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Actualizado: hace 2 horas 1 min

La Directrice générale exprime sa préoccupation suite aux informations relatives à la mort des journalistes iraquiens Suahaa Ahmed Rahdi et Jalaa Al-Abadi

Jue, 30/07/2015 - 14:56

« Je suis profondément préoccupée par les informations faisant état de la mort de Suahaa Ahmed Radhi et de Jalla Al-Abadi », a déclaré la Directrice générale. « Il est devenu très difficile pour le public de savoir ce qui se passe dans certaines parties de l’Iraq en raison des violences extrémistes. Nous espérons que les auteurs de ces actes haineux pourront être jugés le plus rapidement possible ».

Suahaa Ahmed Radhi travaillait comme rédactrice pour un journal de Ninive. D’après le Syndicat des journalistes iraquiens, elle a été kidnappée à son domicile par des militants violents et tuée.

Le Syndicat des journalistes iraquiens a également indiqué que des militants extrémistes violents ont fait irruption au domicile du caméraman de Mosaliah TV, Jalla Al-Abadi, et l’ont abattu dans une forêt à proximité de Mossoul.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

L'UNESCO présente son programme de recherche sur la sécurité lors des conférences de l'IAMCR 2015 et de la GCA

Mié, 29/07/2015 - 17:06

Les universitaires ont exprimé un vif intérêt pour le travail de l'UNESCO sur la sécurité des journalistes. Vingt chercheurs en journalisme et médias, ainsi que des chercheurs d'autres disciplines ont présenté leurs travaux en cours liés aux questions de sécurité. Les sujets allaient des traumatismes psychologiques des journalistes aux conditions de travail dans différents pays, couvrant aussi des problèmes comme l'emploi de drones dans le journalisme, les menaces particulières auxquelles sont confrontées les femmes et le journalisme de guerre.

En outre, les possibilités de coopération universitaires futures ont été explorées, notamment la mise en place d'un réseau de chercheurs et la collaboration concernant de futures recherches et publications.

D'après les données de l'UNESCO, plus de 700 journalistes et employés des médias ont été tués au cours des dix dernières années.

Faire taire les journalistes en les assassinant est l'acte ultime de censure. La situation est agravée par d'autres menaces qui vont de l'intimidation et du harcèlement aux politiques restrictives et à la détention arbitraire, avec notamment des agressions contre les femmes journalistes. Il est également inquiétant que plus de neuf cas d'assassinat de journalistes sur dix demeurent non résolus. Un cercle vicieux engendré par l'impunité en résulte, ainsi qu'une paralysie de la société plongée dans un climat de peur et d'autocensure.

Afin de mieux comprendre ces questions et d'agir, la recherche est nécessaire. C'est pourquoi, l'Organisation  a développé un programme de recherche pour la sécurité des journalistes afin de poursuivre la coopération avec le monde universitaire conformément au Plan d'action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l'impunité. Pour en savoir plus sur le programme de recherche sur la sécurité des journalistes ou les sessions spéciales, contactez Mme Reeta Pöyhtäri ou M. Ming Kuok Lim.

Liens :

L’UNESCO et toi – participe maintenant à l’étude sur les médias, la technologie et la paix destinée aux jeunes !

Mar, 21/07/2015 - 17:09

L’UNESCO invite les jeunes à échanger leurs opinions en remplissant le questionnaire ci-dessous. Il est divisé en trois parties et doit être complété en trois jours.

Ne remplis pas le questionnaire si tu es actuellement inscrit au cours en ligne ouvert à tous sur l’éducation aux médias et à l’information de l’UNESCO et de l’Université d’Athabasca.

Si tu es une jeune fille ou un garçon entre 14 et 25 ans, cet appel te concerne.

·        Questionnaire pour les jeunes, premier jour.

·        Questionnaire pour les jeunes, deuxième jour

·        Questionnaire pour les jeunes, troisième jour

 

 

Ta participation est essentielle et permettra d’informer la conception et le développement des programmes d’éducation aux médias et à l’information de l’UNESCO à travers le monde. Les détails concernant les prix se trouvent ci-dessous.

 

L’éducation aux medias et à l’information permet aux jeunes qui ont des compétences d’utiliser les médias et la technologie de façon efficace et en gardant leur esprit critique, tout en participant et en militant pour un usage éthique de l’information et des médias, la liberté d’expression et l’accès à l’information, le droit à la vie privée, l’égalité des sexes, le dialogue entre les cultures et les religions, la citoyenneté mondiale et la lutte contre les contenus haineux en ligne.

Partage tes réflexions sur ces questions en participant à l’étude.

L’UNESCO accorde une grande importance aux jeunes. La voix des jeunes compte. Les jeunes ne sont pas l’avenir. Ils sont le présent. Ils sont aujourd’hui. Ils contribuent au changement et à la paix pour la génération présente.

 

Lis avec attention le paragraphe d’introduction au début du questionnaire avant de commencer.

Il y aura un tirage avec deux prix sous la forme d’une bourse de deux semaines pour visiter une université d’Amérique du Sud et des Caraïbes, d’Europe ou d’une autre région du monde qui sera annoncée plus tard. Le prix sera offert par l’Université autonome de Barcelone à deux jeunes gens qui auront rempli entièrement l’ensemble des trois parties du questionnaire.

 

Renforcer les politiques et le financement en faveur de la viabilité des médias communautaires

Jue, 16/07/2015 - 16:36

Le séminaire se déroulera au siège de l’UNESCO, à Paris, en France, du 14 au 15 septembre 2015 et cherchera à promouvoir des régulations, une politique et un financement favorables aux radios communautaires et à faciliter le partage des connaissances sur la complémentarité des médias nationaux, communautaires et commerciaux.

Un environnement juridique favorable, qui offre la reconnaissance et facilite l’obtention de ressources et les mécanismes de soutien, est nécessaire à la viabilité à long terme des médias communautaires. Ils travaillent dans un but non lucratif et sont adaptés aux besoins particuliers et aux conditions de leurs communautés respectives. Cela signifie qu’une législation et un financement favorables aux radios communautaires doivent prendre en compte la multitude des modèles économiques existant dans le cadre d’un paysage médiatique national donné.

Une constatation commune est la nécessité de lutter pour la légitimité, le financement et la capacité professionnelle. Nombre de radios communautaires cèdent à des organismes influents dans le but de survivre, ou abandonnent et passent à autre chose. C’est d’autant plus inquiétant que les radios communautaires sont un véhicule de développement important dans de nombreuses régions du monde. Elles peuvent contribuer à la sensibilisation et à la connaissance de solutions aux problèmes de la communauté qui vont du développement rural à la gouvernance locale, en passant par la culture, l’éducation, l’agriculture, l’hygiène et le système sanitaire.

«  Les radios communautaires peuvent apporter une contribution significative à la vie de la nation. Elles permettent une communication dans les deux sens au sein de la communauté ; […] elles sont un outil d’éducation et contribuent au développement national ; ses bénéfices se répandent grâce à la technologie de diffusion du niveau local aux niveaux régional et national » a affirmé Jaya Prakash Gupta, ministre de l’Information et de la communication du Népal, dans un discours qu’il a prononcé lors de la réunion pour le développement des radios communautaires en Asie du Sud-est.

Guy Berger, directeur de la Division pour la liberté d’expression et le développement des médias de l’UNESCO souligne que la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias sont des moteurs essentiels d’un développement durable. Il poursuit en déclarant que : « Les radios communautaires […] soutiennent la démocratie en permettant aux individus d’exercer leur liberté d’expression et leur droit d’accès à l’information. » Il affirme qu’il existe un réservoir précieux de connaissances et de savoir-faire qui peut être partagé efficacement entre les régulateurs, les diffuseurs et les acteurs de tous horizons.

Des études de cas, des documents de réflexion et des recommandations issues du séminaire peuvent être partagées avec des parlementaires, des ministres, des professionnels, et la communauté internationale pour favoriser les partenariats, informer les responsables politiques et renforcer les environnements propices aux radios communautaires à travers le monde.

Journée mondiale des compétences des jeunes : éducation aux médias et à l’information pour les filles et les garçons

Jue, 16/07/2015 - 16:34

Plus qu’à aucun moment de l’histoire, des filles et des garçons apprennent sur eux-mêmes et le monde qui les entoure davantage au travers des médias et des technologies. Des phénomènes mondiaux comme la vie privée, la radicalisation des jeunes, les discours de haine et de nouvelles occasions de s’engager pour un changement social positif se développent à travers les médias et la technologie.

L’éducation aux medias et à l’information font partie intégrante des compétences du 21e siècle, qu’il s’agisse de compétences techniques ou sociales, comme la culture, la citoyenneté mondiale, l’éducation financière, à la santé, à la science et à l’environnement.

Ces compétences sont devenues essentielles à l’existence et à la survie des jeunes au 21e siècle.

Selon la remarque d’un jeune inscrit à une Formation en ligne ouverte à tous (MOOC) de l’UNESCO et de l’Université d’Athabasca sur l’éducation aux médias et à l’information et le dialogue entre les cultures :

« Vous savez, ce cours change ma vie, ma perception et corrige certaines de mes opinions à courte vue. Je suis tout simplement tellement content et je souhaite tellement pouvoir éduquer chaque enfant pour qu’il ne grandisse pas avec une certaine perception stéréotypée et dans l’ignorance » (Iredumare Ojengbede Opeyemi). 

L’UNESCO invite les organisations de jeunes et tous les acteurs à nous rejoindre dans notre travail de sensibilisation à l’importance des compétences dans le domaine des médias et de l’information afin d’autonomiser les filles et les garçons, en participant à l’initiative Women on Homepage (Femmes sur les pages d’accueil).

Téléchargez la brochure Women on Homepage. Faites-la circuler sur les réseaux sociaux. Participez aux actions suggérées, en soutenant les filles, les femmes et les garçons sur votre page d’accueil.

La Journée mondiale des compétences des jeunes a été instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 11 novembre 2014, soulignant l’importance du développement des compétences de la jeunesse à un niveau mondial.

La réunion intergouvernementale approuve un nouvel instrument normatif élaboré par l’UNESCO pour sauvegarder le patrimoine documentaire mondial

Jue, 16/07/2015 - 16:14

Poussée par sa responsabilité de sensibiliser à la nécessité de préserver le patrimoine documentaire mondial, l’UNESCO a reconnu qu’une action urgente était requise afin de faire en sorte que la mémoire collective du monde soit protégée et préservée pour les futures générations. Lors de sa 191e session, le Conseil exécutif de l’UNESCO a recommandé à la 37e session de la Conférence générale de décider que la question de la préservation et de l’accès au patrimoine documentaire doive être réglementée au niveau international au moyen d’un instrument normatif.

Dans ses remarques introductives prononcées à l’ouverture de la réunion intergouvernementale du Comité spécial, le représentant de la directrice générale, M. Getachew Engida, directeur général adjoint de l’UNESCO, a affirmé : « La mémoire collective des peuples du monde est d’une importance vitale pour préserver la diversité culturelle et linguistique, tisser des liens entre le passé et le présent et façonner l’avenir. Mais l’ampleur considérable de l’effort nécessaire afin de sauvegarder ce qui constitue une Mémoire du monde irremplaçable exige un engagement de la part de tous les acteurs responsables de la protection et de la transmission du patrimoine documentaire mondial. » En outre, il a souligné qu’ : « Ensemble, nous avons aujourd’hui une occasion unique d’affronter ces questions difficiles et de rechercher des solutions durables ».

Cette recommandation, qui sera soumise à la Conférence générale pour adoption plus tard dans l’année deviendra ainsi la pierre angulaire des politiques publiques et internationales de sauvegarde du patrimoine documentaire pour les décennies à venir. Son objet principal est de promouvoir la mise en place de principes et de normes pour une réglementation au niveau national et international de la sélection, préservation, accessibilité et questions politiques spécifiques qui ne sont pas déjà couvertes par les instruments normatifs existant.

Le nouvel instrument permettant de fixer des normes devrait être un outil essentiel d’harmonisation des pratiques dans ce domaine particulier et servira également à renforcer la coopération internationale pour faciliter l’accès au patrimoine documentaire et à l’échange de techniques de préservation de pointe.  Enfin, il devrait contribuer aussi à sensibiliser le public à l’importance du patrimoine documentaire et répondre aux exigences des États membres en définissant des normes et des principes directeurs pour tous les responsables de la sauvegarde et de l’accès à cette précieuse mémoire de l’humanité.

L’UNESCO a lancé le Programme Mémoire du monde en 1992 afin de se prémunir contre l’amnésie collective, en appelant à la sauvegarde des fonds d’archives et des collections de bibliothèques à travers le monde pour en garantir une large diffusion. La vision du Programme est que le patrimoine documentaire mondial appartient à tous, devrait être pleinement préservé et protégé pour tous et, tout en reconnaissant dûment les spécificités culturelles ainsi que les aspects pratiques, devrait être accessible de façon permanente à tous sans obstacle. Le Programme vise ainsi à protéger le patrimoine documentaire et à aider les réseaux d’experts à échanger des informations et à lever des fonds pour la sauvegarde et l’accès aux collections de documents et d’archives de valeur.

L’UNESCO s’allie avec la Cour interaméricaine des droits de l’homme pour une conférence sur la Journée contre l’impunité

Vie, 10/07/2015 - 17:19

L’événement, qui doit se tenir dans la salle d’audience de la Cour interaméricaine des droits de l’homme de Jan José, devrait attirer en particulier des juges et des procureurs d’Amérique latine et de la région des Caraïbes.

Edison Lanza, rapporteur spécial pour la liberté d’expression de la Commission interaméricaine des droits de l’homme de l’Organisation des États américains a conclu un accord de partenariat avec l’UNESCO et la Cour pour l’organisation de cet événement.

La conférence examinera l’impunité des crimes commis contre les journalistes, considérée comme l’un des principaux facteurs qui alimente le cycle de la violence contre l’exercice de la liberté d’expression et plus largement les droits de l’homme. Elle cherchera à approfondir et à partager l’expérience et la jurisprudence des Cours internationales ainsi que les références nationales concernant les Cours suprêmes.

Le fait de tenir la Conférence à la mi-octobre envoie un signal à la région et au monde en amont la Journée internationale des Nations Unies contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes prévue le 2 novembre.

En 2014, l’UNESCO a marqué cette Journée par une conférence qui a eu lieu à la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg.

L’événement de San José en 2015 débutera par une discussion en ligne et une formation en ligne à laquelle les citoyens pourront prendre part.

Selon le rapport 2014 de la directrice générale de l’UNESCO sur la sécurité des journalistes et les dangers de l’impunité, moins de six pour cent des 593 cas de meurtres de journalistes entre 2006 et 2013 ont été résolus.

La conférence aura lieu dans le contexte plus large du Plan d’action des Nations Unies pour la sécurité des journalistes et la question de l’impunité, soutenu par le Conseil des chefs de secrétariat des Nations Unies et salué par l’Assemblée générale de l’ONU.

Le programme provisoire, dont certains participants restent à confirmer, devrait inclure des représentants de tribunaux nationaux d’Amérique latine, du sommet judiciaire latino-américain, ainsi que des cours des droits de l’homme régionales et internationales.

Des groupes représentant la société civile, venus par exemple du Mexique, de Colombie, du Brésil et du Guatemala, discuteront du rôle qu’ils peuvent jouer dans la sensibilisation et le renforcement de l’efficacité des mécanismes visant à protéger les journalistes et mettre fin à l’impunité.

Pour en savoir plus, contactez Günther Cyranek, du Bureau de l’UNESCO à San José.

Le projet de note-concept de la conférence est disponible ci-dessous :

La Directrice générale demande une enquête sur le meurtre de trois journalistes mexicains

Mié, 08/07/2015 - 17:57

« Je condamne les meurtres de Filadelfo Sánchez Sarmiento, Gerardo Nieto Alvarez et Juan Mendoza Delgado », a déclaré la Directrice générale. « Les crimes commis contre les journalistes affectent la société toute entière et limitent la capacité des citoyens à faire des choix éclairés. Pour cette raison, il est essentiel que de tels crimes ne restent pas impunis. Il est important que les autorités enquêtent sur ces meurtres et que leurs auteurs soient traduits en justice ».

Filadelfo Sánchez Sarmiento a été tué dans l’État d’Oaxaca (sud du Mexique) ; Juan Mendoza Delgado a été retrouvé mort dans l’État de Veracruz (est du Mexique) ; et Gerardo Nieto Alvarez a été tué dans l’État de Guanajuato (centre du Mexique).

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les États membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

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Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

Des journalistes africains affûtent leurs compétences en vue du sommet sur le climat

Mié, 08/07/2015 - 16:25

Tel était le message de Jean-Pierre Poncet, deuxième conseiller de la délégation permanente française auprès de l’UNESCO, dans les propos qu’il a tenus aux 18 journalistes africains assistant à l’atelier de formation sur le changement climatique qui a débuté le 4 juillet au siège de l’UNESCO à Paris.

M. Poncet a remarqué que les acteurs officiels étaient importants au cours des processus de négociation qui ont conduit à la 21e session de la Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) en décembre de cette année dans la banlieue parisienne du Bourget. Mais il a souligné que seuls des journalistes au fait des questions de développement et de climat et de la façon dont ces derniers s’imbriquent dans le cadre des politiques nationales, seraient à même de les obliger à rendre des comptes.

L’atelier de formation, résultat d’un partenariat stratégique entre l’UNESCO et l’Agence française de coopération médias (CFI) vise à doter les journalistes africains du savoir et des compétences nécessaires pour couvrir de façon fiable la conférence scientifique internationale qui débute demain à Paris. Il fait partie d’une série de réunions préparatoires à l’événement COP 21 lui-même.

Les journalistes venaient du Kenya, de Madagascar, du Rwanda et de Tanzanie. Ils représentent une nouvelle génération de journalistes africains à la recherche de manières neuves de couvrir les complexités du changement climatique.

Si la majorité d’entre eux travaille pour la radio et la presse écrite, certains sont des bloggeurs qui s’appuient sur les réseaux sociaux pour sensibiliser le plus grand nombre au changement climatique.

Une ressource essentielle pour cet atelier de formation est la publication de l’UNESCO intitulée : « Le changement climatique en Afrique : Guide à l’intention des journalistes ».

L’atelier devrait s’achever le 11 juillet.

Nouvelles mises à jour disponibles dans l’Atlas interactif des langues en danger dans le monde

Mié, 08/07/2015 - 16:11

Les données concernant trente-sept langues ont été mises à jour au cours des premiers mois de 2015. Le niveau de danger de certaines s’est dégradé. C’est le cas du vote, une langue ouralienne parlée dans la Fédération de Russie. Le nombre de ses locuteurs est passé de 20 à seulement 15.

D’autres langues montrent des signes encourageants d’amélioration. De récentes informations tendent à faire considérer le sarsi et le yucatèque comme des langues en cours de revitalisation. Le sarsi est une langue du groupe athapascane-eyak, parlée en Alberta, au Canada et dont il ne reste plus que 150 locuteurs, d’après un recensement datant de 2006. Le yucatèque, également connu sous le nom de maya yucatèque est parlé dans la région péninsulaire du Bélize. Actuellement, le yucatèque est utilisé dans plusieurs initiatives de revitalisation : des programmes de radio et télévisions, la télévisions satellite et quelques enseignements scolaires.

Plusieurs autres entrées, comme celles de l’asturien-léonais, le gascon, le cornique, le han (Canada), le français de Jersey, le pitjantjatjara  ont été enrichies de ressources, bibliographies et liens nouveaux.

Selon Christopher Moseley, rédacteur en chef de l’Atlas, les contributions des « locuteurs et membres des communautés » sont précieuses car elles fournissent une information solide et de qualité sur le danger couru par les langues, en particulier les facteurs de danger associés aux processus d’usure ou de revitalisation.

L’atlas UNESCO des langues en danger dans le monde entend sensibiliser aux dangers courus par les langues comme un problème de niveau mondial, et contribuer à la mobilisation des locuteurs et des membres de la communauté afin qu’ils développent leurs propres initiatives de revitalisation de leurs langues respectives, au travers des médias culturels, éducatifs ou d’autres supports.

Développer les Ressources Éducatives Libres en Ouzbékistan

Lun, 06/07/2015 - 15:27

Le Séminaire s’inscrit dans le cadre de la Déclaration de Paris sur les Ressources Éducatives libres et de la Déclaration de Qingdao adoptée lors de la Conférence internationale sur les TIC et l’Éducation post-2015. Le contenu de ce séminaire a été élaboré sur la base des principes directeurs de l’UNESCO pour le développement et la promotion du libre-accès. Les participants au séminaire représentaient les centres de ressources et de documentation de 31 universités de toutes les régions du pays, la Bibliothèque Nationale de l’Ouzbékistan et le Réseau national Éducation-Information Ziyonet.

Comme les modules de formation incluaient des exercices pratiques en ligne, le Centre de ressources libres de l’Université nationale d’Ouzbékistan, qui possède des équipements TIC à haut débit a été choisi pour accueillir l’événement. La cérémonie d’ouverture du Séminaire s’est déroulée en présence du recteur de l’Université nationale d’Ouzbékistan, du chef du Bureau de l’UNESCO de Tachkent, du ministre délégué pour l’enseignement secondaire et supérieur spécialisé, du directeur de la bibliothèque Nationale d’Ouzbékistan et du Secrétaire général de la Commission national d’Ouzbékistan pour l’UNESCO. Le discours inaugural a été prononcé par un expert de l’Université des Technologies de l’Information de Tachkent. Les modules de formation traitaient de matières concernant les revues en accès libre, les dépôts en accès libre, les Creative Commons, les bibliothèques numériques en ligne, la conception de l’apprentissage en ligne.

À l’issue du séminaire, tous les participants ont eu l’occasion de passer l’examen en ligne sur les « Ressources Éducatives Libres » de l’Institut international de l’UNESCO sur les Technologies de l’information de Moscou. Afin d’amplifier l’impact du séminaire, les participants doivent, à leur retour dans leurs organisations respectives, organiser des sessions et des modules de formation comparables pour les personnels des bibliothèques et les enseignants des universités en vue de partager les matériels éducatifs des Solutions ouvertes et d’établir un réseau mondial de bibliothèques et d’établissements d’enseignement supérieur.

Les Ressources Éducatives Libres (REL) sont les matériels d’enseignement, d’apprentissage ou de recherche qui sont dans le domaine public ou qui ont été publiés sous licence de propriété intellectuelle en autorisant librement l’usage, l’adaptation et la distribution. Elles offrent une opportunité stratégique d’améliorer la qualité de l’éducation et de faciliter le dialogue concernant les politiques, le partage du savoir et la construction des compétences. Au cours des dix dernières années, l’UNESCO à contribué à stimuler un mouvement international de soutien aux REL.

Mise en place d’un Centre mondial d’excellence pour les personnes handicapées s’appuyant sur les TIC

Lun, 06/07/2015 - 12:13

À l'ouverture  de la réunion, M. Lenin Moreno, ancien vice-président de l'Équateur et Envoyé spécial des Nations Unies sur le handicap et l'accessibilité, a souligné l'importance de l'inclusion culturelle et technique des personnes handicapées dans la société. Il a aussi mis en avant le fait que le handicap fait partie de la diversité des aptitudes présentes dans le monde, diversité sans laquelle ce dernier serait moins intéressant, et que l'implication des personnes handicapées dans la création des TIC était vitale.

Pendant deux jours, les experts ont débattu du projet de Centre, qui devrait être établi au Koweït, afin de définir sa vision, sa mission, ses fonctions, ses objectifs, son ampleur et son nom. Ils sont ensuite passés à la rédaction d'une feuille de route stratégique, et à l'élaboration de propositions pour l'organisation du Centre mondial, ainsi que les ressources et l'infrastructure nécessaires.

Les perspectives et recommandations des experts ont été jugées précieuses et contribueront sans aucun doute à la création d'un Centre mondial inclusif et important, travaillant à l'autonomisation des personnes handicapées au moyen des TIC. Les organisateurs de cette réunion d'experts ont également invité les participants à identifier des problèmes et obstacles particuliers empêchant d'accéder à l'information et au savoir et de leur trouver des solutions possibles, ainsi que des TIC et  des technologies d'assistance adaptées.

La proposition de fonder un Centre mondial d'excellence sera soumise aux organes directeurs de l'UNESCO pour approbation.

La Directrice générale rencontre John Whittingdale, Ministre de la culture, des médias et des sports du Royaume-Uni

Jue, 02/07/2015 - 12:05

La Directrice générale a évoqué son engagement sans faille à renforcer l’action de l’UNESCO en vue d’appuyer les réponses internationales à la destruction du patrimoine culturel et au trafic de biens culturels, en rappelant les mesures prises pour appliquer la résolution 2199 du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, avec la collaboration de nombreux partenaires.

Le Ministre a évoqué les actions de plus en plus nombreuses menées dans ce domaine par le Gouvernement britannique, qui travaille avec les musées, les services des douanes, la police et d’autres acteurs clés. Il a souligné l’intérêt pour l’UNESCO de participer à ces actions.

Irina Bokova s’est félicitée des déclarations encourageantes du Royaume-Uni concernant la ratification de la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de 1954, qui interdit de prendre pour cible le patrimoine culturel ou de l’utiliser à des fins militaires. Le Ministre a insisté sur l’engagement de son Gouvernement dans ce domaine et est tombé d’accord avec la Directrice générale sur la nécessité d’instituer par le biais des conventions de ce type un ordre international basé sur des règles. 

La discussion a ensuite porté sur l’impératif de combattre la radicalisation qui alimente le nettoyage culturel, et la Directrice générale a présenté l’action de l’UNESCO, notamment son nouveau cadre d’action pour l’autonomisation des jeunes au service de l’édification de la paix. Il a été question de la nécessité de lutter contre les propos haineux sur Internet et dans les médias sociaux, en particulier chez les jeunes.

Irina Bokova a présenté l’action de l’UNESCO en faveur de la promotion de la liberté d’expression et de la sécurité des journalistes, notamment en tant que chef de file pour la mise en œuvre du Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes. Le Ministre a exprimé son vif intérêt pour ces questions et pour l’action de l’UNESCO à cet égard, déclarant qu’il espérait un renforcement de la coopération dans ce domaine.

La Directrice générale a évoqué le 70e anniversaire de la création de l’UNESCO célébré cette année et le rôle historique joué par le Royaume-Uni dans la naissance de l’Organisation.

Le PIDC est prêt pour l'ère numérique

Mié, 01/07/2015 - 11:17

Elle s’est exprimée à l'occasion d’une table ronde intitulée : « Les Nations Unies à 70 ans – en route vers l’avenir : l'ONU est-elle adaptée à l’ère numérique ? »

Ms Shala a souligné que le PIDC évolue afin de relever les défis de l’ère numérique, au travers de partenariats tels que celui conclu avec la Deutsche Welle sur les indicateurs de viabilité des médias – qui concerne également la viabilité des médias numériques, et en soutenant des projets novateurs dans le domaine des médias comme une formation en ligne destinée aux magistrats mexicains.

Ces actions visent à combler le fossé numérique entre les nations, à soutenir la liberté d’expression sur Internet, ainsi que l’accès à l’information, et à définir ces derniers comme étant des droits.

“Aucune autre évolution contemporaine n’est susceptible d’avoir un impact à long terme aussi profond sur la société mondiale que la révolution de l’information et la montée en puissance d’Internet » selon la présidente du PIDC.

Ms Shala a décrit le PIDC comme étant à l’avant-garde des efforts de promotion de la sécurité des journalistes, dont la sécurité numérique fait partie. En outre, le PIDC favorise l’autonomisation des jeunes afin qu’ils puissent faire figurer leurs problèmes de façon efficace sur l’agenda des médias numériques et des réseaux sociaux.

« C’est cela qui permet aux jeunes de prendre le contrôle de leur propre identité – au lieu de les laisser vulnérables aux manipulations émotionnelles de la propagande et de la publicité. Nous vivons dans un monde jeune » a-t-elle déclaré.

Elle a noté que le Conseil du PIDC soutenait de façon constante le travail de définition de règles au travers de l’élaboration et de l'utilisation d’indicateurs pertinents pour le développement des médias.

Ce travail englobe les indicateurs pour le développement d’Internet, afin d’évaluer dans quelle mesure l’universalité d’Internet se trouve renforcée par les principes des droits de l’homme, de l’ouverture, de l’accessibilité et de la participation d’acteurs multiples (principes ROAM).

Il faudrait faire davantage mais le PIDC s’adapte toujours mieux, selon la présidente du PIDC, qui a ajouté qu’ « il va sans dire que les Nations Unies doivent s’adapter à l’ère numérique, à laquelle il n’y a pas d’alternative ».

L’UNESCO et SMEX lancent une formation en ligne pour les journalistes numériques arabes

Vie, 26/06/2015 - 11:06

Actuellement, les journalistes citoyens ou producteurs de médias proches de leur communauté vont au-delà des blogs et de Twitter ; certains d’entre eux dirigent de véritables entreprises de médias indépendantes, gèrent la production de contenus complexes et des plans de diffusion stratégiques. Souvent, ils effectuent leurs reportages en direct sur le terrain avec seulement un téléphone mobile, et touchent des millions de personnes. Gardant cela à l’esprit, et dans une région qui subit des bouleversements importants, un réel besoin se fait sentir de voix indépendantes qui sachent raconter les histoires d’aujourd’hui en utilisant tous les canaux qui permettent de toucher les gens.

C’est pourquoi l’UNESCO et le SMEX ont uni leurs efforts pour une initiative qui correspond à leurs mandats respectifs, destinée à créer un environnement propice à la liberté d’expression, en portant une attention particulière aux jeunes et aux femmes.

Parmi les modules prévus:

  • L’esprit du journalisme numérique
  • L’écriture dans le monde numérique
  • La vérification et l’attribution du contenu produit par les utilisateurs
  • Les reportages effectués avec des mobiles
  • Le journalisme d’investigation
  • Journalisme de données
  • Le journalisme entrepreneurial
  • Prévoir, promouvoir et mesurer l’impact de votre travail

En accompagnement de chacun des modules thématiques mentionnés ci-dessus, des modules parallèles prenant pour sujet la sécurité numérique seront organisés chaque semaine. Ils permettront aux stagiaires d’être mieux armés pour se protéger eux-mêmes ainsi que leurs sources dans le cadre de leur travail.

Des rencontres avec des intervenants seront organisées, des discussions en ligne et des réunions éditoriales permettront aux participants d’échanger des idées, leur expérience ou de recevoir d’autres conseils.

Ce programme de formation de huit semaines sera administré à travers NetHawwal.com, la plateforme de formation de SMEX. Les participants qui le terminent avec succès recevront un certificat et bénéficieront d’un soutien personnalisé de six semaines, dans le développement de leur projet de journalisme numérique.

Un certain nombre de participants, sélectionnés en fonction de leur engagement dans le programme et de la qualité du contenu qu’ils ont produit, seront invités à participer à des ateliers individuels qui auront lieu à Beyrouth en 2016, où ils seront rejoints par des journalistes numériques de haut niveau.

Des candidatures en provenance des pays suivants sont invitées à être présentées : l’Algérie, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Maroc, la Palestine, la Syrie (y compris les réfugiés syriens), la Tunisie et le Yémen. Il n’est pas nécessaire que les participants soient des journalistes professionnels, mais ils seront sélectionnés dans une certaine mesure en fonction des travaux journalistiques qu’ils ont déjà produits. Les candidats sont encouragés à envoyer leur candidature avant le 20 juillet, car le nombre de participants est limité à 100.

Cliquez ici pour en savoir plus sur le contenu de cette formation en ligne, les modalités et le public visé.

Posez votre candidature ici (seulement en arabe).

Cette formation est soutenue par un projet financé par le gouvernement finlandais et destiné à promouvoir la liberté d’expression dans le monde arabe en contribuant à la construction de compétences journalistiques et en mettant en avant leur sécurité, en renforçant les cadres juridiques et régulatoires, en faisant progresser l’égalité des sexes dans les médias et en favorisant l’expression personnelle et l’accès à l’information des jeunes réfugiés syriens.

Elle bénéficie également du soutien du projet Réseaux de la Jeunesse Méditerranéenne financé par l’Union européenne, qui parmi d’autres objectifs, favorise la liberté d’expression des jeunes, le renforcement de leur représentation dans les médias la construction des compétences et les échanges entre jeunes journalistes, bloggeurs et organisations pour la jeunesse.

La politique étrangère doit reconnaître l'importance de la viabilité des médias

Jue, 25/06/2015 - 11:08

Selon Laura Schneider, chef de projet  chargée de la recherche et de l’évaluation à la Deusche Welle Akademie, une discussion sur la viabilité des médias doit débuter par le dispositif d’évaluation développé par le PIDC en collaboration avec la DW Akademie.

Auparavant, lors de ses remarques préliminaires, Fackson Banda, du PIDC, a expliqué que les indicateurs sur la viabilité des médias développés par le PIDC représentaient cet instrument d’évaluation, car ils visent à établir une base de connaissances pour comprendre le statut et la viabilité économique et financière des médias dans un pays donné.

Relevant ce point, Ms Schneider, dont l’organisation s’est associée au PIDC pour développer cet instrument, a souligné l’importance d’un pilotage des indicateurs afin de saisir leur utilité et leur polyvalence en tant qu’outil de diagnostic.

Prenant la parole au nom du Center for International Media Assistance (CIMA), qui aide au développement de médias indépendants, Mark Nelson, le directeur principal du Centre, a présenté une étude menée par le CIMA afin de contribuer à la compréhension de l’aide apportée par les pays du comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE ainsi que des modalités et lieux de cette aide.

Il a conclu que les indicateurs sur la viabilité des médias du PIDC pourraient potentiellement apporter des changements considérables, en amenant les pays du CAD/OCDE à mieux cibler leur soutien à la question plus large du progrès de médias libres et indépendants.

Pour sa part, Daniel Blank, de la DW, responsable des partenariats au niveau mondial, a incité les participants à réfléchir à la façon dont les indicateurs de viabilité des médias pourraient être utiles à la formation des futurs stratégistes des entreprises de médias.

Il s'est déclaré inquiet que les ateliers de formation aux affaires soient parfois menés dans un environnement ignorant le positionnement commercial des entreprises de médias . Il a également observé que l'instrument PIDC pourrait potentiellement y remédier.

Les indicateurs de viabilité médiatiques ont été développés par Robert Picard, de l'Université d'Oxford, après consultation du PIDC et de la DW Akademie.

La BBC Media Action et le Conseil catholique des médias allemand (CAMECO) ont, entre autres, pris part à la table ronde, qui était l'une de celles qui ont eu lieu au cours du Forum mondial des médias organisé par la Deutsche Welle autour du thème « Médias et politique étrangère à l'ère numérique ».

Le Forum mondial des médias met l’accent sur la sécurité des journalistes

Mié, 24/06/2015 - 11:48

Peter Noorlander, directeur de Media Legal Defence Initiative, organisation qui apporte un soutien juridique aux journalistes, a évoqué une tendance croissante à persécuter les journalistes sur le plan juridique, en engageant des poursuites sous des prétextes comme la fraude fiscale.

Le Dr Antonia Rados, correspondante principale en Allemagne de la télévision RTL pour les Affaires étrangères, a identifié de nouvelles menaces. Elle a indiqué que sa chaîne ne met plus l’intégralité de son contenu en ligne, car cela pourrait mettre en danger certaines des personnes interviewées, du fait de la portée d’Internet.

Elle a ajouté que les groupes terroristes ne respectaient plus les journalistes, parce qu’ils disposent désormais de leurs propres moyens médiatiques. Il est nécessaire de construire une communauté de journalistes afin de retrouver une certaine force.

Zalah Zater, ancien reporter des chaînes Al-Assema TV et Al-Nabaa a décrit comment les menaces grandissantes l’avaient forcé à quitter son pays. Beaucoup de journalistes ont abandonné leur métier plutôt que de travailler pour la propagande.

Pour Guy Berger, de l’UNESCO, tous les acteurs ont besoin d’une information et d’une couverture médiatique fiable, ce qui veut dire qu’il est possible de persuader les propriétaires de médias et les groupes extrémistes de reconnaître l’autonomie des journalistes. Il faut signifier clairement que ceux qui s’en prennent aux journalistes peuvent avoir à subir de graves conséquences.

Berger a également signalé que le Plan des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité était un cadre susceptible de contribuer à la construction de coalitions pour la protection du travail de la presse et d’assurer l’application de la loi en cas d’agression.

L’UNESCO présente sa publication pour combattre les discours de haine sur Internet

Lun, 22/06/2015 - 16:59

L'étude a été développée en collaboration avec le Programme de droit et politique comparées des médias de l'Université d'Oxford. Elle offre un panorama mondial des dynamiques caractéristiques des discours de haine en ligne et des mesures adoptées pour les combattre et les contenir, en mettant en avant les bonnes pratiques qui ont émergé au niveau local comme au niveau national. Si l 'étude fournit une analyse complète des cadres normatifs internationaux, régionaux et nationaux qui ont été élaborés pour faire face aux discours de haine en ligne et des répercussions sur la liberté d'expression, elle met particulièrement l'accent sur les mécanismes sociaux et non réglementaires qui peuvent contribuer à lutter contre la production, la diffusion et l'impact des messages de haine en ligne.

L'étude traite de quatre points de tension essentiels entre les règles internationales concernant la liberté d'expression et l’obligation des États et des sociétés à combattre et limiter le discours de haine. Elle analyse tout d'abord la définition du discours de haine ; puis la compétence juridique des gouvernements nationaux et le rôle des entreprises transnationales, en troisième lieu, la nature du discours de haine sur Internet et sa relation avec le discours hors Internet et l'action ; enfin, elle identifie un éventail de méthodes qui ont été mises en œuvre pour traiter de problèmes particuliers dans certains contextes.

L'étude est centrée sur quatre types d'initiatives qui ont été lancées afin de contrer l'émergence et /ou la propagation de messages haineux : i) des efforts de recherche permettant de suivre l'émergence et la diffusion des discours de haine, en développant un système d'alerte précoce et des méthodes qui facilitent la distinction entre les différents types d'actes de parole. ii) des actions coordonnées, menées par des membres de la société civile qui cherchent à créer des coalitions nationales et internationales afin de répondre aux menaces émergentes qui lient la haine en ligne à la violence hors ligne. iii) des initiatives encourageant les réseaux sociaux et les fournisseurs de service Internet à jouer un rôle plus vigoureux et à réagir aux discours de haine en ligne ; et iv) des campagnes et des initiatives d'éducation aux médias afin de préparer les utilisateurs à interpréter le discours de haine et à  réagir aux messages de haine. En s'appuyant sur ces cas, l'étude propose une série de recommandations qui pourront être adoptées par différents acteurs pour élaborer des réponses pratiques et adaptées.

L'étude prend sa source dans la mise en œuvre de la résolution 52, votée par les 195 États membres  de l'Organisation, lors de la 37e Conférence de l'UNESCO qui a eu lieu en novembre 2013. Cette résolution appelait à une étude consultative complète et multilatérale, dans le cadre du mandat de l’UNESCO, sur les questions de l’information et du savoir, de la liberté d’expression, du droit à la vie privée, ainsi que la dimension éthique de la Société de l’information, en lien avec Internet.

La recherche sur les discours de haine a contribué à cette étude plus vaste.

L’intégralité de l'étude est disponible ici en anglais.

Compte à rebours pour la Semaine mondiale d’éducation aux médias et à l’information 2015

Vie, 19/06/2015 - 17:07

Cet événement annuel est organisé par l’UNESCO et l’Alliance des civilisations-ONU (UNAOC) en collaboration avec l’Alliance mondiales des partenaires de l’éducation aux médias et à l’information (GAPMIL) et le Réseau universitaire pour l’éducation aux médias et à l’information et pour le dialogue interculturel (Réseau Universitaire MILID).

Au cours de la conférence de cette année, le prix de l’éducation aux médias et à l’information de la GAPMIL, une initiative de l’UNESCO,  sera décerné pour la première fois. Le premier prix international MIL reviendra à Jad Melki, fondateur de la Media and Digital Literacy Academy  (Académie pour l’éducation aux médias et au numérique) de Beyrouth (Liban) et à Tessa Jolls, directrice générale du Centre pour l’éducation aux médias (Etats-Unis). Le prix international MIL est soutenu par l’UNESCO et l’UNAOC.

Pour la cinquième fois, la Semaine MIL réunira divers acteurs engagés dans la promotion de l’éducation aux médias et à l’information comme moyen de favoriser l’inclusion sociale, le dialogue entre les cultures et les religions. Les parties prenantes, notamment des universités, des associations, des professionnels, des groupes de recherche, des enseignants, ainsi que des spécialistes de la technologie, de l’information et des médias originaires du monde entier, seront présentes afin de donner une impulsion au dialogue au niveau mondial.

L’UNESCO et ses partenaires invitent les acteurs venus du monde entier à mettre en place des initiatives locales en ligne et hors ligne. Un intérêt particulier doit être porté aux jeunes et au rôle qu’ils jouent dans le dialogue mondial et la paix. Cliquez pour connaître les dix façons de célébrer la Semaine mondiale MIL 2015.

La conférence principale se tiendra à l’hôtel Philadelphia Westin, en plein cœur de Philadelphie, la Ville de l’amour fraternel. Le thème de la Conférence MIL 2015 est Célébrons la connectivité entre les cultures.

Grâce aux efforts de l’UNESCO, de l’UNAOC, du Centre d’information nordique pour la recherche sur les médias et la communication (NORDICOM) et du Réseau universitaire MILID, un annuaire MILID a été publié en 2013 et 2014. L’annuaire MILID 2015 sera présenté officiellement lors de la Conférence sous le titre MIL pour les Objectifs de développement durable.

La Semaine mondiale MIL 2016, qui se tiendra au Brésil, sera organisée pendant la Conférence. Visitez notre site Internet pour les informations les plus récentes.

Le Réseau universitaire MILID est la branche recherche de l’Alliance mondiale  des partenaires MIL (GAPMIL). GAPMIL a été créé afin de faire campagne pour une éducation aux médias et à l’information pour tous, de mener un travail de sensibilisation au niveau mondial, de développer et mettre en œuvre conjointement  des initiatives MIL concrètes dans la lignée du Cadre et du Plan d’action. Cliquez sur ce lien pour en savoir davantage et rejoindre GAPMIL.

Au cœur de l’actualité : l’UNESCO Bangkok présente une étude régionale sur les femmes journalistes

Vie, 19/06/2015 - 15:28

L’étude Inside the News, Challenges and Aspirations of Women Journalists in Asia and the Pacific (Au cœur de l’actualité, défis et aspirations des femmes journalistes en Asie et dans le Pacifique), publiée par le Bureau de l’UNESCO à Bangkok, ONU femmes et la Fédération internationale des journalistes (FIJ), fait la lumière sur la manière dont les questions de genre affectent la vie et le travail des journalistes dans la région, avec plusieurs études de cas au Cambodge, en Inde, en Malaisie, au Népal, au Pakistan au Sri Lanka et à Vanuatu.

À quoi ressemble un instantané des questions de genre dans le paysage médiatique de la région ? Quelle est la place des femmes dans la production des informations et la gestion des organes de presse ? Quelles sont leurs conditions de travail et quelles possibilités de carrières leur sont ouvertes ? À quels obstacles sont-elles confrontées ?

L’étude sera présentée le 22 juin à Bangkok au Club des correspondants étrangers de Thaïlande lors d’un événement ouvert au public. Elle dresse un bilan de la situation des femmes journalistes en Asie et dans le Pacifique, vingt ans après l’adoption de la Déclaration de Pékin et du Programme d’action correspondant, et propose des actions de promotion de l’égalité des sexes dans les médias de la région.

La publication de l’étude et l’organisation de sa présentation ont été rendues possibles grâce au soutien de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement.

Quelques points essentiels :

  • Les emplois occupés par les femmes dans les médias : Reporters d’actualité (30 %), rédactrices (16 %), rédactrices en chef (11 %), correctrices (10 %), chroniqueuses (8 %), présentatrices (8 %), productrices (7 %), photographes (5 %), secrétaire de rédaction (2 %), documentation (2 %), techniciennes du son ou de l’image (1 %)
  • Écart salarial entre femmes et hommes dans les médias de l’Asie-Pacifique : 69 dollars  (le salaire mensuel moyen est de 437 dollars pour les femmes et 506 dollars pour les hommes).
  • Comment promouvoir l’égalité des sexes dans les médias ? Selon les femmes journalistes, il faudrait : « qu’il y ait davantage de femmes à des postes de responsabilité » (25 %), « une stratégie de discrimination positive à l’emploi » (20 %) ; selon les hommes, il faut : « accroître la présence des femmes dans les médias à tous les niveaux » (28 %), « améliorer les conditions de travail pour les rendre plus compatibles avec la vie familiale » (22 %).
  • Positions des femmes dans les médias : trois personnes embauchées sur dix actuellement sont des femmes. 23  % des femmes sont des responsables éditoriales de niveau moyen, 20 % sont des responsables éditoriales de niveau supérieur, et 18  % sont des dirigeantes.
  • 18 % des femmes journalistes ont fait l’expérience du harcèlement sexuel au travail.
  • Les femmes sont-elles suffisamment visibles dans les syndicats ? 48 % des personnes interrogées ont répondu « non », 23 % pensent que « oui » et 25 % « ne savent pas ».

Téléchargez la publication :

Inside the News: Challenges and Aspirations of Women Journalists in Asia and the Pacific

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