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Building Peace in the Minds of Men and Women
Mis à jour : il y a 46 min 21 sec

Renforcement des capacités pour observer la représentation des jeunes dans les médias au Maghreb

lun, 05/01/2015 - 11:03

Les participants se sont réunis lors d'un atelier organisé par l'UNESCO en partenariat avec MENA MEDIA MONITORING, dans le cadre du projet réseau de jeunesse méditerranéenne  (NET-Med Jeunesse), qui est financé par l'Union européenne et mis en œuvre dans 10 pays de la rive Sud de la méditerranée.

Organisé à la suite du  lancement officiel des groupes de travail Net-MED Youth au Maroc les 22-23 Novembre et en Tunisie, les 5-6 Décembre, cet atelier  a pour objectif la collecte des arguments  concrets sur lesquels  pourraient se construire les différentes activités prévues dans le cadre de l'axe médias du projet.

Faire du monitoring des médias « c’est apprendre à observer, c’est regarder les choses d'une façon plus logique et plus objective… »  a déclaré Jihen Ayed, responsable des médias et de la communication à Tun'Act en Tunisie. Elle a noté que la formation lui a appris à se pencher sur les médias, en profondeur, concluant « on ne pourra jamais améliorer les médias et assurer la participation des jeunes sans chercher les points faibles et le monitoring conduit à cette recherche ».

Les travaux de monitoring des médias seront complétés par une enquête sur les perceptions des jeunes sur les médias, prévu début 2015. Les résultats de cette recherche seront intégrés à une stratégie de sensibilisation qui sera menée  par les jeunes cherchant à mobiliser les médias afin que les préoccupations des jeunes gens et les perspectives soient mieux reflétées dans la couverture médiatique, en vue d’appuyer  leur participation à l'élaboration, l'examen et la mise en œuvre des politiques publiques ayant un impact particulier sur les jeunes.

Des efforts similaires sont aussi attendus dans les différents pays cibles du  NET-Med Jeunesse, conduisant à un partage de connaissances et d'expertises: en vue de l’amélioration de la représentation médiatique de la jeunesse dans le Sud de la Méditerranée.

Les participants ayant pris part à cet l'atelier ont contribué activement à la définition d'une méthodologie qu’ils ont eu l’occasion de tester sur  des exercices pratiques axés sur l'observation du contenu de programmes de radio et de télévision de l'Algérie, le Maroc et la Tunisie.

Adel Boucherguine, de la Ligue Algérienne pour la défense des Droits de l’homme a souligné l'utilité du monitoring  des médias dans le cadre du projet NET-Med Jeunesse, car il permet aux jeunes de la région d’apprendre comment fonctionnent les médias, et éclaire sur la couverture médiatique des différents contextes et thèmes, notamment en ce qui concerne la représentation des jeunes et des femmes. Il permet aux jeunes d'observer ces aspects "d'une manière scientifique et objective", a t-il ajouté.

Ainsi, les participants de l'atelier ont acquis de nouvelles compétences qui les aideront à  piloter le projet NET-Med Jeunesse, mais plus largement renforcer leur engagement critique et constructif avec les médias, et  renforcer leur plaidoyer. Comme l'a dit Mohamed Outahar, qui représentait l'Association Médias et Culture du Maroc: «Les connaissances acquises et les techniques appropriées, tout au long de la semaine de formation, seront certainement une plateforme sur laquelle nous pourrions développer de projets et créer de partenaires de Média Monitoring autour de questions d’ordre social, culturel, politique et religieux dans le contexte marocain ».

Pour plus d'informations sur cette activité, veuillez  contacter:

  • Rosario Soraide, NET-MED Jeunesse, équipe de coordination au Siège de l'UNESCO, composante Jeunesse et médias du projet  
  • Nacim Filali, coordinateur du projet NET-Med Jeunesse en Algérie
  • Zoubida Mseffer, coordinatrice  du projet NET-Med Jeunesse au Maroc
  • Salma Negra, coordinatrice  du projet de NET-Med Jeunesse en Tunisie

Les acteurs du secteur des médias rassemblés pour les premiers Etats Généraux des Médias et de la Communication à Madagascar

jeu, 18/12/2014 - 16:00

La réunion a été organisée pour mettre l’accent sur le rôle important du secteur des médias dans le développement de Madagascar.  Placé sous le haut patronage du Président de la République et le parrainage du Premier Ministre, l’événement est le fruit d’une collaboration entre le Ministère de la Communication, de l'Information et des Relations avec les Institutions (MCIRI) et le Système des Nations Unies, en particulier le CINU, l’OHCHR, le PNUD et l’UNESCO.  Le représentant  du Système des Nations Unies, Jaco du Toit, conseiller régional de l’UNESCO en communication et information pour l’Afrique de l’Est, a réitéré dans son discours la volonté du système onusien de travailler en étroite coopération avec le gouvernement, les journalistes et les professionnels des médias ainsi que les groupes de la société civile pour bâtir des sociétés du savoir.

La première journée a été consacrée à la restitution du projet de rapport sur l’évaluation du paysage médiatique malgache réalisée par l’UNESCO en partenariat avec le Département Interdisciplinaire de Formation Professionnelle de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université d’Antanarivo. L’étude, qui est basée sur les Indicateurs de  développement des médias (IDM) de l’UNESCO, dans 9 sites majeurs à Madagascar.  Un comité consultatif comprenant des représentants de la presse écrite, les medias audiovisuels, la société civile, les institutions de formations ainsi que le gouvernement a apporté des conseils à l’équipe de recherche tout au long du processus. Les recommandations du rapport portent sur le cadre juridique et réglementaire, le système de régulation de l’audiovisuel, les médias en tant que plateforme pour un débat démocratique, la formation professionnelle, le syndicalisme et la société civile, et les capacités infrastructurelles.

Lors de la deuxième journée des Etats Généraux, l’accent a été mis sur l’un des instruments clés du secteur, à savoir l’avant-projet du Code de la communication.  Les représentants du  gouvernement, les officiels, les journalistes et les professionnels des médias ainsi que les groupes de la société civile ont pu discuter et formuler des recommandations, observations et propositions d’amélioration sur le document de base de l’avant-projet du Code de la Communication. Les participants ont travaillé dans quatre groupes (Radio, Télévision, Presse, Industries culturelles et TIC) et sont arrivés à un consensus sur la nécessité de poursuivre ce processus participatif incluant les différents acteurs des médias dans la finalisation du Code de la Communication.

La représentante de l’ONG ARTICLE 19 Fatou Jagne a rappelé l’importance d’adhérer à des principes internationaux relatifs aux médias pour assurer la liberté d’expression, le pluralisme et la diversité des médias.  Le Ministre MCIRI  Mahaforona Cyrille Reboza a réaffirmé l’engagement du ministère à faire adopter l’avant-projet de Code de la communication en mai 2015. Lors de son discours, Tahitsy Gilbert, membre du Club des journalistes doyens et représentant des participants a salué cet engagement des autorités.

L’évènement a également été honoré par la présence du Premier Ministre Kolo Roger qui a assisté à une partie des discussions sur l’avant-projet du Code de la Communication. Il a réitéré dans son message l’importance d’avoir de l’audace pour réformer le secteur des médias et de la communication afin que les médias malgaches soient libres et indépendants.

L’Alliance exige une forte initiative mondiale pour l’égalité de genres et les médias

jeu, 27/11/2014 - 09:10

« Nous ne pouvons pas parler d’égalité, de bonne gouvernance, de liberté d’expression ou encore de gestion durable alors que l’on fait taire des femmes dans et par le biais des médias et que les nouvelles technologies sont utilisées pour nuire aux droits des femmes et des journalistes femmes », a remarqué le Comité de pilotage (ISC) de l’AMGM, un réseau global de 500 organismes de médias et de développement des médias, d’associations et de sociétés civiles.

Le Comité de pilotage de l’AMGM, qui s’est réuni pour la première fois les 4 et 5 novembre 2014 à Genève sous l’égide de l’UNESCO et de l’ISESCO, a déclaré que le droit à la communication, l’accès à l’information et aux technologies de l’information et de la communication (TIC) fait partie intégrante du développement durable. Selon l’AMGM, « il est frappant de voir à quel point ce sujet est absent des 17 objectifs de développement durable et des 169 objectifs qui remplaceront les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) l’année prochaine.»

Des recherches de l’Association mondiale pour la communication chrétienne (WACC) constatent que les femmes sont à la source d’à peine 24% des contenus médiatiques. Une étude mondiale de la Fondation internationale des femmes dans les médias (IWMF) montre que les femmes représentent seulement 36% des reporters et 1/4 des décideurs dans les médias. Plusieurs études révèlent un écart croissant entre les hommes et les femmes propriétaires ou usagers des TIC. En outre, les nouveaux médias nourrissent de nouvelles formes de violence envers les femmes et les jeunes filles, tels que le harcèlement, l’abus de faiblesse, et le trafic d’êtres humains.

Les menaces et violences contre les professionnels des médias, notamment les attaques mortelles, sont en général bien documentées par des organisations telles que l’Organisation mondiale des journaux (WAN-IFRA), la Fédération internationale des journalistes (FIJ), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters Sans Frontières (RSF). Cependant, aucun groupe n’enregistre les données relatives aux menaces de sécurité des journalistes femmes à l’échelle mondiale. Les signalements des attaques contre les femmes travaillant dans les médias restent au mieux anecdotiques.

Les points que l’AMGM veut ancrer dans les SDG comprennent :

  • La participation égale et effective des femmes ainsi que la non-violence à leur égard, dans tous les domaines de la pratique et la gestion des médias.
  • Un accès égal aux avantages des TIC dans les médias pour les femmes.
  • Le droit à la sécurité et l’intégrité physique dans l’espace publique numériquement médiatisé.
  • Une représentation juste et équilibrée des genres et des femmes dans les médias, en ce qui concerne le contenu et la portée de ces représentations.
  • Une couverture médiatique sensible et adéquate de la violence contre les femmes et les jeunes filles et qui soit axée sur le respect de leurs droits.
  • Le respect de l’égalité des chances entre femmes et hommes dans les médias, les politiques des TIC et les cursus éducatifs.
  • Des formations et campagnes sur le genre, les médias et la maîtrise de l’information.

Fondée après une conférence majeure sur le genre et les médias tenue par l’UNESCO et ses partenaires à Bangkok en décembre 2013, l’AMGM cherche à exploiter les nouvelles opportunités mais aussi à aborder les défis liés à l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes dans et par les médias, dont l’architecture a radicalement changé dans le contexte des sociétésdu savoir.

L’AMGM-ISC se préoccupe du fait que le progrès vers des médias qui soutiennent l’égalité des genres et les droits des femmes reste douloureusement lent. L’AMGM donnera plus d’ampleur et de visibilité aux initiatives régionales et mondiales sur le genre et les médias afin d’accélérer le changement. En outre, l’AMGM s’engage pour que le droit des femmes à la communication gagne de l’importance dans l’évaluation actuelle des objectifs « Bejing+20 », dans les débats sur l’agenda du développement post-2015 et le Sommet pour la société de l’information (WSIS+10).

Les priorités identifiées par l’AMGM comprennent :

  • L’autonomisation des femmes et l’égalité des genres dans et par les médias pour une meilleure représentation des femmes dans les instances de direction des médias.
  • Une meilleure protection contre la violence et l’abus des journalistes femmes en et hors ligne. Cela implique l’assemblage d’une base de données solide sur la violence contre les femmes dans les médias.
  • Renforcer la recherche, les dispositifs politiques et les meilleures pratiques pour des contenus et des pratiques médiatiques sensibles à la question du genre. Développer des directives d’un bon journalisme.
  • Rassembler et partager les mesures politiques, les contenus et les bonnes pratiques qui font avancer l’égalité des genres dans et par les médias et les TIC.
  • Promouvoir la recherche sur les femmes dans les médias.

L’ISC s’est mis d’accord sur son fonctionnement, y compris sur les sous-comités thématiques ou régionaux : jeunesse, recherche, renforcement des capacités et formation, plaidoyer politique, communication, campagnes et relations externes, médias, politiques TIC, contenu et pratique.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

L’UNESCO lance une nouvelle publication sur le maintien de l’ordre et la liberté d’expression

jeu, 20/11/2014 - 10:40

Le manuel pédagogique a été lancé en présence de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en Tunisie, Monsieur Hans van Vloten Dissevelt et le Chargé de projet, Monsieur Samir Marmouri. Ce manuel représente une référence en matière de réforme du secteur de la sécurité sur les droits de l’homme, la liberté d’expression et la sécurité des journalistes.

La conférence régionale a permis aux professionnels des médias et représentants de la société civile de la région d’Afrique du Nord (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye) de découvrir le manuel et les différents aspects du projet de formation des forces de sécurité sur la liberté d’expression.

Ce projet, le premier de ce genre dans le monde arabe, est organisé avec le Ministère de l’intérieur de la Tunisie. Il a pour objectif d’améliorer les relations entre forces de sécurité et les journalistes, ce qui est particulièrement important en période de transition démocratique.

Le cycle de formations pour l’année 2014 a débuté en mai à Tunis dans trois lieux : l’Ecole national de formation des cadres de la sûreté et de la police nationale de Salambo, le Centre national de formation continue de la sûreté nationale de Carthage Byrsa, et le Centre de formation de la sûreté nationale de Tunis à Bouchoucha.

Ces formations ont été aussi organisées en septembre et octobre 2014 dans quatre régions en Tunisie : Kairouan, Sfax, Zarzis et le Kef. Chaque formation implique des sessions communes avec des officiers des forces de sécurité et des journalistes tunisiens.

Le projet de  « formations de forces de sécurité sur la liberté d’expression, la liberté de la presse et la sécurité des journalistes » est soutenu par l’ambassade du Royaume Pays-Bas en Tunisie.

>> Pour télécharger le manuel en français cliquez ici.

L’UNESCO soutient la Radio Tunisienne pendant la période électorale

lun, 03/11/2014 - 17:19

Il s’agissait de vérifier qu’ils avaient bien intégré les règles de répartition des temps de parole et de répondre à toute interrogation qu’ils pouvaient encore avoir. Cette formation s’est déroulée dans trois des stations du réseau de service public : Radio Sfax, Radio Monastir et la Radio Tunis Chaîne Internationale (RTCI), qui émet depuis Tunis. Elle s’est tenue du 9 au 17 octobre 2014 et 36 journalistes et animateurs en ont bénéficié. 

Au fil de son déroulement, journalistes et animateurs se sont dits un peu perdus, non pas tant par les règles – dont ils ont plutôt bien assimilé les principes – que par leur mise en œuvre pratique : comment accorder le temps de parole auquel ils ont droit à la multitude de partis qui sont en lice ? Comment résister aux pressions plus ou moins directes des candidats et de leur entourage ? Comment comptabiliser le temps de parole d’experts ou de commentateurs dont on sent bien que leurs analyses sont partisanes ? Comment rendre les femmes plus présentes à l’antenne alors que, comme le rappelle, découragée, une des participantes,  « lorsque j’appelle tel parti pour solliciter un entretien avec la numéro 2 de la liste [obligatoirement une femme], on me répond que seul le numéro 1 [toujours un homme…] est habilité à parler au nom de la liste… »

Les questions sont souvent très pratiques : comment traiter un fait divers lié à la campagne (les risques de violence liée au terrorisme sont présents dans tous les esprits), à quelle source se fier pour en désigner les auteurs présumés, que peut-on fournir comme informations le jour du scrutin, comment peut-on rendre compte d’incidents liés au vote, etc.

Mais les problèmes qui taraudent les esprits sont avant tout liés à la place du service public dans le paysage audiovisuel tunisien. La liberté de ton et la réactivité des antennes privées, face à la lourdeur administrative et au ton parfois institutionnel qui règnent encore à la Radio tunisienne, mais aussi les manquements aux règles déontologiques, les sanctions pour lesquels sont parfois longues à venir – tout cela déstabilise journalistes et animateurs.

A la rédaction de la RTCI, on est plus serein, mais très affairé par la préparation des trois journaux quotidiens. Les règles sont intégrées et maîtrisées par la rédaction en chef et la direction de la chaîne. Les principales difficultés relevées sont celles liées à la spécificité de cette rédaction francophone : certains partis n’ont pas d’intervenants s’exprimant dans cette langue ; il est également difficile de faire un micro-trottoir en français sans biaiser par cette discrimination le ton général des réponses à la question posée. « Peut-on dans ce cas doubler une intervention en arabe par une traduction superposée ? » suggère une des journalistes.

A l’issue de ces journées passées au sein de rédactions très diverses, le bilan est plutôt encourageant : les règles permettant une couverture équitable de la campagne électorale ont été comprises et acceptées, même si leur mise en œuvre face à un paysage politique foisonnant constituait un véritable défi. Les participants ont apprécié d’avoir pu aborder « des exemples concrets de problèmes pouvant survenir et la manière d’y répondre. » Aucun manquement n’a été noté par la HAICA et, au dire même des participants, cette formation leur permettra d’aborder plus sereinement les élections à venir : présidentielle, puis municipales.

Ce projet de formation pour les médias publics tunisiens pendant la période électorale a été soutenu par la République de Finlande.

L’enseignement du journalisme est plus important que jamais dans le contexte actuel

mar, 21/10/2014 - 10:28

Cette demande a été formulée par Getachew Engida, Directeur général adjoint de l’UNESCO, lorsqu’il a accueilli des formateurs au journalisme français et européens, des professionnels et des étudiants à la 5e édition de la conférence nationale des métiers du journalisme (CNMJ), qui a commencé aujourd’hui au siège de l’UNESCO à Paris.

Il a expliqué aux 233 participants que pour l’UNESCO, les écoles de journalisme avaient une grande responsabilité dans un monde où la liberté d’expression et la sécurité des journalistes sont constamment menacés. À ce propos, la formation au journalisme est un sujet de débat essentiel lors des réunions mondiales préparant l’agenda pour le développement post-2015, dans lequel la liberté d’expression est perçue comme un prérequis pour l’innovation journalistique.

Getachew Engida a ajouté que « C’est dans cet esprit que l’année passée, l’UNESCO a lancé 10 nouveaux modules de spécialisation au journalisme dans les Programmes modèles d’enseignement du journalisme : Recueil de nouveaux manuels »

Il a rappelé aux participants que l’Initiative mondiale pour l’excellence de l’enseignement du journalisme lancée par l’UNESCO pouvait leur servir de référence pour collaborer avec l’Organisation des Nations Unies pour atteindre les objectifs de l’initiative : une excellence mondiale partagée en matière de pratique, d’enseignement et de recherche du journalisme.

M. Engida a également informé l’assemblée que l’UNESCO venait de publier un rapport sur les tendances mondiales en matière de liberté d’expression et de développement des médias. Il a ensuite ajouté que l’Organisation travaillait actuellement sur une étude complète des questions liées à Internet, dont les résultats seraient diffusés au mois de mars. Il a invité les participants à la conférence à contribuer aux débats suscités par les résultats de ces tendances mondiales et de cette étude sur Internet.

Cette conférence a fait intervenir d’autres acteurs médiatiques : Fleur Pellerin (Ministre française de la culture et de la communication), Jean-Marie Charon (président de la CNMJ), Pascal Guénée (Institut pratique du journalisme de Paris-Dauphine), Christina Agren (SVT, télévision suédoise), Marco Garcia Rey (Université de Madrid) et Susan Fearn (BBC Academy).

La CNMJ est un espace de dialogue ouvert et de débat pour les formateurs au journalisme et les professionnels. Mise en place en 2010, elle accueille les représentants de 14 écoles de journalisme françaises reconnues ainsi que des formateurs, des associations professionnelles, des autorités publiques, des chercheurs et d’autres parties prenantes qualifiées.

Cette 5e édition de la conférence est unique car elle permet une plus grande inclusion des formateurs au journalisme européens et aux professionnels. Elle s’illustre donc comme un événement paneuropéen.

La sécurité des journalistes et l’impunité tiennent une grande place dans la nouvelle résolution votée par le Conseil des droits de l’homme

mar, 07/10/2014 - 14:54

La délégation autrichienne, principal commanditaire du projet de résolution, a dénoncé le fait que la majorité des cas d’attaques et de violences contre les journalistes restaient impunis, dans la mesure où les auteurs de ces crimes jouissent d’une totale impunité. La vulnérabilité des journalistes, qui deviennent les cibles d’une surveillance illégale et arbitraire, d’une interception de leurs communications, violant ainsi leurs droits à la confidentialité et leur liberté d’expression a également soulignée.

Cette résolution appelle les États à développer et appliquer des stratégies pour combattre l’impunité des attaques et des violences contre les journalistes. Ces stratégies permettront la mise en place de services d’enquête ou des commissions indépendantes, l’affectation d’un procureur spécial, la formation des procureurs et du personnel judiciaire et l’élaboration de dispositifs de collecte de données et d’un mécanisme de réaction rapide. Elle reconnaît également l’importance de la question de la sécurité des journalistes à travers le processus d’examen périodique universel.

Cette résolution rappelle également le rôle de l’UNESCO pour assurer la sécurité des journalistes et appelle les États membres et toutes les parties prenantes concernées à coopérer pour mettre en place le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité, soutenu par l’UNESCO.

Guy Berger, Directeur de la section de l’UNESCO pour la liberté d’expression et le développement des médias, s’est exprimé lors d’un événement parallèle à la 27e réunion du Conseil des droits de l’homme qui s’est déroulée quelques jours plus tôt. À l’occasion de cette manifestation organisée par l’ONG Article 19, il a affirmé que la lutte contre l’impunité concordait parfaitement avec la déclaration finale des Objectifs de développement durable (ODD) fixés lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Par ailleurs, en intégrant explicitement la protection des journalistes dans les ODD, un fort message a été envoyé au monde entier pour faire comprendre que la violence ne sera tolérée dans aucune autre instance sociale.

Cette résolution concorde avec la commémoration par la communauté internationale de la première Journée internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes le 2 novembre. Cette journée a été votée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2013. À l’occasion de cette journée, l’UNESCO et ses partenaires organisent une série d’événements destinés à attirer l’attention sur le problème de l’impunité et ses impacts dévastateurs sur la société.

L’UNESCO convie toutes les organisations de la société civile au Maroc afin de promouvoir la liberté d’information

mar, 07/10/2014 - 14:47

À cette occasion, l’UNESCO a collaboré avec les organisations du Réseau marocain pour le droit d’accès à l’information (REMDI) afin de mieux faire connaître ce droit à l’opinion publique et en particulier aux jeunes du Maroc.

Intitulée « mobiliser l’art pour accéder à l’information », la célébration de cette année a proposé un espace d’expression sous toutes ses formes comme la peinture, la musque, le rap, le théâtre et des questionnaires pour illustrer et diffuser les principes et les moyens de jouir du droit de savoir au Maroc. À cette occasion, le bureau de l’UNESCO à Rabat a lancé une vidéo promotionnelle sur la liberté d’information, qui servira de support à une grande campagne au Maroc.

Le REMDI a également profité de cette occasion pour rappeler aux autorités marocaines les dispositions de l’article 27 de la Constitution, qui garantit le droit d’accès à l’information pour tous les citoyens et la nécessité de promulguer une loi dans ce même but. Lors d’une déclaration, les organisations de la société civile ont élaboré une première analyse du projet de loi 31.13, publié sur le site du gouvernement en juillet 2014.

L’organisation de cet événement a été rendue possible grâce au soutien du gouvernement de Finlande.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter :