelles menaces. Elle a indiqué que sa chaîne ne met plus l’intégralité de son contenu en ligne, car cela pourrait mettre en danger certaines des personnes interviewées, du fait de la portée d’Internet.

Elle a ajouté que les groupes terroristes ne respectaient plus les journalistes, parce qu’ils disposent désormais de leurs propres moyens médiatiques. Il est nécessaire de construire une communauté de journalistes afin de retrouver une certaine force.

Zalah Zater, ancien reporter des chaînes Al-Assema TV et Al-Nabaa a décrit comment les menaces grandissantes l’avaient forcé à quitter son pays. Beaucoup de journalistes ont abandonné leur métier plutôt que de travailler pour la propagande.

Pour Guy Berger, de l’UNESCO, tous les acteurs ont besoin d’une information et d’une couverture médiatique fiable, ce qui veut dire qu’il est possible de persuader les propriétaires de médias et les groupes extrémistes de reconnaître l’autonomie des journalistes. Il faut signifier clairement que ceux qui s’en prennent aux journalistes peuvent avoir à subir de graves conséquences.

Berger a également signalé que le Plan des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité était un cadre susceptible de contribuer à la construction de coalitions pour la protection du travail de la presse et d’assurer l’application de la loi en cas d’agression.

L’UNESCO présente sa publication pour combattre les discours de haine sur Internet

lun, 22/06/2015 - 16:59

L'étude a été développée en collaboration avec le Programme de droit et politique comparées des médias de l'Université d'Oxford. Elle offre un panorama mondial des dynamiques caractéristiques des discours de haine en ligne et des mesures adoptées pour les combattre et les contenir, en mettant en avant les bonnes pratiques qui ont émergé au niveau local comme au niveau national. Si l 'étude fournit une analyse complète des cadres normatifs internationaux, régionaux et nationaux qui ont été élaborés pour faire face aux discours de haine en ligne et des répercussions sur la liberté d'expression, elle met particulièrement l'accent sur les mécanismes sociaux et non réglementaires qui peuvent contribuer à lutter contre la production, la diffusion et l'impact des messages de haine en ligne.

L'étude traite de quatre points de tension essentiels entre les règles internationales concernant la liberté d'expression et l’obligation des États et des sociétés à combattre et limiter le discours de haine. Elle analyse tout d'abord la définition du discours de haine ; puis la compétence juridique des gouvernements nationaux et le rôle des entreprises transnationales, en troisième lieu, la nature du discours de haine sur Internet et sa relation avec le discours hors Internet et l'action ; enfin, elle identifie un éventail de méthodes qui ont été mises en œuvre pour traiter de problèmes particuliers dans certains contextes.

L'étude est centrée sur quatre types d'initiatives qui ont été lancées afin de contrer l'émergence et /ou la propagation de messages haineux : i) des efforts de recherche permettant de suivre l'émergence et la diffusion des discours de haine, en développant un système d'alerte précoce et des méthodes qui facilitent la distinction entre les différents types d'actes de parole. ii) des actions coordonnées, menées par des membres de la société civile qui cherchent à créer des coalitions nationales et internationales afin de répondre aux menaces émergentes qui lient la haine en ligne à la violence hors ligne. iii) des initiatives encourageant les réseaux sociaux et les fournisseurs de service Internet à jouer un rôle plus vigoureux et à réagir aux discours de haine en ligne ; et iv) des campagnes et des initiatives d'éducation aux médias afin de préparer les utilisateurs à interpréter le discours de haine et à  réagir aux messages de haine. En s'appuyant sur ces cas, l'étude propose une série de recommandations qui pourront être adoptées par différents acteurs pour élaborer des réponses pratiques et adaptées.

L'étude prend sa source dans la mise en œuvre de la résolution 52, votée par les 195 États membres  de l'Organisation, lors de la 37e Conférence de l'UNESCO qui a eu lieu en novembre 2013. Cette résolution appelait à une étude consultative complète et multilatérale, dans le cadre du mandat de l’UNESCO, sur les questions de l’information et du savoir, de la liberté d’expression, du droit à la vie privée, ainsi que la dimension éthique de la Société de l’information, en lien avec Internet.

La recherche sur les discours de haine a contribué à cette étude plus vaste.

L’intégralité de l'étude est disponible ici en anglais.

Compte à rebours pour la Semaine mondiale d’éducation aux médias et à l’information 2015

ven, 19/06/2015 - 17:07

Cet événement annuel est organisé par l’UNESCO et l’Alliance des civilisations-ONU (UNAOC) en collaboration avec l’Alliance mondiales des partenaires de l’éducation aux médias et à l’information (GAPMIL) et le Réseau universitaire pour l’éducation aux médias et à l’information et pour le dialogue interculturel (Réseau Universitaire MILID).

Au cours de la conférence de cette année, le prix de l’éducation aux médias et à l’information de la GAPMIL, une initiative de l’UNESCO,  sera décerné pour la première fois. Le premier prix international MIL reviendra à Jad Melki, fondateur de la Media and Digital Literacy Academy  (Académie pour l’éducation aux médias et au numérique) de Beyrouth (Liban) et à Tessa Jolls, directrice générale du Centre pour l’éducation aux médias (Etats-Unis). Le prix international MIL est soutenu par l’UNESCO et l’UNAOC.

Pour la cinquième fois, la Semaine MIL réunira divers acteurs engagés dans la promotion de l’éducation aux médias et à l’information comme moyen de favoriser l’inclusion sociale, le dialogue entre les cultures et les religions. Les parties prenantes, notamment des universités, des associations, des professionnels, des groupes de recherche, des enseignants, ainsi que des spécialistes de la technologie, de l’information et des médias originaires du monde entier, seront présentes afin de donner une impulsion au dialogue au niveau mondial.

L’UNESCO et ses partenaires invitent les acteurs venus du monde entier à mettre en place des initiatives locales en ligne et hors ligne. Un intérêt particulier doit être porté aux jeunes et au rôle qu’ils jouent dans le dialogue mondial et la paix. Cliquez pour connaître les dix façons de célébrer la Semaine mondiale MIL 2015.

La conférence principale se tiendra à l’hôtel Philadelphia Westin, en plein cœur de Philadelphie, la Ville de l’amour fraternel. Le thème de la Conférence MIL 2015 est Célébrons la connectivité entre les cultures.

Grâce aux efforts de l’UNESCO, de l’UNAOC, du Centre d’information nordique pour la recherche sur les médias et la communication (NORDICOM) et du Réseau universitaire MILID, un annuaire MILID a été publié en 2013 et 2014. L’annuaire MILID 2015 sera présenté officiellement lors de la Conférence sous le titre MIL pour les Objectifs de développement durable.

La Semaine mondiale MIL 2016, qui se tiendra au Brésil, sera organisée pendant la Conférence. Visitez notre site Internet pour les informations les plus récentes.

Le Réseau universitaire MILID est la branche recherche de l’Alliance mondiale  des partenaires MIL (GAPMIL). GAPMIL a été créé afin de faire campagne pour une éducation aux médias et à l’information pour tous, de mener un travail de sensibilisation au niveau mondial, de développer et mettre en œuvre conjointement  des initiatives MIL concrètes dans la lignée du Cadre et du Plan d’action. Cliquez sur ce lien pour en savoir davantage et rejoindre GAPMIL.

Au cœur de l’actualité : l’UNESCO Bangkok présente une étude régionale sur les femmes journalistes

ven, 19/06/2015 - 15:28

L’étude Inside the News, Challenges and Aspirations of Women Journalists in Asia and the Pacific (Au cœur de l’actualité, défis et aspirations des femmes journalistes en Asie et dans le Pacifique), publiée par le Bureau de l’UNESCO à Bangkok, ONU femmes et la Fédération internationale des journalistes (FIJ), fait la lumière sur la manière dont les questions de genre affectent la vie et le travail des journalistes dans la région, avec plusieurs études de cas au Cambodge, en Inde, en Malaisie, au Népal, au Pakistan au Sri Lanka et à Vanuatu.

À quoi ressemble un instantané des questions de genre dans le paysage médiatique de la région ? Quelle est la place des femmes dans la production des informations et la gestion des organes de presse ? Quelles sont leurs conditions de travail et quelles possibilités de carrières leur sont ouvertes ? À quels obstacles sont-elles confrontées ?

L’étude sera présentée le 22 juin à Bangkok au Club des correspondants étrangers de Thaïlande lors d’un événement ouvert au public. Elle dresse un bilan de la situation des femmes journalistes en Asie et dans le Pacifique, vingt ans après l’adoption de la Déclaration de Pékin et du Programme d’action correspondant, et propose des actions de promotion de l’égalité des sexes dans les médias de la région.

La publication de l’étude et l’organisation de sa présentation ont été rendues possibles grâce au soutien de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement.

Quelques points essentiels :

  • Les emplois occupés par les femmes dans les médias : Reporters d’actualité (30 %), rédactrices (16 %), rédactrices en chef (11 %), correctrices (10 %), chroniqueuses (8 %), présentatrices (8 %), productrices (7 %), photographes (5 %), secrétaire de rédaction (2 %), documentation (2 %), techniciennes du son ou de l’image (1 %)
  • Écart salarial entre femmes et hommes dans les médias de l’Asie-Pacifique : 69 dollars  (le salaire mensuel moyen est de 437 dollars pour les femmes et 506 dollars pour les hommes).
  • Comment promouvoir l’égalité des sexes dans les médias ? Selon les femmes journalistes, il faudrait : « qu’il y ait davantage de femmes à des postes de responsabilité » (25 %), « une stratégie de discrimination positive à l’emploi » (20 %) ; selon les hommes, il faut : « accroître la présence des femmes dans les médias à tous les niveaux » (28 %), « améliorer les conditions de travail pour les rendre plus compatibles avec la vie familiale » (22 %).
  • Positions des femmes dans les médias : trois personnes embauchées sur dix actuellement sont des femmes. 23  % des femmes sont des responsables éditoriales de niveau moyen, 20 % sont des responsables éditoriales de niveau supérieur, et 18  % sont des dirigeantes.
  • 18 % des femmes journalistes ont fait l’expérience du harcèlement sexuel au travail.
  • Les femmes sont-elles suffisamment visibles dans les syndicats ? 48 % des personnes interrogées ont répondu « non », 23 % pensent que « oui » et 25 % « ne savent pas ».

Téléchargez la publication :

Inside the News: Challenges and Aspirations of Women Journalists in Asia and the Pacific

L’UNESCO soutient l’Alliance mondiale genre et médias au 29e Conseil des droits de l’homme

jeu, 18/06/2015 - 15:29

La session parallèle se déroulera le 17 juin 2015. Elle est intitulée « GAMAG Europe – Issue and Challenges » (GAMAG Europe - enjeux et défis). Elle mettra en place une branche sous-régionale de GAMAG qui fera le lien entre les initiatives dans la région.

Cette table ronde suit la réunion GAMAG qui s’est tenue lors de la cinquante-neuvième  session de la Commission sur le statut des femmes, afin de promouvoir l’importance du genre et des médias pour atteindre les Objectifs de développement durables.

Elle fait également suite à la création de la branche GAMAG Amérique latine et Caraïbes lors du « Forum international : Genre, médias, TIC et journalisme, 20  ans après le Programme d’action de Pékin », accueilli par le Centre de recherche interdisciplinaire en sciences et lettres de l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM) les 27 et 28 mai 2015.

La réunion de ces initiatives est stimulante et attire l’attention des gouvernements et de la communauté qui se consacre au développement sur les défis et les opportunités concernant le genre et les médias. Les actions se poursuivront tout au long de l’année 2015 et culmineront avec la première Réunion internationale conjointe des gouvernements, des organisations de développement et du secteur privé sur le genre, les médias et les TIC, et avec la première Assemblée générale de la GAMAG. Visitez notre site Internet pour de plus amples informations sur ces initiatives.

L’Alliance globale est issue du Forum mondial genre et médias 2013 qui s’est tenu en Thaïlande du 2 au 4 décembre sous l’égide de l’UNESCO , en collaboration avec ONU femmes, la Commission nationale du royaume de Thaïlande pour l’UNESCO, l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture et d’autres grands partenaires, et qui a porté sur l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes dans et par les médias.

GAMAG est un réseau mondial de 600 groupes de médias et de la société civile. Le Comité directeur international (CDI) de la GAMAG reflète les diversités régionales, linguistiques et générationnelles, et réunit des représentants des secteurs concernés les plus importants, comme des professionnels des médias et leurs syndicats, des représentants des médias, des gouvernements, des organisations de la société civile, des organismes de recherche, des agences internationales et des représentants de la jeunesse.

L’UNESCO donne un nouvel élan à l’éducation aux médias et à l’information dans les pays arabes

jeu, 18/06/2015 - 15:27

Environ 140 participants originaires de 14 pays arabes de la région (Algérie, Bahreïn, Égypte, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Oman, Palestine, Soudan, Tunisie, Yémen, EAU) ont pris part à ce Forum régional, ainsi que sept experts MIL venus de l’extérieur de la région (Brésil, Canada, France, Mexique, Nigéria, Espagne). Parmi les participants, on comptait des responsables politiques, des experts en curriculum, des éducateurs, et des experts en médias et en information.

Le Forum s’est centré sur plusieurs questions essentielles, parmi lesquelles  l’articulation de partenariats concrets visant à donner une impulsion à l’éducation aux médias et à l’information (MIL) et à leur impact dans les pays arabes, permettant ainsi à la communauté MIL de s'exprimer d'une seule voix sur certains sujets cruciaux, en particuliers ceux qui sont liés aux politiques; et le renforcement de la stratégie pour une MIL par la mise en place d’une plate-forme commune MIL liée aux réseaux et associations des pays arabes. Le Forum a appelé de ses vœux une plus grande sensibilisation à la MIL, à des échanges d’expériences et à une possible intégration de la MIL dans les programmes pédagogiques des pays arabes.

La branche arabe de l’Alliance mondiale des partenaires de l’éducation aux médias et à l’information (GAPMIL) a été créée à l'occasion du Forum. Un plan d'action détaillé pour la branche arabe du GAPMIL a été finalisé par les membres du comité venus de 14 pays.

Ms Zainab Wakeel, Secrétaire générale adjointe représentant le professeur El Sayed Abdel-Khalek, ministre de l’enseignement supérieur égyptien, le Dr Haifa Abu Ghazaleh, secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, le Dr Farouk Ismaïl, président de l'Université canadienne Ahram, ont souligné l’importance de l’éducation aux médias dans les pays arabes dans le contexte politique et social actuel. Ils ont aussi mis l’accent sur la nécessité de commencer cette éducation à un stade précoce de la vie des élèves, que ce soit dans les écoles ou ailleurs.

En décembre 2014, le Bureau de l’UNESCO au Caire a présenté un kit d’éducation aux médias et à l’information qui peut faire partie du matériel pédagogique utilisé dans les écoles et les universités des pays arabes. Le kit comprend des supports pédagogiques écrits et des vidéos. Il a été élaboré par des experts égyptiens et espagnols reconnus de l’Université du Caire et de l’Université autonome de Barcelone.

Un atelier de deux jours a été organisé au Caire les 2 et 3 décembre 2014 afin de présenter ce kit à tous les acteurs concernés et de le faire connaître. Vingt-cinq participants venus d’Égypte et d’autres pays arabes ont été invités à cet atelier et y ont activement pris part.

Le Forum prenait la suite de l’atelier de décembre et faisait partie d’une stratégie générale de sensibilisation à la MIL et de promotion de son adoption dans la région. Afin de renforcer l’accès à l’éducation aux médias et à l’information parmi les jeunes des pays arabes, l’UNESCO lancera une formation en ligne ouverte à tous, en arabe, sur l’éducation aux médias et à l’information (MOOC MIL).

Rendre les portails éducatifs du Rwanda accessibles aux personnes handicapées

mer, 17/06/2015 - 16:05

L’UNESCO a mené un audit sur l’accessibilité au web des portails éducatifs du ministère de l’Éducation, du Rwanda Education Board (Conseil de l’enseignement du Rwanda) et de la Workforce Development Agency (Agence de développement de la main-d’œuvre). Dans ce cadre, un atelier de formation de quatre jours a été organisé, centré sur les barrières à l’accessibilité les plus répandues, les principes directeurs, les bonnes pratiques, l’encodage des extraits pour une mise à jour de sites internet inaccessibles.

L’atelier a proposé une formation pratique sur l’édition inclusive et la production de contenus numériques conformes aux normes internationales et accessibles à tous, y compris aux personnes handicapées. Un participant du College of Education de Kigali a affirmé que la formation lui avait enseigné à présenter les contenus destinés aux personnes handicapées (textes, images, enregistrements sonores).

Cette formation fait partie d’une triple approche pour le développement de TIC accessibles au Rwanda. La première partie est centrée sur le cadre politique  entourant les TIC destinées aux personnes handicapées au Rwanda. Un document de politique générale visant à informer les interventions dans le domaine des TIC et de la politique éducative est en cours de rédaction. La deuxième partie concerne les capacités de développement dans le champ des technologies inclusives. Enfin, la troisième partie mettra l’accent sur le soutien à apporter à la mise en place d’un centre national de ressources en mesure de fournir des informations adaptées aux personnes handicapées, ainsi que des équipements de formation prenant pour modèle l'Inclusive Learning Lab (i2Lab, le laboratoire d’apprentissage inclusif)  de l’UNESCO. Cette approche, pilotée par l’UNESCO, a pour but la construction d’un environnement d’apprentissage varié, dynamique et inclusif pour les personnes handicapées.

 Le secteur des TIC au Rwanda a été défini comme une priorité susceptible de changer la société dans son ensemble. Les TIC peuvent contribuer à créer des emplois, et à produire des revenus, notamment pour les communautés défavorisées, en particulier parmi les femmes, les jeunes et les personnes handicapées. Mais si ces personnes défavorisées n’ont pas accès aux technologies du fait de barrières à l’accessibilité, l’impact sera limité. C’est pourquoi, l’UNESCO a pris plusieurs initiatives visant à rendre les TIC accessibles et à apporter des améliorations considérables à la vie de ces personnes en élargissant l’éventail d’activités qui leur sont accessibles. Comme l’a fait remarquer un des participants à l’atelier, jamais il n’avait pensé à la question du handicap lors de son travail quotidien, mais, désormais, il la garderait à l’esprit quand il développerait des solutions TIC.

Les actions de l’UNESCO sont menées dans le cadre du Programme phare commun avec le Rwanda sur le chômage des jeunes et des femmes, qui soutient des institutions fournissant du matériel pédagogique aux jeunes handicapés.

La liberté d’expression peut contribuer à la lutte contre la haine et l’extrémisme

mer, 17/06/2015 - 15:15

Albana Shala, présidente du Programme international de l’UNESCO pour le développement de la communication a modéré la discussion, qui s’est particulièrement penchée sur le rôle des médias.

  • Larry Kilman, de la World Association of Newspapers a décrit les bonnes pratiques adoptées par les entreprises de médias disposant de recommandations claires sur les commentaires en ligne, et les façons de modérer le contenu pour que la conversation reste courtoise.
  • Remzi, de l’Albanian Media Institute (Institut albanais des médias) a  mis en garde contre une éventuelle pratique des grands médias tentés de passer sous silence l’expression de la haine. Cela risque de repousser le discours de haine dans ces chambres de résonnance que sont les réseaux sociaux. La guerre des Balkans s’est achevée sur le terrain il y a quinze ans, mais la tension persiste sur Internet au sein de la nouvelle génération.
  • Les médias et les réseaux sociaux aident involontairement  l’État islamique à recruter, selon le journaliste irakien Dana Assad, qui a critiqué le fait que les médias ne rendent compte que d’une petite partie de la réalité.  « Les médias devraient montrer les aspects pacifiques de l’Islam, et couvrir l’histoire des victimes de l’État islamique » a-t-il affirmé.

Les réactions des États ont été analysées par Gabrielle Guillemin, de l’ONG Article 19. Elle a souligné que le blocage d’un site Internet doit rester exceptionnel, et se conformer aux règles internationales concernant la liberté d’expression. Une telle décision doit être prise par la justice plutôt que par les forces de l'ordre.

Pour Olunifesi Adekunle Suraj, de l’université d’État de Lagos, il est essentiel de promouvoir la capacité à déchiffrer les médias et l’information. Il a déclaré qu’une telle autonomisation était nécessaire puisque les mesures de protection avaient échoué.

La recherche et la clarté conceptuelle sont fondamentales, a expliqué Iginio Gagliardone, de l’université d’Oxford, également auteur principal d’une nouvelle étude de l’UNESCO publiée à l’occasion de cet événement.

Afin de contrer les discours de haine sur Internet, il faut comprendre leurs causes comme leur impact réel, a-t-il déclaré. Le contexte social est vital pour évaluer si les discours de haine en ligne entraînent un vrai danger.

Améliorer ses compétences professionnelles pour écrire en toute sécurité dans des environnements hostiles

mar, 16/06/2015 - 16:05

Afin de face à cette situation alarmante, le Programme international pour le développement de la communication (PIDC) de l’UNESCO a soutenu le projet « Sécurité des journalistes travaillant en environnement hostile dans le Pakistan rural », visant à former les journalistes aux questions liées à la sécurité.

Six programmes de formation étaient organisés dans trois districts du sud du Pendjab (MuzzaffarGarh, Bahawalpur et RahimYarKhan), qui se trouve sous l’emprise de l’extrémisme religieux et de la violence sectaire. Au total, 90 journalistes se sont inscrits dans les six ateliers de formation, mais du fait de la forte demande, 125 ont finalement été acceptés, dont 38 femmes.

La participation de femmes au projet était remarquable, compte tenu des circonstances locales. « Nous saluons la décision d’inclure 38 participantes dans les ateliers de formation de Samasatta et MusafirKhana » a déclaré Ms NajmaunNisa Bukhari, coordinatrice du RMNP.

 « Dans les zone rurales du Pakistan, où vit 70 % de la population, les journalistes femmes ne sont qu’une poignée. Dans la région de Bahawalpur, où demeurent 12,5 millions d’habitants, il n’y a pas une seule femme journaliste. Et les hommes n’ont pas la possibilité de rendre compte du point de vue des femmes, car ils ne peuvent ni les approcher, ni leur parler librement. »

« La quasi-absence de journalistes femmes signifie que les médias ne témoignent pas d’une large partie de la société. La perspective des femmes est complètement absente de la couverture médiatique. Il est urgent que les médias locaux et nationaux dénoncent les violations des droits de l’homme dont sont victimes les femmes. » a-t-elle conclu.

Couvrir une émeute, agir face aux pressions, menaces et intimidations de diverses origines, gérer les contacts et les relations avec les sources d’information, préserver les faits et maintenir un équilibre dans le reportage, couvrir les attentats à la bombe sont quelques-uns des sujets traités lors de la formation.

Les questions comme la couverture des atrocités commises par les chefs de guerre, les viols collectifs et les crimes d’honneur ont également été abordés. En parallèle, des exercices pratiques ont été proposés pour améliorer les compétences d’écriture.

Pour la formation, le RMNP a mis à jour un manuel rédigé en ourdou traitant des questions de sécurité. Les six événements ont été encadrés par des formateurs basés à Karachi et à Lahore.

Le programme de formation s’est achevé avec la mise en place d’un mécanisme de sécurité pour les journalistes dans trois zones difficiles du sud du Pendjab, où aucune société de presse n’est vraiment présente, et avec l’organisation de six comités d’observation de la liberté de la presse. Les participants au projet ont demandé instamment aux autorités concernées de faire de la protection des journalistes une priorité nationale.

“Le principal défi à relever au Pakistan, mis à part les menaces directes pesant sur la vie des journalistes, est la culture de l’impunité. Sur 116 cas, les meurtriers de seulement deux journalistes ont été arrêtés au cours des dix dernières années. Cela encourage l’impunité et permet à quiconque de menacer et d’attaquer les journalistes, parce que les meurtriers savent qu’ils ne seront probablement pas inquiétés » a déclaré M. Ehsan Ahmed Khan Sehar, président du RMNP.

L'UNESCO recherche un coordinateur de campagne internationale

mar, 16/06/2015 - 15:06

Le consultant devra :

  1. Mener le développement d’une stratégie de campagne internationale pour la célébration de la Journée mondiale de la radio qui se tient le 13 février 2016 à travers le monde ;
  2. Coordonner la mise en œuvre d’une stratégie de campagne internationale, notamment en conseillant et supervisant l’organisation d’évènements nationaux de célébration  dans chaque Etat Membre, dans le but de fournir une approche thématique intégrée des célébrations.

Si vous êtes intéressé(e)s par cette mission veuillez envoyer votre candidature en anglais ou en français à campaigncoordinator(at)unesco.org, au plus tard le 15 juillet 2015 à 24h00 heure Paris, selon les termes de référence contenus dans l’appel d’offre situé à droite du panneau de navigation de cette page.

Contact

L’UNESCO recherche un coordinateur de contenu en ligne

mar, 16/06/2015 - 11:32

Le contractant devra, entre autres, développer l’identité visuelle et la marque de la Journée mondiale de la radio 2016, gérer le site web de la Journée, fournir des documents audio, concevoir une infographie et éditer et mettre en ligne les informations relatives à JMR.

Les candidats doivent avoir l’excellente connaissance de système de gestion de contenu, la maîtrise de logiciels de conception graphiques et la capacité à travailler sous pression. L’excellente connaissance et aptitudes rédactionnelles en anglais ou français sont également requises. La connaissance de l’arabe, le chinois, l’espagnol ou le russe serait un atout.

Comment postuler

Si vous êtes intéressé(e)s par cette mission, veuillez envoyer votre candidature selon les termes de référence contenus dans l’appel d’offre.

Contact

L'UNESCO présente la version finale de l'étude sur l'Internet en anglais et en français

lun, 15/06/2015 - 09:23

L'étude s'intitule « Des clés pour la promotion de sociétés du savoir inclusives : accès à l'information et au savoir, liberté d'expression, respect de la vie privée et éthique sur un Internet mondial. », conformément au mandat de la résolution 52 de la 37e Conférence générale (2013). L'étude repose sur un processus de consultation multipartite, qui a duré une année et qui a demandé plusieurs consultations des États membres et d'autres acteurs et le traitement de plus de 200 réponses fondamentales à un questionnaire en ligne.

Au cours de ce processus de consultation multipartite, l'UNESCO a organisé une conférence sur le thème « interCONNECTer les ensembles », qui a eu lieu les 3 et 4 mars 2015 et à laquelle 400 personnes appartenant à tous les groupes concernés et venues du monde entier ont pris part pour une révision du premier projet de l'étude. En amont de la conférence, ce premier projet a été mis en ligne pour que tous les acteurs concernés puissent le consulter. Tous les commentaires et suggestions recueillis lors de la conférence ou de la consultation en ligne ont été intégrés à la version finale de l'étude.

L'étude inclut des options pour de futures actions de l'UNESCO dans le domaine de l'Internet, ce qui a servi de base au document final adopté par la conférence « interCONNECTer les ensembles ».

L'étude affirme également que les droits dont disposent les personnes hors ligne doivent aussi être protégés en ligne et que les bonnes pratiques doivent être partagées entre États membres et avec les autres acteurs, afin de répondre aux inquiétudes concernant la sécurité et la vie privée sur internet, et conformément aux obligations imposées par le droit international en matière de droits de l'homme. L'étude soutient également les principes universels de l'Internet (ROAM) qui favorisent une approche fondée sur les droits de l'homme, notamment la liberté d'expression, le droit à la vie privée, un Internet ouvert, accessible à tous et caractérisé par une participation multipartite.

La 196e session du Conseil exécutif de l'UNESCO a décidé de présenter le document final de la conférence « interCONNECTer les ensembles » à la 38e session de la Conférence générale et attends avec intérêt les délibérations des États membres à ce sujet. Le Conseil a également décidé d'intégrer le document final en tant qu'élément non contraignant dans le Programme de développement pour l'après-2015,  au processus d'examen général du SMSI de l'Assemblée générale des Nations Unies,  et à la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale instituée par la résolution 68/302 adoptée par cette dernière.

Téléchargez l'étude Internet :

L'UNESCO propose un agenda de recherche pour la sécurité des journalistes

ven, 12/06/2015 - 16:11

Selon les données de l’UNESCO, plus de 400 journalistes et personnes travaillant dans le domaine des médias ont été tuées ces dix dernières années.

Faire taire les journalistes en les assassinant est l'acte de censure ultime. La situation est encore aggravée par d’autres menaces, qui vont de l’intimidation et du harcèlement à des mesures restrictives et à la détention arbitraire, et notamment des agressions contre des femmes journalistes.

Il est également inquiétant que plus de neufs sur dix de ces assassinats de journalistes demeurent non résolus.

Afin de comprendre ces problèmes et de pouvoir agir, la recherche sur ces sujets est nécessaire. Afin d'encourager la recherche, l’UNESCO a mis en place un agenda pour la recherche universitaire sur la sécurité des journalistes. Il vise à renforcer la recherche académique sur la question ainsi que la coopération avec le monde universitaire, dans la lignée du Plan d'action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité.

Pour lancer cette initiative, l’UNESCO organise une série de sessions extraordinaires lors de deux conférences universitaires prochaines. La première est organisée en collaboration avec l’IAMCR et sa section pour l’éducation et la recherche en journalisme, lors de la conférence 2015 de l’IAMCR qui se tiendra à Montréal le 13 juillet.

Au cours de trois sessions extraordinaires UNESCO/JRE, 17 universitaires venus d'Amérique du Sud et du Nord, d'Asie, d'Australie et d'Europe discuteront de diverses menaces contre la sécurité des différentes catégories de journalistes en temps de paix comme en temps de guerre et de conflit dans les multiples pays et régions, ce qui viendra s'jouter aux autres questions relatives à la sécurité des journalistes et à l'impunité.

Le deuxième événement est la Global Communication Association Conference du 16 au 17 juillet, à Berlin, en Allemagne.

Des détails concernant les sessions extraordinaires de l'IAMCR ainsi que le programme se trouvent sur le site internet de l'UNESCO. Pour plus d'informations concernant l'agenda de recherche universitaire sur la sécurité des journalistes ou la session spéciale, vous êtes invité à prendre contact avec Ms Reeta Pöyhtäri ou M. Guy Berger.

Liens

L'UNESCO et l'UNAOC soulignent le rôle des médias pour construire des ponts

ven, 12/06/2015 - 14:54

La réunion du 4 juin 2015 était centrée sur le rôle des médias dans la construction de ponts entre les nations.

Nassir Abdulaziz Al-Nasser, Haut Représentant des Nations Unies pour l’Alliance des civilisations (UNAOC), et Cristina Gallach, secrétaire générale adjointe des Nations Unies à la communication et à l’information, ainsi que les représentants permanents de l’Espagne et de la Turquie à l’ONU, partenaires de la réunion, ont délivré les allocutions d’ouverture.

Le Haut Représentant a mis en avant les activités de l’UNAOC pour s’opposer aux représentations incitant à la haine et aux discours de haine. Il a donné en exemple l’organisation d’ateliers de formation destinés aux journalistes et la mise en place d’une plate-forme où des personnes crédibles peuvent s’opposer au discours de haine et aux récits négatifs.

Al-Nasser a affirmé qu’ : « il y a toujours un espace pour la liberté d’expression, mais la liberté d’insulter, l'incitation à la haine et la diffusion de messages d'hostilité ne présentent aucun intérêt. » Ms Gallach a mis en lumière le rôle des médias pour lutter contre les propos injurieux et prendre position contre l’intolérance.

Au cours de la discussion générale, la représentante de l’UNESCO a mis en relief les programmes de l’organisation qui soutiennent la libre circulation de l’information et l’initiation aux médias. Elle a précisé que la philosophie de l’UNESCO est qu' : « un journalisme libre, indépendant et pluraliste offre aux citoyens les choix d’information dont ils ont besoin afin de prendre des décisions informées sur la paix et les relations transnationales. » Elle a également souligné l’importance de la question de la sécurité des journalistes et du problème de l’impunité, en avançant une proposition concrète pour les indicateurs d'objectifs de développement durable. Ces indicateurs mettraient particulièrement en lumière la question de la sécurité des journalistes et le problème de l’impunité, un sujet qui se trouve au cœur de la résolution 2222 récemment adoptée par le Conseil de sécurité le 27 mai 2015. Mandatée par ses États membres, l’UNESCO a déjà réuni des données sur la sécurité et l’impunité. L’intégration de ces données dans le cadre de développement mettra en relief l’importance du journalisme et des médias pour une avancée paisible et rapide vers le développement durable.

Au cours de leurs interventions, les représentants de l’Espagne, de l’Union européenne et du Maroc ont mentionné de manière appuyée le travail de l’UNESCO dans ce domaine – l’UE évoquant sa coopération avec l’Organisation au Népal, en Jordanie, au Myanmar et en Gambie ; le Maroc mettant l’accent sur la formation des journalistes au Maroc, assurée par l’UNESCO, et l’Espagne citant les programmes d’initiations aux médias de l’UNESCO.

L’UNESCO réunit une session pour discuter d’un accès ouvert et inclusif à l’information

mer, 10/06/2015 - 16:49

Si les concepts de « l’ouverture » et de « l’inclusion » ont toujours été considérés les deux piliers essentiels d’une amélioration de l’accès, leur interaction avec le domaine plus large de la globalisation, l’accroissement de la mobilité, l’augmentation de la demande de formation tout au long de la vie, la multiplication des systèmes de gouvernance ouverts et inclusifs, et le rôle toujours plus important du secteur privé ne sont toujours pas parfaitement compris.

Cette session a discuté des grandes orientations C3 du SMSI – Accès à l’information et au savoir (A2K) – en particulier des deux piliers essentiels à une amélioration de l’accès à l’information et au savoir, l’ « ouverture » et l’ « inclusion ». Le panel s’est accordé sur le fait que de nombreuses initiatives de collaboration et des consultations à l’échelle mondiale ont contribué à l’élaboration de l’agenda post-2015 et de l’agenda SMSI +10 pour le développement. Ces processus, différents à bien des égards, partagent les mêmes objectifs de paix dans le monde, de progrès humain et de pleine réalisation du potentiel humain. Ainsi, l’exploration des possibilités de soutien aux politiques d’accès à l’information et au savoir prend une signification particulière car elles sont de toute évidence susceptibles de contribuer au développement.

Les intervenants ont mis en avant le fait qu’au cours des dix dernières années, le paysage mondial du savoir a bénéficié d’une amélioration de la connectivité, en particulier grâce aux réseaux de téléphonie mobile et aux appareils portables bon marché. Un scénario très encourageant se développe en Afrique. Pour les intervenants, la technologie n’est pas le catalyseur ultime de la diffusion du savoir, ce n’est pas une panacée ! Ils ont aussi noté qu’il était nécessaire de résoudre, non seulement les problèmes de réglementation, mais aussi les problèmes fondamentaux – comme par exemple la question de l’électricité, nécessaire au chargement des téléphones portables dans les pays en voie de développement. Le panel a affirmé l’importance d’une évaluation des solutions technologiques envisageables, du point de vue de leur accessibilité financière, de leur durabilité et de leur caractère pratique. Il a mis en relief la nécessité de comprendre que des instruments politiques sont déjà disponibles pour résoudre ces questions, mais qu’ils ne sont pas mis en œuvre de façon satisfaisante.

Ainsi, il a été souligné qu’une bonne gouvernance est absolument essentielle pour développer l’accès ; les droits de l’homme et l’État de droit en particulier sont fondamentaux pour l’accès au savoir. Le panel a également remarqué l’importance constante des lieux communautaires tels que les bibliothèques pour encourager l’accès à l’information et au savoir, et permettre l’accès à toutes les formes de médias, traditionnels  ou numériques.

Les intervenants comme le public ont souligné qu’il était important d’associer ODD et SMSI+10 et de préserver la transparence dans ces deux processus, de telle sorte que les résultats reçoivent l’approbation de tous les acteurs.

Le panel a affirmé la nécessité de prendre en compte la vitesse de l’innovation, des changements économiques et sociaux, et les défis qu’ils lancent aux institutions actuelles, aux modèles de gouvernance et aux « modes d’action ». Les intervenants ont attiré l’attention sur l’affaiblissement du contrôle des individus sur les informations qui les concernent et les défis ainsi posés à leur identité, à leur droit à la vie privée et à leur sécurité, défi qui ne fera que gagner en importance dans tous les pays, développés et en voie de développement.

Le panel a observé que l’autonomisation pouvait jouer un rôle crucial pour faire face à ces problèmes. En particulier, il faut aller au-delà des discussions sur les « sociétés de l’information orientées vers le développement, inclusives et centrées sur les personnes » pour réaliser dans les faits cette dimension « inclusive et centrée sur les personnes » des sociétés du savoir, ce qui ne peut être fait uniquement au moyen des TIC.

Des inquiétudes se sont exprimées quant à l’efficacité et au caractère satisfaisant des processus d’association des ODD et du SMSI, qui sont d’une importance primordiale. Le panel a exprimé l’espoir que les ODD et le SMSI renforceront les dispositions visant à examiner la durabilité des projets mis en œuvre pour améliorer l’accès à l’information et au savoir. Ainsi, le développement d’un ensemble d’indicateurs clé est essentiel pour suivre les progrès effectués. Le panel a observé que la nécessité de renforcer l’inclusion des solutions ouvertes, des normes ouvertes et la compréhension des besoins des personnes handicapées sont des aspects importants du développement d’A2K.

La table ronde était constituée du professeur Roni Aviram, Vice-président du Bureau du conseil intergouvernemental du programme Information pour tous ; de M.Makane Faye, Chef des services de la section du savoir de la commission économique pour l’Afrique des nations Unies ; de Mme Janice Richardson, d’African Child Online Protection, Education, Awareness ;  M. Nigel Hickson, Vice-président de l’OIG Engagement, ICANN ; M. Matthew Shears, Directeur de Global Internet Policy and Human Rights project, Center for Democracy and Technology ; et M. Ephraïm Percy Kenyanito, policy fellow à AccessNow.org. La session était modérée par M. Bhanu R. Neupane de la Division des Sociétés du savoir de l’UNESCO.

L’UNESCO convoque la 10e réunion de facilitation de la grande orientation C9 « Médias » au Forum 2015 du SMSI

mer, 10/06/2015 - 16:45

L’UNESCO a organisé pour la dixième année la réunion de facilitation de la grande orientation C9 du SMSI « Médias ». Pas moins de 65 participants ont pris part à cette réunion, et une table ronde, où sexes et origines géographiques étaient représentés de manière équilibrée, a réuni 7 intervenants. La majeure partie des discussions ont concerné les tendances émergentes dans les activités des médias et la contribution à l’Agenda sur le développement post-2015 de la grande orientation C9 « Médias ».

L’UNESCO a saisi l’occasion de présenter son étude approfondie sur l’Internet « Des clés pour la promotion de sociétés du savoir inclusives », menée par le professeur William Dutton. L’étude a été bien reçue par les participants et les principes de l’universalité de l’Internet (ROAM) ont été considérés comme un cadre complet permettant d’envisager le paysage convergent des médias et d’internet de l’après 2015 pour la promotion d’un internet fondé sur les droits de l’homme (notamment la liberté d’expression, le droit à la vie privée, etc.), libre, accessible à tous et caractérisé par la participation d’une grande diversité d’acteurs.

Les participants ont observé que les médias faisaient face à de nombreux défis en ligne et hors ligne, comme la sécurité des journalistes et des bloggeurs, une mise en œuvre peu satisfaisante des lois sur la liberté de l’information, une criminalisation croissante de la liberté d’expression, la concentration de médias appartenant à des propriétaires privés, le contrôle éditorial de l’État, le licenciement de journalistes, le filtrage et le blocage d’internet, etc.

Les participants sont tombés d’accord sur le fait que la libre circulation de l’information et la libération des médias sur internet constituent la base de la gouvernance démocratique, de la paix et de la stabilité, dans la mesure où elles suscitent les voix de la société civile et une participation inclusives. Sans les médias et sans internet, aucun ODD, comme par exemple l’éradication de la pauvreté ou l’égalité dans l’éducation,  ne peut être atteint. Internet en particulier contribue à faire connaître les groupes minoritaires et à favoriser l’égalité des sexes.

M. Frank La Rue, ancien rapporteur des Nations Unies pour la liberté d’expression a souligné l’absence de modèle de régulation des médias et la nécessité de fonder tous les cadres de régulation des médias de l’après 2015 en priorité sur des exigences fermes relatives aux droits de l’homme, notamment la liberté d’expression et le droit à la vie privée.

Ms Aida Mahmutovic de l’Association pour le progrès des communications, a mis en avant le fait que l’égalité des sexes sur internet doit être protégée, car les stéréotypes et les discriminations sexistes en ligne sont nombreux, ainsi que les menaces numériques et la violence contre les femmes et les filles. En outre, l’accès à Internet et son utilisation par les femmes et les filles sont déséquilibrés dans les pays en développement.

Ms Elvana Thaci, du Conseil de l’Europe, a présenté les conclusions du rapport 2015 du secrétaire général du Conseil de l’Europe : « Situation de la démocratie, de l’État de droit et des droits de l’homme en Europe » qui concerne la liberté d’expression, à savoir la sécurité des journalistes et de ceux qui défendent l’intérêt public, assurant la protection contre l’application arbitraire des lois, l’indépendance et le pluralisme des médias la diversité du contenu médiatique et la liberté d’expression sur internet. Le Conseil de l’Europe a également mis en place une plate-forme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes.

Promouvoir la liberté d’expression dans le processus constitutionnel en Libye

mer, 10/06/2015 - 15:50

Au cours des discussions qui ont animé ces trois journées, les journalistes comme les membres de l’assemblée constituante sont tombés d’accord pour dire que la liberté d’expression et d’opinion, ainsi que l’accès à l’information sont des droits de l’homme fondamentaux qui doivent être inscrits dans la Constitution et protégés par les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays.

Salma Alsha’ab, journaliste, a déclaré : « Nous sommes déterminés à travailler en étroite collaboration avec l’assemblée constituante pour faire en sorte que les droits de l’homme fondamentaux soient respectés et inscrits dans la Constitution. Nous ne devons pas nous contenter de nous reposer sur la communauté internationale, le changement doit venir de nous-même. » Reconnaissant le rôle déterminant que les médias jouent dans le processus démocratique, le docteur Albadri Shareef, président de la commission pour les droits et les libertés, a souligné que « des médias libres et indépendants jouent un rôle important en mettant en lumière et en défendant les droits de l’homme, parce que lorsque ces derniers sont protégés, les gouvernements doivent rendre des comptes, ce qui ouvre la voie à une vie meilleure pour les populations. »

Dans son discours de clôture, Michael Croft, représentant de l’UNESCO en Libye, a remarqué que « les participants ont désormais une intelligence pratique de la manière dont ils peuvent intégrer les concepts des droits de l’homme à leurs reportages, ce qui est extrêmement important étant donné les obstacles considérables auxquels ils font face dans leurs tentatives de mettre à jour la vérité. D’autre part, les professionnels des médias et les membres de l’assemblée constituante ont désormais une meilleure compréhension mutuelle, et un respect réciproque est essentiel pour faire avancer le travail sur la constitution. »

L’atelier s’est conclu sur une déclaration commune dans laquelle les journalistes présents ont annoncé leur intention de recueillir des signatures pour demander la création d’un Conseil suprême des médias inscrit dans la Constitution. Ils ont aussi présenté aux membres de l’assemblée constituante une liste de recommandations concernant les chapitres de la Constitution consacrés aux droits et aux libertés.

Cette action est organisée par le Bureau des projets de l’UNESCO à Tripoli en partenariat avec l’ambassade du Canada en Libye, et la contribution de l’Organisation a été rendue possible par le soutien généreux du gouvernement finlandais. Elle s’inscrit dans le cadre des efforts de l’Organisation pour renforcer les capacités des médias libyens à contribuer à la réconciliation et à promouvoir un journalisme sensible aux conflits.

Pour plus d’informations contacter :

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