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Building Peace in the Minds of Men and Women
Mis à jour : il y a 4 heures 35 min

Les universitaires invités à étudier la sécurité des journalistes

ven, 29/07/2016 - 16:51

Ce fut également l’occasion d’annoncer un nouveau réseau de partage des études sur la sécurité des journalistes hébergé par le Centre pour la liberté des médias (CFOM) de l’Université de Sheffield, avec une page Facebook dédiée. Pour rejoindre le réseau, il suffit d’envoyer un courriel au Centre.

Guy Berger, Directeur de la Division pour la liberté d’expression et le développement des médias de l’UNESCO, a ouvert le débat en déclarant : « On assiste à un mouvement croissant dans le monde entier pour assurer la sécurité des journalistes, ce qui signifie que la recherche sur cette question est d’une haute importance. »

« En faisant partie d’un réseau et d’une communauté de chercheurs, les universitaires peuvent avoir du poids, mobiliser des ressources pour le travail de terrain et découvrir de nouveaux canaux pour diffuser leurs travaux. »

Son message a été repris par l’intervention d’Albana Shala, présidente du Programme international de l’UNESCO pour le développement de la communication (PIDC). Mme Shala a déclaré que le PIDC allait étudier son soutien à la recherche sur la sécurité des journalistes et a attiré l’attention sur le rapport que la Directrice générale présentera en novembre au conseil du PIDC.

Dans une des présentations, la prof. Jacqueline Harrison du CFOM a décrit un projet, soutenu par le PIDC, qui consiste à interviewer des rédacteurs et des journalistes de six pays pour connaître leur opinion, y compris sur le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité.

Elle en a appelé à une recherche approfondie, qui ne s’arrête pas aux statistiques des agressions commises contre des journalistes, et à une coopération dans un domaine qui reste divisé.

Une autre intervenante, la Dr Mireya Marquez Ramirez de l’Université ibéro-américaine, a déclaré que « la sécurité commence chez soi ». Elle a donc proposé des recherches sur les besoins pratiques des journalistes et le point de vue des patrons des médias sur la question.

Le prof. Basyouni Hamadi de l’Université du Qatar a cité des recherches selon lesquelles la crédibilité des journalistes était un facteur dans les agressions. Il a révélé de nombreuses influences qui limitent l’autonomie professionnelle des journalistes.

Le Dr Chris Paterson, de l’Université de Leeds, a invité à mener des recherches sur les répercussions sur la législation internationale des attaques extraterritoriales par les gouvernements, qui est le sujet du livre War Reporters Under Threat (Pluto Press) qu’il a publié récemment.

Dans l’assistance, le prof. Ivor Gabor a encouragé la recherche sur les associations de journalistes et leur sécurité et la prof. Aimée Vega Montiel a insisté sur la nécessité d’évaluer la condition des femmes journalistes en particulier.

Au nom de l’UNESCO, Reeta Poyhtari a résumé les recherches et les événements associés à l’UNESCO, ainsi que son programme de recherche pour la sécurité des journalistes en 10 points

L’UNESCO exprime sa préoccupation concernant la situation des journalistes en Turquie

jeu, 28/07/2016 - 16:58

Sur le plan de la liberté d’expression, la Directrice générale a eu connaissance à ce jour de l’arrestation et de mandats d’arrêt visant 42 journalistes, de l’annulation de la licence pour 24 radio et télédiffuseurs, du retrait de l’accréditation pour 25 médias et du blocage de sites web. 

Alors que l’état d’urgence a été décrété en Turquie, le rôle d’une presse libre est fondamental pour assurer la transparence et rendre compte de la situation du pays dans une période critique. 

La Directrice générale condamne le meurtre du journaliste João Miranda do Carmo au Brésil

jeu, 28/07/2016 - 09:40

« Je condamne le meurtre de João Miranda do Carmo », a déclaré la Directrice générale. « Il est important que les autorités mènent une enquête et traduisent ses auteurs en justice. L'impunité pour les crimes commis à l’encontre des journalistes menace le travail des professionnels des médias et l’accès du public à des sources d’information indépendantes et variées ».

João Miranda do Carmo dirigeait le site web d’information SAD Sem Censura. Il a été abattu devant son domicile dans la ville de Santo Antônio do Descoberto.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

Appel à candidatures pour le Prix UNESCO/Emir Jaber al-Ahmad al-Jaber al-Sabah pour l’autonomisation des personnes handicapées par les technologies numériques

mer, 27/07/2016 - 12:05

Les candidats (personnes et organisations) doivent s’être distingués par des activités remarquables qui contribuent à l’autonomisation numérique, permettant aux personnes handicapées d’avoir plus de pouvoir et de maîtrise dans leur vie, en particulier en ce qui concerne l’intégration, la participation et la contribution au développement social et à l’amélioration de la qualité de vie.
 
L’UNESCO accorde une importance particulière à la façon dont l’information et le savoir peuvent contribuer à l’autonomisation des personnes handicapées, notamment :

  • en élaborant des politiques, plaidoyers, coopérations et partenariats ;
  • en créant et développant des solutions numériques, des processus et des environnements capacitants, y compris des outils et ressources ; et
  • en renforçant les capacités des personnes pour créer, adapter et utiliser des solutions numériques de manière économique et durable.


Le Prix reconnaît la nature convergente des technologies de l’information et de la communication (TIC) et adopte une définition large du terme « solutions numériques » comme la combinaison de :

  • technologies numériques : tout dispositif ou application numérique d’information et de communication, comprenant entre autres les téléphones portables, les ordinateurs, la télévision, la radio, les systèmes satellites, les réseaux, le matériel, les logiciels et les applications ;
  • ressources numériques : le contenu et l’information accessibles par les technologies numériques ; et
  • processus et environnements capacitants : normes, outils, infrastructures physiques, techniques et en ligne, ressources et emplacements.


Le montant total du Prix pour chaque édition biennale s’élève à 40 000 USD, divisé en parts égales entre la personne et l’organisation lauréates. Tous les candidats doivent remplir le formulaire de candidature avant le 15 septembre 2016, en anglais ou en français. Le formulaire est disponible en ligne séparément pour les personnes et les organisations à l’adresse suivante : http://fr.unesco.org/prizes/digital-empowerment

Les candidatures peuvent être approuvées et proposées par les ministères chargés des relations avec l’UNESCO, les Commissions nationales pour l’UNESCO et les organisations non gouvernementales maintenant des relations officielles avec l’Organisation.

 

L’UNESCO forme les porte-parole du gouvernement du Myanmar pour plus de transparence

mer, 27/07/2016 - 10:22

Cette activité fait partie des réformes en cours concernant l’information publique du gouvernement nouvellement élu du président Htin Kyaw et de la conseillère d’Etat Daw Aung San Suu Kyi. Dans son allocution d’ouverture, le ministre de l’Information le Dr Pe Myint a souligné que les porte-parole du gouvernement jouaient un rôle clé dans la transition démocratique du pays et les initiatives pour une plus grande transparence publique. Le ministre a insisté sur l’importance de maintenir un dialogue ouvert entre le gouvernement et les médias et de faciliter aux journalistes l’accès à l’information de chaque ministère. Il a également évoqué la loi sur les médias en précisant que « le droit d’accès à l’information officielle est inclus dans les dispositions de la loi et doit être respecté par tous les ministères, départements du gouvernement et institutions publiques ».

Le chef du Bureau de l’UNESCO au Myanmar, M. Sardar Umar Alam, a rappelé aux participants que la liberté d’expression et le droit à l’information sont des droits humains fondamentaux dans une société démocratique. Il a renouvelé l’engagement de l’UNESCO de travailler avec le ministère de l’Information et les médias pour poursuivre le développement des médias.

L’atelier de trois jours était animé par le président de l’Institut asiatique de journalisme et communication, M. Ramon G. Tuazon, et associait des séances théoriques et pratiques. Le programme comprenait des études de cas, des exercices de simulation, des jeux de rôles et des conférences-débats. M. Tuazon était assisté par l’expert en relations publiques Mme Alma Tuason et par Mme Naing Naing Aye du Bureau de l’UNESCO au Myanmar.

Les participants ont donné des retours positifs sur l’atelier, déclarant qu’ils avaient acquis plus de confiance pour faire leur travail. Un des participants a déclaré : « Toutes les parties du séminaire étaient très intéressantes. Les jeux de rôles et les commentaires faits après ont été très utiles ». Un autre a remarqué que « les défis pour les porte-parole et la gestion des interviews avec les médias ont été très utiles et intéressants pour moi ».

L’activité s’inscrit dans le projet financé par l’UE qui vise à soutenir le développement des médias dans le contexte des réformes démocratiques et de la construction de la paix au Myanmar.

Pour en savoir plus sur le projet, veuillez contacter M. Mikel Aguirre Idiaquez, expert en développement des médias au Bureau de l’UNESCO au Myanmar (m.aguirre-idiaquez(at)unesco.org)

[Translate to francais:] Director-General calls for investigation into the murder of journalist Pedro Tamayo Rosas in Mexico

mar, 26/07/2016 - 11:35

[Translate to francais:]

“I condemn the murder of Pedro Tamayo Rosas,” the Director-General said. “I call on the authorities to investigate this killing and bring its perpetrators to justice. Guns must not be allowed to circumscribe press freedom and freedom of information, both of which are essential for democracy and rule of law.”

Pedro Tamayo Rosas, a reporter for daily newspapers Al Calor Politico and Piñero de la Cuenca, was shot outside his home. He had been under police protection since he began receiving threats in January this year.

The Director-General of UNESCO issues statements on the killing of media workers in line with Resolution 29 adopted by UNESCO Member States at the Organization’s General Conference of 1997, entitled “Condemnation of Violence against Journalists.” These statements are posted on a dedicated webpage, UNESCO condemns the killing of journalists.

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Media contact: Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org,  +33 (0)1 45 68 42 12

UNESCO is the United Nations agency with a mandate to defend freedom of expression and press freedom. Article 1 of its Constitution requires the Organization to “further universal respect for justice, for the rule of law and for the human rights and fundamental freedoms which are affirmed for the peoples of the world, without distinction of race, sex, language or religion, by the Charter of the United Nations.” To realize this the Organization is requested to “collaborate in the work of advancing the mutual knowledge and understanding of peoples, through all means of mass communication and to that end recommend such international agreements as may be necessary to promote the free flow of ideas by word and image…”

 

 

La Directrice générale condamne le meurtre du journaliste Pavel Sheremet en Ukraine

ven, 22/07/2016 - 12:15

« Je condamne le meurtre de Pavel Sheremet », a déclaré la Directrice générale. « J’appelle les autorités à tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur ce crime.  Dans l’intérêt de la liberté d’expression et de la liberté d’information, les auteurs du meurtre de Pavel Sheremet doivent être traduits en justice ».

Sheremet travaillait pour le site web d'information influent Ukrayinska Pravda et présentait une émission d’information sur Radio Vesti. Il a été tué par l'explosion d'une voiture piégée dans la capitale ukrainienne, Kiev, le 20 juillet. Shermet avait été primé pour son travail par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 

 

 

La Directrice générale dénonce la mort du journaliste Moustafa Cambaz en Turquie

jeu, 21/07/2016 - 14:45

« Je dénonce la mort de Moustafa Cambaz », a déclaré la Directrice générale. « Les journalistes jouent un rôle décisif pour nous tenir informés des événements et ce rôle est particulièrement crucial dans les périodes d’incertitude. Leur sécurité doit être respectée. »

 

Mustafa Cambaz, reporter pour le journal Yeni Safak a été tué le 15 juillet.

 

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

 

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Contact médias: Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0)1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 

 

La Directrice générale condamne le meurtre du blogueur Manoel Messias Pereira au Brésil

mer, 20/07/2016 - 10:51

« Je condamne le meurtre de Manoel Messias Pereira » a déclaré la Directrice générale. « Les auteurs de ce crime doivent être traduits en justice afin d’améliorer la sécurité des journalistes professionnels et citoyens ».

 

Pereira, aussi connu sous le nom de Manoel Benhur, écrivait un blog sur les politiques locales pour le site web d’information sediverte.com. Il a été abattu par des individus armés non identifiés alors qu’il conduisait sa moto le 9 avril.

 

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

 

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La Directrice générale condamne le meurtre du journaliste radio Winston Leonardo Cano Túnchez au Guatemala

mer, 20/07/2016 - 10:40

« Je condamne le meurtre de Winston Leonardo Cano Túnchez », a déclaré la Directrice générale. « Les journalistes ne devraient pas risquer leur vie pour nous apporter l’information dont nous avons besoin. J’invite les autorités à enquêter minutieusement sur ce crime ».

 

Winston Leonardo Cano Túnchez présentait La Jefa sur la radio locale. Abattu le 8 avril, son décès n’a été confirmé que récemment.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

 

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray@unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 

La Directrice générale de l’UNESCO condamne le meurtre du journaliste Salvador Olmos García au Mexique

mar, 12/07/2016 - 17:53

« Je condamne le meurtre de Salvador Olmos García », a déclaré la Directrice générale. « Les stations de radio communautaires rendent un service inestimable au public en couvrant les questions locales. Toute forme de violence à l’égard des médias est inacceptable. Des mesures doivent être prises afin de faire en sorte que les auteurs de ce crime soient traduits en justice ».

Olmos présentait Pitaya Negra, une émission de la chaîne de radio locale Tu un Ñuu Savi. Aucune information n’a été donnée sur le mobile ou les auteurs présumés de ce crime.

 

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias: Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0)1 45 68 42 12

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 

 

 

 

 

La migration est une chance pas une menace pour le développement durable

mar, 12/07/2016 - 16:07

Dans ce contexte, l’UNESCO a organisé mercredi 6 juillet une grande conférence intitulée « Migration pour le développement durable : les transformations sociales, les récits médiatiques et l’éducation ». Des experts issus d’horizons divers se sont réunis pour discuter de comment la société civile et les médias peuvent contribuer à une meilleure compréhension et une tolérance accrue dans les sociétés confrontées aux défis soulevés par la migration.

Frank La Rue, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la communication et l’information, a ouvert l’événement en demandant aux gens de comprendre que « nous ne devons pas voir les migrants comme des victimes et encore moins comme une menace. Les migrants sont des personnes avec une identité et des droits comme tout le monde ».

Son Excellence Mme Eleonora Mitrofanova, ambassadrice et déléguée permanente de la Fédération de Russie auprès de l’UNESCO, a fait part de son inquiétude face aux réactions violentes qui se produisent dans de nombreux pays. « Nous assistons à un accroissement des violations des droits humains des migrants, des politiques anti-immigrants, de la discrimination et de la xénophobie » a déclaré Mme Mitrofanova. Elle a également insisté sur une croissante « féminisation » de la migration, avec une majorité de femmes dans de nombreux groupes de migrants et de réfugiés.

Alexander Boroda du Centre de recherche et de méthodologie de la Fédération de Russie pour la tolérance, la psychologie et l’éducation a partagé les expériences de l’organisation, qui a eu une influence positive en Russie sur le débat autour de la question de la migration. « L’idée est d’aider les gens à mieux apprécier et respecter les autres et leur avis » a expliqué M. Boroda.

Le premier panel portait sur l’amélioration de l’image publique des réfugiés à travers des récits médiatiques plus nuancés, la formation et l’éducation.

« Il y a beaucoup de main-d’œuvre qualifiée dans la communauté de réfugiés : des médecins, des ouvriers, des journalistes » a déclaré Arman Niamat Ullah, journaliste à Refugee.tv, un média qui n’emploie pratiquement que des réfugiés. M. Ullah est arrivé lui-même en Europe par la Grèce en tant que réfugié il y a trois ans et il est retourné dans son pays pour documenter les histoires personnelles des réfugiés ayant le même parcours. « Nous avons 55 journalistes, dont 50 sont d’anciens réfugiés. Les médias généralistes doivent proposer une plate-forme et de la formation pour ce type de personnes. »

Lisa Söderlindh de l’Agence de migration suédoise a fait écho aux propos de M. Ullah en demandant à ce que les réfugiés ayant des compétences et de l’expérience soient identifiés, formés et mis en relation avec des opportunités d’emploi. « Le plus important est de faire en sorte que les réfugiés et les demandeurs d’asile ayant une formation au journalisme se retrouvent derrière un bureau de rédaction » a-t-elle déclaré.

Le deuxième panel traitait des moteurs de la migration et du recours aux sciences sociales pour informer les décisions politiques.

Le panel avait pour modérateur le professeur Mehmet Akif Kireçci, de l’Université Bilkent et vice-président du conseil intergouvernemental du programme MOST, qui a insisté sur la priorité accordée à la migration par MOST.

Dina Ionesco de l’Organisation internationale pour les migrations a traité de la migration, soulignant son caractère environnemental. Elle a insisté sur les causes multiples de la migration. Elle a noté en particulier que « des événements climatiques soudains, comme des inondations et des épidémies, peuvent conduire à la migration forcée, tandis qu’une lente dégradation rend la vie difficile pour les populations qui doivent aussi se déplacer, mais c’est beaucoup plus difficile à gérer ».

Mernard Mumpasi Lututala, directeur du Centre de l’UNESCO sur les femmes, le genre et la construction de la paix dans la région des Grands lacs, a abordé les tensions en Afrique entre les identités tribales et nationales. Il a insisté sur le développement rapide des villes africaines et la pression sur les infrastructures. Il a souligné la complexité croissante des flux migratoires, en particulier en Afrique où beaucoup de migrants sont « écartelés, ils ne se sentent pas bien dans leur pays d’accueil ni dans leur pays d’origine ».

Arno Tanner du Service d’immigration finlandais a parlé des facteurs attirants et répulsifs qui poussent la migration vers l’Europe du Nord, tels que la persécution, l’insécurité, les causes sociales, la contrebande, le travail et de plus grandes opportunités et une combinaison de ces facteurs. Il a cité comme autres moteurs de la migration la croissance de la population, les taux élevés du chômage des jeunes, les causes environnementales et l’augmentation du prix des denrées alimentaires.

Pour finir, Adebayo Clement Akomolafe a fait le lien entre la migration et des questions plus larges d’identité. Selon lui « l’identité d’une chose dépend des conditions qui la créent ». Il a encouragé le public à oublier les méthodologies stériles utilisées dans la recherche sur les migrants pour s’ouvrir aux récits des migrants et avoir une image plus complète de la situation.

Cet événement était une initiative intersectorielle organisée par les Secteurs des sciences sociales et humaines (SHS) et de la communication et de l’information (CI) de l’UNESCO, avec le soutien du Centre de recherche et de méthodologie de la Fédération de Russie pour la tolérance, la psychologie et l’éducation. Il s’appuyait sur des travaux menés par l’UNESCO sur le sujet, en particulier un grand débat organisé en mars sur les médias et la migration, et sur le programme pour la Gestion des transformations sociales (MOST).

La première table ronde accueillait Andreas Wolter, maire adjoint de Cologne (Allemagne) ; Mme Lisa Söderlindh de l’Agence de migration suédoise ; Alla Semyonysheva de l’Agence des affaires ethniques de la Fédération de Russie ; Arman Niamat Ullah de Refugee.tv ; Emmanuel Boutterin, président de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC) ; et le journaliste syrien Iyad Kallas.

Le modérateur de la deuxième table ronde était Mehmet Akif Kireçci, professeur d’histoire à l’Université Bilkent et vice-président du conseil intergouvernemental du programme MOST. Les intervenants étaient Dina Ionesco de l’Organisation internationales pour les migrations ; Bernard Mumpasi Lututala du Centre de l’UNESCO sur les femmes, le genre et la construction de la paix dans la région des Grands lacs ; Arno Tanner du Service d’immigration finlandais ; et Adebayo Clement Akomalafe de l’Alliance internationale pour la localisation en Inde.

Partenariat UNESCO-Talkmate pour le développement de l’Atlas des langues dans le monde

ven, 08/07/2016 - 15:43

Basée sur l’Atlas UNESCO des langues en danger dans le monde, la nouvelle plate-forme collaborative en ligne « Atlas des langues dans le monde » proposera toute une série de fonctionnalités techniques et collaboratives pour que les différents acteurs puissent accéder aux données sur la diversité linguistique, à l’information sur les bonnes pratiques, aux solutions d’enseignement et d’apprentissage des langues et partager ces informations. La plate-forme hébergera également du contenu généré par l’utilisateur et des discussions. Ce travail sera effectué avec l’idée que les langues ont le pouvoir de réconcilier les idées et valeurs des peuples issus de différents horizons culturels, sociaux, économiques, religieux et professionnels. C’est une contribution essentielle au dialogue, à la réconciliation, à la tolérance, à la paix et au développement durable.

La question de la revitalisation, du maintien et de la promotion des langues est complexe et présente de multiples facettes. De nombreuses actions de revitalisation ont été entreprises par les autorités nationales et locales dans le monde entier afin de soutenir les communautés parlant des langues rares. De nombreuses initiatives ont été menées par les universités pour documenter les langues et les ressources pertinentes, ainsi que pour soutenir les communautés de locuteurs en proposant de nouveaux outils linguistiques. Il reste cependant encore beaucoup à faire. L’Atlas UNESCO des langues en danger dans le monde fournit des données de 2 728 langues sur les 6 500 langues existant dans le monde. Il n’est pas aisé de documenter les langues car les données fournies par les différents acteurs ne sont pas précises et fiables ; elles varient selon les sources pour les langues qui ne sont pas bien documentées ou dont l’information n’est pas partagée. De plus, la situation des langues diffère selon les pays. Il est donc nécessaire de mener des actions pour leur revitalisation, leur maintien et leur promotion, ce qui exige des solutions ciblées et adaptées. Dans le même temps, on assiste à un regain d’intérêt pour la sauvegarde de la diversité linguistique en tant que vecteur du développement. Par ailleurs, le rôle des technologies de l’information et de la communication (TIC) se développe dans la documentation, la revitalisation et la transmission intergénérationnelle. Les TIC sont des outils éducatifs et de communication vitaux pour aider les communautés et les organisations publiques et privées à donner accès à l’information et au savoir à tous les citoyens.

L’événement de lancement organisé par l’UNESCO et Talkmate réunit des scientifiques de renom, des représentants des gouvernements, des organisations publiques et privées, des organisations des Nations Unies et des représentants de la société civile pour sensibiliser tous les acteurs à l’importance de la diversité linguistique et du multilinguisme pour le développement durable et inclusif. La table ronde thématique sur « Les questions linguistiques et le développement » a pour objet d’évaluer la situation actuelle de la diversité linguistique, d’identifier les défis et les nouvelles opportunités soulevés par le développement scientifique et technologique, et d’échanger les informations scientifiques sur la diversité linguistique entre les établissements d’enseignement supérieur et les institutions publiques nationales. La table ronde permettra également d’évaluer l’application des langues dans différents domaines. Elle a pour objet de mettre en place un nouveau réseau institutionnel travaillant sur les questions linguistiques.

Le PIPT promeut le gouvernement ouvert par l’éducation aux médias et à l’information

ven, 08/07/2016 - 11:57

Dans son allocution aux participants de la conférence, M. Frank La Rue, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la communication et l’information, a mis en avant « les lois sur l’accès à l’information et la liberté d’expression basées sur les normes internationales, une approche centrée sur le citoyen et un engagement en matière de développement durable basé sur la solidarité humaine et la paix, qui sont des piliers fondamentaux pour libérer le potentiel du gouvernement ouvert afin de contribuer au bien-être ». Pour lutter contre l’accroissement des inégalités et des fractures existantes, M. La Rue a également insisté sur l’importance « de sensibiliser plus largement la population au droit d’accès à l’information, en particulier les groupes marginalisés et vulnérables ».

Selon Mme Chafica Haddad, récemment réélue Présidente du Conseil intergouvernemental du PIPT et Déléguée permanente adjointe de Grenade auprès de l’UNESCO, « la conférence marque une autre étape importante dans les efforts du PIPT pour veiller à ce que chaque personne puisse avoir accès à l’information et au savoir pour atteindre tout son potentiel et contribuer au développement humain et à la paix ». Mme Haddad a rappelé qu’« à travers toute une série d’instruments normatifs, de déclarations et de principes directeurs, le PIPT a constamment attiré l’attention sur le besoin de politiques dans ces domaines critiques ». Elle a également mis en avant « les Principes d’universalité de l’Internet adoptés l’année dernière par la 38e Conférence générale de l’UNESCO qui reconnaissent l’importance de l’éducation aux médias et à l’information et les partenariats multipartites entre acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, des idées soulignées par le PIPT déjà en 2012 dans sa Déclaration de Moscou sur la maîtrise de l’information et des médias pour les sociétés du savoir ».

La conférence a favorisé des échanges riches et globaux sur des aspects tels que la conceptualisation du gouvernement ouvert, les stratégies pour développer les compétences en matière de médias et d’information parmi les fonctionnaires et les citoyens, et l’introduction de programmes d’éducation aux médias et à l’information dans l’enseignement national.

Les participants ont adopté une déclaration qui reconnaît que l’éducation aux médias et à l’information est essentielle pour la mise en place de systèmes efficaces de gouvernance ouverte. La déclaration encourage le développement de normes et de systèmes d’évaluation dans ce domaine, ainsi que les investissements et le renforcement des capacités requis pour créer des écosystèmes capacitants. Les actes de la conférence devraient être publiés au second semestre 2016.

« En réunissant des acteurs clés de près de 50 pays, cette conférence donne une impulsion aux efforts mondiaux pour promouvoir les compétences médiatiques et informationnelles des citoyens, encourager et renforcer l’engagement civique et soutenir le développement de systèmes de gouvernement ouvert dans le cyberespace » a déclaré M. Evgeny Kuzmin, vice-président du Conseil intergouvernemental du PIPT et président du Centre de coopération interrégional des bibliothèques, dans ses réflexions sur l’importance et la portée de la conférence. « Grâce au réseau de partenaires internationaux du PIPT, nous allons œuvrer pour réaliser la vision définie dans la déclaration de la conférence ».

L’organisation de cette conférence internationale a pu être menée à bien grâce aux efforts conjoints du gouvernement du district autonome de Khanty-Mansiysk, du Comité russe du Programme Information pour tous de l’UNESCO et du Centre de coopération interrégional des bibliothèques, qui travaille en étroite coopération avec le Conseil intergouvernemental du PIPT et le Secrétariat de l’UNESCO. L’événement a également reçu le soutien de l’Agence fédérale de la presse et des médias de masse, de la Commission nationale de la Fédération de Russie pour l’UNESCO et de la compagnie pétrolière LUKoil.

Le Programme Information pour tous (PIPT) a été mis en place en 2001. Ce programme intergouvernemental fournit une plate-forme au niveau international pour le débat, la coopération et le développement de cadres d’action dans le domaine de l’accès à l’information et au savoir. Le PIPT apporte son soutien aux Etats membres pour les aider à développer et à mettre en œuvre des politiques et des cadres stratégiques nationaux dans le domaine de l’information : accessibilité, information pour le développement, éthique, éducation, préservation et multilinguisme.

Irina Bokova plaide en faveur de la liberté d’expression lors de la Semaine d’Almedalen (Suède)

jeu, 07/07/2016 - 14:28

Cette manifestation a accueilli S. E. Mme Alice Bah Kuhnke, Ministre de la culture et de la démocratie, ainsi que plusieurs autres invités : Mme Maria Persson Löfgren, ancienne correspondante de Radio suédoise, M. Jonathan Lundqvist, de Reporters sans frontières Suède, et M. Thomas Mattsson, Rédacteur en chef du Expressen. La manifestation a débuté par un entretien avec la lauréate 2016 du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO-Guillermo Cano, Mme Khadija Ismayilova.

La Semaine d’Almedalen est le plus grand rassemblement politique annuel de Suède, où se réunissent partis politiques, responsables gouvernementaux et politiques, et représentants des médias. La Semaine comprend plus d’un millier de manifestations et accueille plusieurs dizaines de milliers de participants.

Mme Bokova a remercié Radio suédoise et tout particulièrement sa Directrice générale, Mme Cilla Benkö, de son invitation, qui souligne à quel point la Suède est attachée à la défense de la liberté d’expression et de l’accès à l’information.

« La liberté d’expression est le fondement de toutes les autres libertés », a déclaré la Directrice générale. « Elle est la pierre angulaire d’une société démocratique, d’une bonne gouvernance, de l’état de droit, de la transparence et de la responsabilité. Fondamentalement, je crois qu’elle est au cœur de la définition même de l’humanité. »

Elle a évoqué les paradoxes auxquels la liberté d’expression est aujourd’hui confrontée, à une époque où la création et l’échange de connaissances n’ont jamais été aussi exempts de frontières mais où d’importants défis d’un genre nouveau se font jour – absence de pluralisme, mécanismes juridiques et règlementaires de contrôle, législations nationales sur les médias et la liberté d’information qui ne répondent pas aux normes internationales.

« Le plus tragique, c’est que 825 journalistes ont perdu la vie au cours de la décennie écoulée », a-t-elle rappelé. « La plupart d’entre eux sont non pas des correspondants de guerre, mais des journalistes locaux traitant de problèmes de corruption et de criminalité. Pire : moins de si 6 % des assassinats ont été élucidés. »

La Directrice générale a souligné le rôle de chef de file de l’UNESCO en tant qu’institution des Nations Unies aux avant-postes de la défense de la liberté d’expression dans le monde, en vue de renforcer la sécurité des journalistes et de soutenir le développement des médias.

Ainsi, l’Organisation est l’initiatrice du Plan d'action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité et collabore avec les gouvernements et les associations professionnelles pour mettre en place des comités de veille médiatique, créer des mécanismes nationaux, former les journalistes.

« Au Mexique, au Paraguay, en Uruguay, au Chili, en Tunisie, nous travaillons main dans la main avec les établissements de formation, le Ministère de la justice et les forces de sécurité afin de former les juges et d’améliorer l’action de la police. »

Elle a mis en avant les initiatives de l’UNESCO visant à faire progresser l’égalité entre les sexes dans et ‎par les médias et à lutter contre l’impunité et défendre les droits et libertés en ligne, sur l’Internet.

« La Suède joue un rôle de premier plan à tous ces égards », a-t-elle déclaré. « Je remercie le Gouvernement suédois de montrer la voie à suivre aux défenseurs de ces causes et de soutenir l’UNESCO, précisément par le biais de l’Agence suédoise de coopération internationale pour le développement. »

La Directrice générale a attiré l’attention sur le succès de projets soutenus par la Suède dans la région des États arabes, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, les liant aux initiatives destinées à faire progresser le Programme de développement durable à l'horizon 2030, notamment la cible 10 de l’ODD 16 : « Garantir l’accès public à l’information et protéger les libertés fondamentales, conformément à la législation nationale et aux accords internationaux ».

« Les droits et libertés sont des fins en soi. Ce sont aussi des vecteurs de changement positif à tous les niveaux », a-t-elle précisé.

Dans son intervention, Mme Alice Bah Kuhnke, Ministre de la culture et de la démocratie, a évoqué l’engagement et les actions de la Suède en matière de défense de la liberté d’expression, y compris par le biais de l’importante plate-forme qu’offre l’UNESCO.

Ensuite, un débat de groupe a eu lieu avec M. Thomas Mattsson, M. Jonathan Lundqvist et Mme Maria Persson Löfgren sur leur expérience du terrain.

Revoir les mythes médiatiques à propos des réfugiés et des migrants

mar, 05/07/2016 - 10:30

Ces défis sont d’autant plus difficiles qu’il y a un manque d’information exacte et accessible dans les médias, où les mythes et la désinformation règnent. Dans le meilleur des cas, les médias traitent les réfugiés comme des victimes et se focalisent sur les problèmes humanitaires. Dans le pire des cas, ils mettent l’accent sur les problèmes et la menace imaginaire d’un soudain afflux d’étrangers. La couverture médiatique fait presque complètement l’impasse sur les nombreux avantages pour les pays d’accueil et sur les histoires personnelles d’individus, ayant souvent un haut niveau d’études et désireux de travailler, qui cherchent un nouveau départ et souhaitent s’investir positivement dans leur nouvelle société.

L’UNESCO a mis au point un programme destiné aux écoles de journalisme sur le Traitement de la migration axé sur les réfugiés. Le programme met l’accent sur la promotion de partenariats pour donner une vision plus impartiale de la situation.

Voici quelques-uns des mythes médiatiques les plus répandus et pernicieux autour de la question des réfugiés :

MYTHE : Les réfugiés sont un problème européen

En réalité, l’Europe n’accueille que 6 % des réfugiés dans le monde, contre 39 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et 29 % dans le reste de l’Afrique. Parmi les réfugiés syriens, la grande majorité se trouve dans les pays voisins : Turquie, Liban, Jordanie et Iraq. Alors qu’un million de réfugiés sont arrivés en Europe par la mer en 2015, ce chiffre représente seulement 0,3 % de la population totale du continent. (Source)

MYTHE : Les réfugiés ne sont pas désespérés, ils choisissent de migrer

Par définition, les réfugiés fuient à l’étranger pour échapper à un conflit violent ou à des persécutions. Ils utilisent leur droit d’asile, comme le stipule la Déclaration universelle des droits de l’homme, un droit dont nous disposons tous si nous devions en avoir besoin dans l’avenir. Les risques énormes que prennent les réfugiés témoignent de la gravité de la situation dans laquelle ils se trouvent.

Les migrants sont une catégorie plus large qui inclut les personnes qui migrent pour des raisons économiques, mais également pour fuir des catastrophes environnementales et la famine.(Source)

MYTHE : La plupart des réfugiés sont des hommes jeunes et valides

En fait, d’après l’UNHCR, plus de 75 % des réfugiés syriens sont des femmes et des enfants. Parmi les réfugiés qui arrivent en Europe, plus de la moitié sont des femmes et des enfants. (Sources 1Source 2)

MYTHE : Les réfugiés volent le travail dans les pays d’accueil

Les réfugiés créent de l’emploi. Selon les recherches de l’OCDE, les réfugiés développent le marché intérieur et créent un emploi par emploi occupé. Dans certains pays, on leur doit près d’un tiers de la croissance économique entre 2007 et 2013. (Source 1Source 2)

MYTHE : Les réfugiés fraudent le système social

La plupart des réfugiés versent plus d’argent au denier public qu’ils n’en touchent. Des recherches menées au Royaume-Uni, au Canada, en Allemagne, en Grèce, au Portugal et en Espagne montrent que les réfugiés sont moins dépendants des fonds publics ou aussi dépendants que la population locale. (Source)

MYTHE : Les réfugiés et les migrants engendrent le terrorisme

La majorité des grandes attaques terroristes perpétrées ces dernières années l’ont été par des citoyens nés dans le pays concerné. Comme le dit le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres, « ce n’est pas l’exode de réfugiés qui engendre le terrorisme, c’est le terrorisme, la tyrannie et la guerre qui engendrent les réfugiés ». Créer des divisions entre les gens et promouvoir la haine entre les groupes fait partie de la stratégie du terrorisme. (Source)

MYTHE : Les pays développés sont surpeuplés et ne peuvent accueillir plus de monde

La croissance de la population est en déclin dans la plupart des pays développés, un problème que la migration peut contribuer à résoudre. Les réfugiés et les migrants peuvent soutenir les niveaux de population et fournir une base de population active permettant de soutenir le nombre croissant de retraités. (Source)

Pour en savoir plus sur la conférence de l’UNESCO « Migration pour le développement durable : les transformations sociales, les récits médiatiques et l’éducation », qui se tiendra mercredi 6 juillet 2016 au Siège de l’UNESCO à Paris, veuillez visiter le site de l’événement.

La Directrice générale condamne les meurtres de deux journalistes au Guatemala : Álvaro Alfredo Aceituno López et Diego Salomón Esteban Gaspar

mer, 29/06/2016 - 12:21

« Je condamne les meurtres de Álvaro Alfredo Aceituno López et Diego Salomón Esteban Gaspar », a déclaré la Directrice générale. « Il est important pour la société dans son ensemble, de ne pas laisser des crimes violents limiter la liberté des professionnels des médias d’exercer leur métier ».

Le 25 juin, Aceituno López, Directeur et animateur de la station locale Radio Ilusión, a été abattu dans la ville de Quetzaltenango dans l’ouest du Guatemala.

Dans le même temps, des rapports indépendants confirmaient la mort d’un animateur de la station de radio locale Radio Sembrador, Esteban Gaspar, le 30 avril à Ixcán, dans le nord du pays.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

***

Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

L’UNESCO et la Cour suprême de l'Uruguay renforcent leur coopération en matière de liberté d'expression et la sécurité des journalistes

mar, 28/06/2016 - 19:21

Cet accord est le résultat des activités de production de connaissance et de formation, discutés et validés au cours des trois dernières années par le Sommet judiciaire latino-américain, dont la Cour suprême de l'Uruguay est un membre actif et préside le Secrétariat Permanent pour les quatre années à venir. Avec le soutien du Sommet, l'UNESCO a formé plus de 2.000 officiers de justice dans 22 pays d'Amérique latine.

La Directrice générale a souligné l'importance de l'accord non seulement pour le pays mais aussi pour encourager la coopération Sud-Sud, en insistant sur le rôle du pouvoir judiciaire dans la protection et la promotion de la liberté d'expression, pierre angulaire de toutes les démocraties.

« Une presse libre, indépendante et pluraliste dans un contexte d'accès à l'information publique contribue à la garantie et la promotion des autres droits énoncés dans la Déclaration universelle de 1948 », a déclaré Irina Bokova.

Le même jour, la Directrice générale a participé à la réunion solennelle des membres de la Commission nationale, dans laquelle elle a signé un protocole d'entente avec le Ministère de l'éducation et de la culture pour soutenir la réforme du système éducatif, l’enseignement des sciences et les projets liés au patrimoine culturel et aux médias en Uruguay. « Je suis sûre que toutes ces mesures du gouvernement uruguayen, soutenues par la Commission nationale, ouvrent un chemin pour les futures générations du pays vers le développement durable », a déclaré Irina Bokova.

Au cours de la réunion, la ministre déléguée à l'Education, Edith Moraes, a remis à la Directrice générale une lettre dans laquelle l'Uruguay a exprimé son fort engagement en faveur de l’Appel ministériel pour une éducation inclusive et équitable pour tous dans un environnement préservé de la discrimination et de la violence. Cet appel est le résultat d'une récente réunion ministérielle internationale sur la violence de genre qui a eu lieu à Paris, au Siège de l'UNESCO.

La Directrice générale condamne le meurtre du journaliste mexicain Zamira Esther Bautista

mar, 28/06/2016 - 11:20

« Je condamne le meurtre de Zamira Esther Bautista », a déclaré la Directrice générale. « Dans l'intérêt de l'État de droit et afin de s’assurer que le crime ne fasse pas taire la voix des médias indépendants, j’appelle les autorités à enquêter sur ce meurtre et à traduire ses responsables en justice ».

Bautista, ancien correspondent pour les quotidiens locaux La Verdad et El Mercuri, était un journaliste freelance et enseignant. Il a été abattu dans la matinée du 20 juin.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

La Directrice générale de l'UNESCO s’entretient avec le Président de la République du Paraguay

ven, 24/06/2016 - 12:26

La Directrice générale a souligné le rôle important du Paraguay au sein de l'Organisation, notamment au sein du Conseil exécutif. Elle a salué l’action du gouvernement et son engagement à mettre en œuvre l'Agenda 2030 en exprimant le plein soutien de l'UNESCO au Paraguay dans ce domaine.

Le président Horacio Cartes a évoqué les défis de la qualité de l'éducation, la réforme de l'enseignement supérieur, la formation des enseignants et l'introduction des nouvelles technologies de communication dans l'éducation. Les jeunes de moins de 30 ans représentent aujourd'hui 70 pour cent de la société paraguayenne.

Lors de sa rencontre bilatérale avec le ministre des Affaires étrangères, M. Eladio Loizaga, Irina Bokova a souligné la nécessité du développement des projets de coopération avec le Paraguay dans tous les domaines de compétence de l'Organisation, en particulier dans l'éducation tout au long de la vie, le patrimoine culturel matériel et immatériel, l'accès à l'information publique, la protection des journalistes et la coopération scientifique. Le ministre a déclaré que « Nous rattrapons le temps perdu ; il y a une continuité et un engagement très fort à cet égard ».

Ce même jour, la Directrice générale a donné une conférence sur « La réponse de l'UNESCO aux défis du Programme de développement durable à l’horizon 2030 » au Congrès national du Paraguay. « Grâce au soutien des États membres - et j’en remercie le Paraguay - le mandat de l'UNESCO, les compétences de l'UNESCO, et l'expérience de l'UNESCO font partie intégrante de ce nouvel agenda mondial, » elle a affirmé aux membres du Congrès, représentants du gouvernement, le corps diplomatique et représentants des agences de l'ONU.

Accompagnée par la Présidente de la Cour suprême, Mme Alicia Pucheta Correa, la Directrice générale a discuté avec les ministres de la Cour suprême de Justice sur les progrès accomplis par le pays sur la liberté d'expression et la sécurité des journalistes. La Directrice générale a félicité la Cour suprême pour sa décision de créer un mécanisme considéré comme un exemple pour la région, impliquant les trois branches du gouvernement dans la défense de la liberté d'expression.

Elle a exprimé son émotion à l’occasion de sa visite au Musée de la Justice, dont le Centre de documentation et d'archives pour la défense des droits de l'homme a été inclus depuis 2009 au registre de la mémoire du monde de l’UNESCO.

Lors d’une réunion solennelle avec la Commission Nationale du Paraguay, la Directrice générale, en compagnie du Ministre de l’Education et culture, Mr. Enrique Riera Escudero, a discuté des progrès accomplis dans la coopération entre le Paraguay et l’UNESCO. La Directrice générale a salué l'engagement du pays à assurer une éducation interculturelle pour les communautés autochtones, en respectant leur multilinguisme. "Il est essentiel pour la qualité de l'apprentissage, pour la cohésion nationale, pour exploiter au mieux tous les talents du pays," a-t-elle dit. A cette occasion, la Directrice générale a pris part au lancement de la troisième phase du programme de formation des professeurs en ligne (DAR) consacré aux styles de vie et expressions des poétesses et écrivaines au Paraguay.  

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