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L’UNESCO lance une nouvelle publication sur le maintien de l’ordre et la liberté d’expression

Jue, 20/11/2014 - 10:40

Le manuel pédagogique a été lancé en présence de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en Tunisie, Monsieur Hans van Vloten Dissevelt et le Chargé de projet, Monsieur Samir Marmouri. Ce manuel représente une référence en matière de réforme du secteur de la sécurité sur les droits de l’homme, la liberté d’expression et la sécurité des journalistes.

La conférence régionale a permis aux professionnels des médias et représentants de la société civile de la région d’Afrique du Nord (Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie et Libye) de découvrir le manuel et les différents aspects du projet de formation des forces de sécurité sur la liberté d’expression.

Ce projet, le premier de ce genre dans le monde arabe, est organisé avec le Ministère de l’intérieur de la Tunisie. Il a pour objectif d’améliorer les relations entre forces de sécurité et les journalistes, ce qui est particulièrement important en période de transition démocratique.

Le cycle de formations pour l’année 2014 a débuté en mai à Tunis dans trois lieux : l’Ecole national de formation des cadres de la sûreté et de la police nationale de Salambo, le Centre national de formation continue de la sûreté nationale de Carthage Byrsa, et le Centre de formation de la sûreté nationale de Tunis à Bouchoucha.

Ces formations ont été aussi organisées en septembre et octobre 2014 dans quatre régions en Tunisie : Kairouan, Sfax, Zarzis et le Kef. Chaque formation implique des sessions communes avec des officiers des forces de sécurité et des journalistes tunisiens.

Le projet de  « formations de forces de sécurité sur la liberté d’expression, la liberté de la presse et la sécurité des journalistes » est soutenu par l’ambassade du Royaume Pays-Bas en Tunisie.

>> Pour télécharger le manuel en français cliquez ici.

L’UNESCO soutient la Radio Tunisienne pendant la période électorale

Lun, 03/11/2014 - 17:19

Il s’agissait de vérifier qu’ils avaient bien intégré les règles de répartition des temps de parole et de répondre à toute interrogation qu’ils pouvaient encore avoir. Cette formation s’est déroulée dans trois des stations du réseau de service public : Radio Sfax, Radio Monastir et la Radio Tunis Chaîne Internationale (RTCI), qui émet depuis Tunis. Elle s’est tenue du 9 au 17 octobre 2014 et 36 journalistes et animateurs en ont bénéficié. 

Au fil de son déroulement, journalistes et animateurs se sont dits un peu perdus, non pas tant par les règles – dont ils ont plutôt bien assimilé les principes – que par leur mise en œuvre pratique : comment accorder le temps de parole auquel ils ont droit à la multitude de partis qui sont en lice ? Comment résister aux pressions plus ou moins directes des candidats et de leur entourage ? Comment comptabiliser le temps de parole d’experts ou de commentateurs dont on sent bien que leurs analyses sont partisanes ? Comment rendre les femmes plus présentes à l’antenne alors que, comme le rappelle, découragée, une des participantes,  « lorsque j’appelle tel parti pour solliciter un entretien avec la numéro 2 de la liste [obligatoirement une femme], on me répond que seul le numéro 1 [toujours un homme…] est habilité à parler au nom de la liste… »

Les questions sont souvent très pratiques : comment traiter un fait divers lié à la campagne (les risques de violence liée au terrorisme sont présents dans tous les esprits), à quelle source se fier pour en désigner les auteurs présumés, que peut-on fournir comme informations le jour du scrutin, comment peut-on rendre compte d’incidents liés au vote, etc.

Mais les problèmes qui taraudent les esprits sont avant tout liés à la place du service public dans le paysage audiovisuel tunisien. La liberté de ton et la réactivité des antennes privées, face à la lourdeur administrative et au ton parfois institutionnel qui règnent encore à la Radio tunisienne, mais aussi les manquements aux règles déontologiques, les sanctions pour lesquels sont parfois longues à venir – tout cela déstabilise journalistes et animateurs.

A la rédaction de la RTCI, on est plus serein, mais très affairé par la préparation des trois journaux quotidiens. Les règles sont intégrées et maîtrisées par la rédaction en chef et la direction de la chaîne. Les principales difficultés relevées sont celles liées à la spécificité de cette rédaction francophone : certains partis n’ont pas d’intervenants s’exprimant dans cette langue ; il est également difficile de faire un micro-trottoir en français sans biaiser par cette discrimination le ton général des réponses à la question posée. « Peut-on dans ce cas doubler une intervention en arabe par une traduction superposée ? » suggère une des journalistes.

A l’issue de ces journées passées au sein de rédactions très diverses, le bilan est plutôt encourageant : les règles permettant une couverture équitable de la campagne électorale ont été comprises et acceptées, même si leur mise en œuvre face à un paysage politique foisonnant constituait un véritable défi. Les participants ont apprécié d’avoir pu aborder « des exemples concrets de problèmes pouvant survenir et la manière d’y répondre. » Aucun manquement n’a été noté par la HAICA et, au dire même des participants, cette formation leur permettra d’aborder plus sereinement les élections à venir : présidentielle, puis municipales.

Ce projet de formation pour les médias publics tunisiens pendant la période électorale a été soutenu par la République de Finlande.

L’enseignement du journalisme est plus important que jamais dans le contexte actuel

Mar, 21/10/2014 - 10:28

Cette demande a été formulée par Getachew Engida, Directeur général adjoint de l’UNESCO, lorsqu’il a accueilli des formateurs au journalisme français et européens, des professionnels et des étudiants à la 5e édition de la conférence nationale des métiers du journalisme (CNMJ), qui a commencé aujourd’hui au siège de l’UNESCO à Paris.

Il a expliqué aux 233 participants que pour l’UNESCO, les écoles de journalisme avaient une grande responsabilité dans un monde où la liberté d’expression et la sécurité des journalistes sont constamment menacés. À ce propos, la formation au journalisme est un sujet de débat essentiel lors des réunions mondiales préparant l’agenda pour le développement post-2015, dans lequel la liberté d’expression est perçue comme un prérequis pour l’innovation journalistique.

Getachew Engida a ajouté que « C’est dans cet esprit que l’année passée, l’UNESCO a lancé 10 nouveaux modules de spécialisation au journalisme dans les Programmes modèles d’enseignement du journalisme : Recueil de nouveaux manuels »

Il a rappelé aux participants que l’Initiative mondiale pour l’excellence de l’enseignement du journalisme lancée par l’UNESCO pouvait leur servir de référence pour collaborer avec l’Organisation des Nations Unies pour atteindre les objectifs de l’initiative : une excellence mondiale partagée en matière de pratique, d’enseignement et de recherche du journalisme.

M. Engida a également informé l’assemblée que l’UNESCO venait de publier un rapport sur les tendances mondiales en matière de liberté d’expression et de développement des médias. Il a ensuite ajouté que l’Organisation travaillait actuellement sur une étude complète des questions liées à Internet, dont les résultats seraient diffusés au mois de mars. Il a invité les participants à la conférence à contribuer aux débats suscités par les résultats de ces tendances mondiales et de cette étude sur Internet.

Cette conférence a fait intervenir d’autres acteurs médiatiques : Fleur Pellerin (Ministre française de la culture et de la communication), Jean-Marie Charon (président de la CNMJ), Pascal Guénée (Institut pratique du journalisme de Paris-Dauphine), Christina Agren (SVT, télévision suédoise), Marco Garcia Rey (Université de Madrid) et Susan Fearn (BBC Academy).

La CNMJ est un espace de dialogue ouvert et de débat pour les formateurs au journalisme et les professionnels. Mise en place en 2010, elle accueille les représentants de 14 écoles de journalisme françaises reconnues ainsi que des formateurs, des associations professionnelles, des autorités publiques, des chercheurs et d’autres parties prenantes qualifiées.

Cette 5e édition de la conférence est unique car elle permet une plus grande inclusion des formateurs au journalisme européens et aux professionnels. Elle s’illustre donc comme un événement paneuropéen.

La sécurité des journalistes et l’impunité tiennent une grande place dans la nouvelle résolution votée par le Conseil des droits de l’homme

Mar, 07/10/2014 - 14:54

La délégation autrichienne, principal commanditaire du projet de résolution, a dénoncé le fait que la majorité des cas d’attaques et de violences contre les journalistes restaient impunis, dans la mesure où les auteurs de ces crimes jouissent d’une totale impunité. La vulnérabilité des journalistes, qui deviennent les cibles d’une surveillance illégale et arbitraire, d’une interception de leurs communications, violant ainsi leurs droits à la confidentialité et leur liberté d’expression a également soulignée.

Cette résolution appelle les États à développer et appliquer des stratégies pour combattre l’impunité des attaques et des violences contre les journalistes. Ces stratégies permettront la mise en place de services d’enquête ou des commissions indépendantes, l’affectation d’un procureur spécial, la formation des procureurs et du personnel judiciaire et l’élaboration de dispositifs de collecte de données et d’un mécanisme de réaction rapide. Elle reconnaît également l’importance de la question de la sécurité des journalistes à travers le processus d’examen périodique universel.

Cette résolution rappelle également le rôle de l’UNESCO pour assurer la sécurité des journalistes et appelle les États membres et toutes les parties prenantes concernées à coopérer pour mettre en place le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité, soutenu par l’UNESCO.

Guy Berger, Directeur de la section de l’UNESCO pour la liberté d’expression et le développement des médias, s’est exprimé lors d’un événement parallèle à la 27e réunion du Conseil des droits de l’homme qui s’est déroulée quelques jours plus tôt. À l’occasion de cette manifestation organisée par l’ONG Article 19, il a affirmé que la lutte contre l’impunité concordait parfaitement avec la déclaration finale des Objectifs de développement durable (ODD) fixés lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Par ailleurs, en intégrant explicitement la protection des journalistes dans les ODD, un fort message a été envoyé au monde entier pour faire comprendre que la violence ne sera tolérée dans aucune autre instance sociale.

Cette résolution concorde avec la commémoration par la communauté internationale de la première Journée internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes le 2 novembre. Cette journée a été votée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2013. À l’occasion de cette journée, l’UNESCO et ses partenaires organisent une série d’événements destinés à attirer l’attention sur le problème de l’impunité et ses impacts dévastateurs sur la société.

L’UNESCO convie toutes les organisations de la société civile au Maroc afin de promouvoir la liberté d’information

Mar, 07/10/2014 - 14:47

À cette occasion, l’UNESCO a collaboré avec les organisations du Réseau marocain pour le droit d’accès à l’information (REMDI) afin de mieux faire connaître ce droit à l’opinion publique et en particulier aux jeunes du Maroc.

Intitulée « mobiliser l’art pour accéder à l’information », la célébration de cette année a proposé un espace d’expression sous toutes ses formes comme la peinture, la musque, le rap, le théâtre et des questionnaires pour illustrer et diffuser les principes et les moyens de jouir du droit de savoir au Maroc. À cette occasion, le bureau de l’UNESCO à Rabat a lancé une vidéo promotionnelle sur la liberté d’information, qui servira de support à une grande campagne au Maroc.

Le REMDI a également profité de cette occasion pour rappeler aux autorités marocaines les dispositions de l’article 27 de la Constitution, qui garantit le droit d’accès à l’information pour tous les citoyens et la nécessité de promulguer une loi dans ce même but. Lors d’une déclaration, les organisations de la société civile ont élaboré une première analyse du projet de loi 31.13, publié sur le site du gouvernement en juillet 2014.

L’organisation de cet événement a été rendue possible grâce au soutien du gouvernement de Finlande.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter :

Émirats arabes unis : recherche de l’excellence dans les métiers des archives

Vie, 03/10/2014 - 16:50

Abddulla El Reyes, directeur général des Archives nationales des EAU et hôte de la réunion, a inscrit cette initiative dans le cadre des nombreux défis que les archives et les archivistes du monde entier rencontrent de nos jours. Ces défis vont de pair avec les questions complexes inhérentes au processus de transition vers une société numérique.

L’objectif majeur du futur Centre est de faire avancer le développement des institutions chargées des archives et d’œuvrer pour la préservation du patrimoine documentaire mondial par la recherche, l’éducation et la formation, l’implication de la population et une collaboration stratégique à l’échelle internationale.

Cette initiative a été inspirée par divers documents qui émanent de l’UNESCO, notamment la Charte sur la conservation du patrimoine numérique (2003), la Déclaration universelle sur les Archives (2011) et la Déclaration de Vancouver UNESCO/UBC sur la numérisation et la conservation (2012).

Les spécialistes qui ont participé à cette réunion ont tous souligné l’urgence du développement des institutions chargées des archives, à la fois privées et gouvernementales. Ces institutions doivent toutes être dotées de meilleurs équipements pour suivre le rythme de la gestion électronique des documents permis par les nouveaux matériels et logiciels et pour répondre aux demandes publiques d’accès aux documents en ligne. Pour cette raison, il devient urgent de mieux former les archivistes et de diffuser de meilleures pratiques et des techniques d’apprentissage dans les pays développés. Lors du débat, les experts ont également souligné la nécessité de conserver les documents papiers existants, les photographies, les films et les autres ressources documentaires qui ont une valeur durable afin de garantir un accès à long terme et leur consultation.

Au cours du débat, les experts ont échangé en détail sur le mandat, sur les priorités stratégiques possibles, sur la portée, la gouvernance et les perspectives de coopération d’un futur Centre d’excellence.

Iskra Panevska, représentante de l’UNESCO, a présenté le programme phare de l’UNESCO « Mémoire du monde » comme un effort de collaboration internationale qui vise à sauvegarder, à protéger et à faciliter l‘accès et la consultation du patrimoine documentaire, notamment les ressources rares et menacées de disparaître. Elle a évoqué la capacité de l’UNESCO à instaurer des normes à l’échelle internationale et a souligné les dangers de la violation de telles normes pour la stabilité, la conservation et le développement. Dans ce contexte, Mme Panevska a évoqué le programme récent d’assistance de l’UNESCO pour reconstruire le patrimoine culturel du Mali et conserver son patrimoine documentaire. Selon elle, le fait de préserver un patrimoine documentaire peut encourager la bonne gouvernance et la transparence, protéger les droits et contribuer à la construction de sociétés du savoir inclusives. Par conséquent, le projet de Centre d’excellence est accueilli comme une initiative très opportune et utile.

L’UNESCO a mis en place le programme de Mémoire du monde en 1992 pour répondre à une préoccupation croissante : l’accès difficile et les conditions alarmantes de préservation du patrimoine documentaire mondial.

Lutte contre l’impunité des crimes envers les journalistes pour un meilleur développement

Vie, 03/10/2014 - 16:42

Invité à une rencontre organisée par l’ONG ARTICLE 19, qui défend la liberté de la presse, M. Berger a évoqué le projet de texte du 16e objectif visant à promouvoir des sociétés inclusives et pacifiques pour faire progresser le développement durable, la justice pour tous et des institutions efficaces, inclusives et responsables. Il a avancé qu’en s’attaquant au problème de l’impunité pour les assassinats de journalistes, on contribuerait à résoudre les sous-objectifs qui figurent dans l’objectif 16 : 

  • Le point 16.1 vise à réduire toutes les formes de violence et les taux de mortalité dus à ces violences dans le monde
  • Le point 16.3 encourage la règle de droit tant au niveau national qu’international et garantit un accès égal à la justice pour tous
  • Le point 16.a renforce les institutions nationales pertinentes grâce à une collaboration internationale afin de construire des capacités à toutes les échelles, en particulier dans les pays développés, afin de prévenir de la violence et combattre le terrorisme et la criminalité

« En intégrant explicitement la protection des journalistes dans ces ODD, un fort message sera envoyé au monde entier pour faire comprendre que la violence ne sera tolérée dans aucune autre instance sociale ».

Évoquer la « partie journalistique visible de l’iceberg » permettrait également de répondre aux aspirations mentionnées dans le sous-projet 16.10, qui a pour but de « garantir un accès public à l’information et de protéger les libertés fondamentales », a déclaré M. Berger.

Le directeur de l’UNESCO a évoqué la journée internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes, programmée le 2 novembre. « Cette journée sera l’occasion de faire le lien entre les questions de sécurité des journalistes et d’impunité et les préoccupations plus vastes des juges, des procureurs et des avocats ».

Selon M. Berger, la conférence qui se tiendra à Strasbourg le 3 novembre prochain à la Cour de justice européenne des droits de l’homme permettra de faire le lien avec la règle de droit, d’une importance manifeste pour les questions de développement. « Cette conférence sera suivie d’une réunion d’examen du Plan d’Action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et sur le problème de l’impunité, que l’UNESCO organisera. »

Le Plan des Nations Unies, qui fonctionne depuis deux ans comme cadre permettant une action concertée entre toutes les parties prenantes, insère également la sécurité et le problème de l’impunité dans l’agenda de développement des Nations Unies.

Le journaliste russe Gregori Shvedov, qui a aussi pris part à cette réunion à Genève, a appelé à la création de nouveaux mécanismes et acteurs pour enquêter sur les crimes contre les journalistes. Prima Jesus Quinsayas, procureur privé qui a enquêté sur le massacre d’Ampatuan aux Philippines il y a presque cinq ans, a également dénoncé l’impunité dans son pays.

Andrew Smith, représentant du Bureau des affaires juridiques d’ARTICLE 19, a déclaré que 10 assassinats de journalistes avaient été impunis pendant la dernière décennie. Il a fait l’éloge d’une récente déclaration sur la liberté d’expression de la part des rapporteurs internationaux, qui appellent à une plus grande protection des journalistes couvrant les conflits.

La nouvelle déclaration du CDH des Nations Unies sur la sécurité des journalistes a été adoptéé le 25 septembre.

Lancement du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2015

Mié, 01/10/2014 - 10:59

Créé en 1997 par le Conseil exécutif de l'UNESCO, Le Prix mondial de la liberté de la presse est destiné à distinguer une personne, une organisation ou une institution qui a contribué d’une manière notable à la défense et/ou à la promotion de la liberté de la presse où que ce soit dans le monde, surtout si pour cela elle a pris des risques.

Le prix a pour vocation de récompenser les journalistes engagés dans la défense de la liberté d’expression et d’information, en leur apportant la reconnaissance internationale qu’ils méritent.

Doté d’un montant de 25 000 USD, le prix est décerné tous les ans lors d’une cérémonie officielle à l’occasion de la conférence de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai.

Le Prix est financé par les Fondations Cano (Colombie) et Helsingin Sanomat (Finlande).

Le règlement du Prix est disponible ici.

Présentation des candidatures :

Pour proposer des candidats, veuillez envoyer le formulaire dûment rempli en anglais ou en français, avant le 15 février 2015, par courrier normal ou électronique à :

UNESCO
Division de la liberté d’expression, de la démocratie et de la paix
1, rue Miollis
75732 Paris cedex 15
France
Tel: 33.1.45.68.42.12
Fax: 33.1.45.68.55.84
E-mail: s.coudray(at)unesco.org

Soudan du Sud : succès de l’initiative YouthMobile pour la formation au développement d’applications mobiles

Mié, 24/09/2014 - 09:41

Cette formation sur dix jours s’est déroulée à l’Université de Juba, au Soudan du Sud. Martha Chumo, directrice de la Dev School, a dirigé un atelier approfondi sur le développement d’applications mobiles en utilisant le programme App Inventor, développé par l’institut de renommée mondiale Massachusetts Institute of Technology (MIT, Etats-Unis).

Les 40 participants ont été formés avec succès au niveau débutant du programme du MIT qui leur a appris à créer des applications mobiles de base. Lors de la cérémonie de clôture le 23 août, les participants ont été répartis au sein de plusieurs équipes pour développer et présenter leurs nouvelles applications mobiles pour œuvrer pour la paix, la création d’emploi pour les jeunes, la confidentialité et la culture.

Dona Apiyo et Ponny Rose Lupai, âgées de 25 et 28 ans, ont présenté avec fierté leur application servant d’outil éducatif ludique pour apprendre aux enfants le drapeau du Soudan du Sud. Cette application permet à ses utilisateurs de dessiner le drapeau du pays et d’apprendre la signification de chacune de ses couleurs.

Rana Najmaldin et Poni Wani, âgées de 22 ans, ont choisi de développer une application mobile qui donne des informations sur le Soudan du Sud de manière efficace en encourageant le concept de paix parmi la population du pays.

Les étudiants ont commencé à développer leurs propres applications mobiles à partir du 4e jour de formation, chaque équipe disposant d’à peu près 10 jours pour la conception de son application. Pour un grand nombre d’entre eux, l’utilisation des TIC et des téléphones portables pour encourager le développement était quelque chose de nouveau.

Maria Chana, participante de 19 ans, a exprimé son enthousiasme à l’idée de faire carrière dans les applications mobiles : « J’ai toujours voulu travailler dans le secteur des technologies de l’information et cet atelier m’a motivée à aller de l’avant. Je voudrais avancer et enseigner à plus de personnes le développement d’applications mobiles. Je suis très reconnaissante d’avoir reçu cette formation. », a-t-elle déclaré.

Muyou Charity Lady a décrit la formation comme non seulement utile pour elle-même mais également pour les jeunes femmes cherchant à acquérir « l’opportunité et les compétences pour créer de nouveaux  développements dans le secteur des technologies de l’information, du social et de l’éducation ».

Araba Victoria Gunga a vivement encouragé la participation des jeunes aux ateliers de formation au développement des applications mobiles en déclarant : « le développement des applications mobiles est vraiment quelque chose de nouveau, quelque chose que je n’avais pas appris auparavant ».

Les présentations finales des applications mobiles développées ont eu lieu lors de la cérémonie de clôture qui s’est déroulée au College of Computer Science and Information à l’Université de Juba

La cérémonie de clôture a également été l’occasion pour David Lukudu (Université de Juba), Martha Chumo (Dev School), Pauline Elaine Riak (Université de Juba), Basel Manasrah (Zain South Sudan), Salah Khaled (UNESCO) et Rebecca Joshua Okwachi (Ministre des télécommunications et des services postaux) de faire partager leur point de vue sur l’initiative.

L’UNESCO et Zain South Sudan se sont réjouis de constater que ce premier niveau de formation avait donné lieu au développement de dix applications mobiles

L’atelier YouthMobile a connu un grand succès grâce à son partenariat avec Zain South Sudan, un fournisseur local de télécommunications mobiles, et avec l’Université de Juba.

Zain a généreusement fourni aux étudiants 20 téléphones mobiles androïdes avec un accès aux données prépayé et l’Université de Juba a soutenu l’initiative en prêtant 40 ordinateurs.

Dans les mois à venir, l’UNESCO et Zain espèrent organiser de nouveaux ateliers similaires au Soudan du Sud et dans les pays voisins afin d’offrir au maximum de jeunes la possibilité de suivre des formations au développement d’applications mobiles.

L’objectif final de l’initiative YouthMobile de l’UNESCO est de former environ 25 000 jeunes issus du monde entier, afin de leur apporter les compétences nécessaires pour développer, promouvoir et commercialiser 5 000 applications mobiles d’ici 2017.

L’UNESCO organise actuellement des ateliers YouthMobile similaires au Kenya, au Nigeria, en Jordanie et au Liban.

Vous pouvez consulter des photos de l’atelier à l’adresse suivante : https://www.flickr.com/photos/125945777@N02/.

Pour plus d’informations sur l’initiative YouthMobile de l’UNESCO, suivez-nous sur Twitter, Flickr, Slideshare, Youtube, Soundcloud ou visitez notre site.

Contact :

Lydia Gachungi
Tél : +211 911 066002/922066002
Courriel : l.gachungi(at)unesco.org

L’UNESCO lance une discussion sur la protection de la liberté d’expression en ligne par les sociétés Internet

Lun, 22/09/2014 - 10:33

Ces deux conclusions ont été tirées lors de la session organisée par l’UNESCO au Forum sur la gouvernance de l’Internet le 5 septembre dernier, où huit participants ont commenté les premiers résultats du projet commun de recherche de l’UNESCO, de l’Open Society Foundation et de l’Internet Society.

Guy Berger, directeur de la division pour la liberté d’expression et le développement des médias à l’UNESCO, a précisé que ce projet de recherche permettait d’exposer comment les intermédiaires de services Internet encourageaient ou limitaient la liberté d’expression grâce à un ensemble de juridictions, de circonstances, de technologies et de modèles commerciaux.

Il a déclaré que la question débattue était celle de la censure à la fois privée et privatisée et a souligné que ce projet de recherche étudiait des cas particuliers pour établir une norme pour la libre circulation de l’information.

Rebecca MacKinnon, principal auteur désigné pour ce projet de recherche, en a exposé les découvertes majeures.

Les études de cas se penchent sur trois catégories d’intermédiaires de services Internet :

  • les fournisseurs de services Internet (ligne fixe et mobile) comme Vodafone (Royaume-Uni, Allemagne, Égypte), Vivo/Telefônica Brasil (Brésil), Bharti Airtel (Inde, Kenya), Safaricom (Kenya),
  • les moteurs de recherche comme Google (États-Unis, Europe, Inde, Chine, Russie), Baidu (Chine), Yandex (Russie),
  • les plateformes de réseaux sociaux comme Facebook (États-Unis, Allemagne, Inde, Brésil, Égypte), Twitter (États-Unis, Kenya), Weibo (Chine), iWiW (Hongrie).

Cette recherche a montré que les intermédiaires de services Internet étaient très influencés par l’encadrement légal et politique des États, mais qu’ils disposaient tout de même d’une certaine marge de manœuvre dans le choix de leur politique et de leur pratique, ce qui nuisait à la liberté d’expression en ligne et à la confidentialité.

Les résultats révèlent également que les politiques, la législation et les régulations mises en place par les États – à des degrés variables – n’accomplissent pas leur devoir d’encourager et de protéger le travail des intermédiaires de services Internet pour faire respecter la liberté d’expression.

Cette recherche recommande aux intermédiaires et aux États des manières spécifiques d’améliorer le respect du droit à la liberté d’expression pour les internautes. Cela passe par le développement :

  • de cadres juridiques et politiques adéquats qui sont en accord avec les normes internationales,
  • d’une politique pluripartite,
  • de la transparence de la gouvernance,
  • de la responsabilité dans l’autorégulation,
  • de mécanismes de recours,
  • de l’information et de l’éducation publique.

Les représentants de Google, du Conseil de l’Europe, de l’ICANN, d’EurolSPA, de la société civile et de l’assemblée ont participé à cette étude.

Les participants ont reconnu qu’il était urgent de s’attaquer aux questions relatives à la responsabilité des intermédiaires de services Internet. Cette discussion s’est penchée sur la manière de publier davantage de rapports de transparence, de dépasser le dialogue sectoriel et de développer un cadre légal plus large.

Toutes les interventions de cette rencontre seront compilées dans un projet final de recherche et publiées fin 2014. Cette recherche alimentera l’étude approfondie de l’UNESCO relative aux questions liées à Internet.

L’UNESCO a invité les participants à rejoindre la conférence pluripartite pour discuter de la première ébauche de cette étude, qui se tiendra au siège de l’UNESCO les 3 et 4 mars 2015.

L’UNESCO organise un débat Oxford Union en ligne de sur l’avenir de l’apprentissage mobile

Jue, 18/09/2014 - 16:40

L’apprentissage mobile étant en perpétuelle évolution, il offre d’innombrables possibilités d’enseignement. Le concept même d’apprentissage accessible grâce à un téléphone mobile ouvre la porte à de nombreuses possibilités. L’apprentissage mobile a déclenché de vives discussions depuis des années malgré son potentiel de transformation de l’éducation mondiale, en permettant un apprentissage chez soi et en atteignant les populations marginalisées autant du point de vue géographique que social.

L’UNESCO aimerait mettre fin à ce désaccord en lançant le débat de l’Université d’Oxford sur l’apprentissage mobile le 18 septembre prochain.

Le concept d’apprentissage mobile peut être décrit comme l’utilisation de technologies portables pour faciliter, soutenir et encourager l’accès à l’apprentissage. Les supports d’apprentissage mobile peuvent être accessibles à tout endroit et à tout moment et permettent une formation à distance grâce à des programmes partagés en libre accès et personnalisés.

Bien accueilli pour ses avantages d’accès, l’apprentissage mobile a également été critiqué pour ses inconvénients : lecture prolongée sur petit écran, faible durée de vie des batteries, disponibilité limitée des plateformes.

Le débat en ligne de neuf jours aura pour but d’explorer chaque avantage et chaque inconvénient de l’apprentissage mobile, un outil d’éducation à l’échelle mondiale.

Le débat d’Oxford organisé par l’UNESCO est fier d’accueillir Barbara Reynolds (Guyane) comme modérateur et de faire intervenir Steve Vosloo (Afrique du Sud) pour sa vision idéaliste et Osama Manzar (Inde) pour son point de vue réaliste.

Steve Vosloo puisera dans son expérience en tant que spécialiste de l’apprentissage mobile dans les pays en voie de développement pour convaincre le public ainsi que son adversaire que l’apprentissage mobile a un véritable avenir. Osama Manzar cherchera à démanteler la vision idéaliste de Vosloo en utilisant les faits et les dures réalités du mLearning dans les systèmes scolaires du monde actuel. 

Grâce aux diverses occasions de s’impliquer, ce débat permettra aux participants de suivre, de voter ou de formuler des commentaires depuis la plate-forme communautaire de suivi du SMSI.

Le débat sera clairement structuré autour de trois phases clés de discussion :

  1. L’ouverture, le 18 septembre 2014
  2. L’argumentation, le 23 septembre 2014
  3. La clôture, le 26 septembre 2014

Vous pouvez créer un compte et participer au débat sur l’apprentissage mobile en consultant la page Débat d’Oxford sur l’apprentissage mobile. 

Pour plus d’informations sur l’initiative YouthMobile de l’UNESCO, vous pouvez consulter notre page Twitter @YouthMobile_ ou visiter notre site : www.youthmobile.org

Recherche de formateurs en photojournalisme à l’heure des nouveaux médias

Mié, 17/09/2014 - 16:55

L’UNESCO recherche actuellement des formateurs qui pourraient faire partager leur solide expérience en matière de « photojournalisme à l’heure des nouveaux médias ». Ils formeraient ainsi une vingtaine de jeunes photojournalistes issus de la région arabe. Cette formation est temporairement programmée à Amman (Jordanie) du 19 au 23 octobre 2014.

Veuillez nous adresser votre candidature en nous faisant parvenir les documents suivants :

  • un CV à jour où apparaissent un échantillon de vos travaux ainsi que les formations que vous avez récemment dispensées
  • une confirmation de vos disponibilités aux dates spécifiées
  • un projet de formation comprenant une explication de la méthode, un agenda et des supports de formation (dans un document qui ne devra pas dépasser 1 000 mots)
  • une offre financière pour tous les honoraires, frais de voyage, d’hébergement, etc.

Veuillez noter que : le formateur devra prendre ses dispositions pour l’organisation de ses déplacements. Il devra par exemple prendre en charge son visa, réserver ses billets, etc.

La date limite d’envoi des candidatures est a été fixée au dimanche 21 septembre 2014 à minuit (heure de Paris).

Merci d’envoyer votre candidature à :

  • Maaly Hazzaz
    UNESCO, division de la liberté d’expression et du développement des médias.

Le directeur général adjoint de l’UNESCO fait l’éloge de la Déclaration africaine pour Internet

Mar, 16/09/2014 - 09:33

Selon lui, cette initiative est un « grand jalon dans l’ère numérique ». Il a fait référence à la Déclaration de Windhoek datant de 1993, à la Charte africaine de la radiodiffusion de 2001 et à la Déclaration de principes sur la liberté d’expression en Afrique de 2002.

« Nous accueillons avec enthousiasme la proposition de l’UNESCO d’intégrer la Déclaration dans ses stratégies prioritaires pour l’Afrique », a-t-il déclaré, ajoutant que l’UNESCO continuerait à défendre les droits sociaux et culturels liés à Internet ainsi que l’utilisation de langues et d’initiatives locales sur le Web.

« Nous œuvrons au sein de l’agence des Nations unies spécialisée dans l’éducation, la culture, la science, l’information et la communication afin d’encourager le développement actuel d’Internet au service de l’humanité ».

Selon le directeur général adjoint, le lancement de la Déclaration africaine contribuera par ailleurs à enrichir l’étude de l’UNESCO sur les questions liées à Internet et les travaux de recherche qui s’y rapportent.

M. Engida s’est également exprimé lors de la session principale du FGI à propos des « Politiques facilitant l’accès, le développement et la croissance de l’Internet » et a présidé des rencontres bilatérales réunissant un grand éventail de spécialistes comme les représentants des moteurs de recherche Vint Cerf et Google et Omobola Johnson, Ministre nigérian des technologies de la communication et membre du Centre pour la science et la technique au service du développement (CSTD).

L’UNESCO a fait passer des messages clés lors du 9e Forum sur la gouvernance de l’Internet

Mié, 10/09/2014 - 12:43

Après avoir confirmé l’engagement de l’UNESCO à adopter une gouvernance de l’Internet basée sur un modèle multipartenaires, Getachew Engida a affirmé que cette gouvernance de l’Internet devrait favoriser une meilleure inclusion numérique, une meilleure liberté d’expression en ligne et une plus grande confidentialité.

Il a également invité les parties prenantes à participer au projet d’étude sur les questions liées à Internet de l’UNESCO, qui aborde l’accès au savoir et à l’information, la liberté d’expression, la confidentialité et les dimensions éthiques de la société de l’information.

Cette étude a été commandée lors de l’adoption de la Résolution 52 à la 37e Conférence générale de l’UNESCO, en 2013. Les résultats comporteront des solutions possibles pour les États membres.

Le directeur général adjoint a encouragé les participants du FGI à assister à la conférence multipartite qui se tiendra au siège de l’UNESCO les 3 et 4 mars 2015, où un avant-projet de l’étude sera présenté.

Le 3 septembre, M. Engida a également assisté au Forum ouvert de l’UNESCO qui regroupait des spécialistes qui répondaient à une série de questions relatives à cette étude.

Les participants du Forum ouvert ont reconnu que cette étude était une initiative pertinente et cohérente dans le cadre des objectifs de l’UNESCO puisqu’elle allait servir de ressource de savoir pour la communauté internationale de parties prenantes dans le domaine de l’Internet.

Vous pouvez consulter le rapport sur le Forum ouvert de l’UNESCO lors du FGI à Istanbul en cliquant sur le lien suivant.

La vidéo du Forum ouvert de l’UNESCO lors du FGI est disponible ici.

Il faut souligner l’importance d’une autre session qui s’est tenue le 3 septembre lors du FGI, consacrée à la sécurité numérique des journalistes comme partie intégrante de la liberté d’expression. Cette session a porté sur la recherche financée par l’UNESCO et soutenue par le Danemark.

« La sécurité numérique est une grande étape dans l’établissement d’un environnement favorable pour les journalistes », a été l’un des messages forts de cette session.

Organisée par l’UNESCO, le Comité pour la protection des journalistes et le Centre pour les études sur la liberté d’expression et l’accès à l’information, cette session a été l’occasion pour les intervenants d’appeler à une meilleure sensibilisation sur la sécurité numérique. Le projet de recherche sera disponible dans l’année 2014.

Protection du patrimoine documentaire : Un colloque international du 4 au 6 septembre au Sénégal

Jue, 04/09/2014 - 11:18

Cela, dans un contexte où « les guerres, les conflits et les troubles occasionnent très souvent la destruction d’édifices et bâtiments publics abritant le patrimoine documentaire. Il en résulte inéluctablement la dégradation, voire la disparition de fonds et collections documentaires, caractérisés par leur vulnérabilité car consignés pour l’essentiel sur support papier ». 

L’objectif principal de ce colloque, est d’offrir un espace de discussion permettant aux participants, venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Mali, du Niger, de la République centrafricaine, du Togo, de la France et ceux du Sénégal, de partager leurs connaissances et expériences en matière de protection du patrimoine documentaire dans les zones à risques ciblées.

Aussi, permettra-t-elle de rendre un hommage, à titre posthume, au Dr Ndèye Sokhna Guèye, enseignante-chercheur à l’Ifan/Cheikh Anta Diop, présidente du Comité sénégalais Mémoire du monde de 2009 à 2014, en présence des membres de sa famille et de la communauté universitaire. L’ouverture de la rencontre sera présidée par le Ministre de la Culture et de la Communication, M . Mbagnick Ndiaye.      

Actuellement, il y a 15 inscriptions du continent africain au Registre de Mémoire du monde, notamment, des pays suivants: Angola, Bénin, Ethiopie, Ghana, Madagascar, Maurice, Namibie, Sénégal, Afrique du Sud et Tanzanie. Pour les nominations 2014-2015, il y a 10 nouvelles demandes d'inscription au Registre présentées par sept pays africains.

Des Comités nationaux Mémoire du monde ont été établis dans plusieurs pays en Afrique : notamment en République Centrafricaine,  République Du Congo, Malawi, Mali, Mauritanie, Nigeria, Sénégal  et en Afrique du Sud.

Le Programme  Mémoire du monde a été  créé en 1992 par l'UNESCO suite à une prise de conscience collective grandissante de l’état alarmant de la préservation et de l'accès au patrimoine documentaire dans ses Etats membres.

Le directeur général adjoint de l’UNESCO a participé à l’inauguration de la bibliothèque nationale de Lettonie

Jue, 04/09/2014 - 09:32

Le concept architectural de la bibliothèque nationale de Lettonie a été proposé il y a vingt ans et est devenu un emblème de l’architecture moderne. Le « château de lumière », conçu par Gunnar Birkerts, architecte letton de renommée mondiale, est une métaphore de la sagesse. On le décrit souvent comme un bâtiment du monde qui abrite une bibliothèque d’envergure mondiale. On peut y trouver une centaine de coins de lecture, de nombreux rayons et une collection très complète rassemblant plus de six millions d’ouvrages. Le château de lumière offre de nouveaux services dans de nouveaux locaux ; un centre multimédia, une salle pour enfants organisée autour des contes de fées, des possibilités de formation et d’événements culturels, des salles de travail individuel ou en groupe, des coins lecture silencieux et des espaces de repos donnant sur la Daugava. L’apparence extérieure du bâtiment renvoie à la Lettonie et à ses fermes rurales. Les façades sont composées de matériaux rappelant les courants architecturaux successifs du pays. L’intérieur de la bibliothèque reflète l’âge architectural moderne et constitue un centre d’informations numériques accessibles pour une population mondiale.

Lors d’un discours d’inauguration aujourd’hui à Riga, Getachew Engida, directeur général adjoint de l’UNESCO, a insisté sur le rôle des librairies qui facilitent la libre circulation des idées, qui conservent, étendent et diffusent le savoir. Il a également déclaré que « les zones de stockage de livres et d’ouvrages imprimés permettaient de garantir un accès à la lecture et à l’écriture ». Le représentant de l’UNESCO a profité de cette occasion particulière pour souligner le grand rôle de la bibliothèque nationale de Lettonie dans l’encouragement de l’apprentissage, de la lecture et dans l’accès au savoir et à l’éducation dans le pays en développant un programme à l’échelle nationale d’encadrement, de préservation et d’accès au patrimoine numérique culturel.

En outre, M. Engida a partagé sa ferme conviction que « les nouveaux locaux de la bibliothèque nationale étaient l’un des projets les plus audacieux du XXIe siècle en Lettonie. Je suis convaincu que ce projet ambitieux permettra à la bibliothèque nationale de Lettonie (BNL) de devenir un centre culturel et d’information moderne ayant une importance pour le monde entier ».

L’UNESCO rappelle l’importance d’un modèle multipartenaires, de l’inclusion numérique et du respect de droits de l’homme sur Internet à l’occasion du 9e FGI à Istanbul

Mar, 02/09/2014 - 14:48

Pour inaugurer une série d’événements consacrés aux problèmes liés à Internet, Getachew Engida, directeur général adjoint de l’UNESCO, ouvrira la réunion de haut niveau entre dirigeants mondiaux et la cérémonie d’ouverture du 9ème Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI) à Istanbul les 1er et 2 septembre prochains.

En insistant sur l’engagement de l’UNESCO lors du FGI et son adhésion à un modèle pluripartite sur la gouvernance d’Internet, M. Engida encouragera une large participation à la réalisation de l’étude sur les questions liées à Internet et à la conférence qui lui sera consacrée en 2015. Il insistera par ailleurs sur l’importance de l’inclusion numérique, sur la liberté d’expression sur Internet et sur la confidentialité comme partie intégrante du respect des droits de l’homme sur Internet. En outre, l’UNESCO accueillera un forum ouvert sur l’étude des problèmes liés à Internet afin de souligner leur importance et de trouver des réponses à ces questions développées comme des outils de recherche. Cette étude portera sur (i) l’accès au savoir et à l’information, (ii) la liberté d’expression, (iii) la confidentialité et (iv) l’éthique. Elle étudiera également les possibilités d’actions futures en rapport avec la gouvernance mondiale d’Internet.

L’UNESCO profitera de cet événement pour exposer les résultats principaux de ses deux nouveaux projets de recherche :

  • La sécurité sur Internet, qui étudie la sécurité des journalistes et d’autres acteurs médiatiques qui se servent de moyens de communication numériques et qui suggère des lignes directrices et des recommandations de politiques à appliquer.
  • Comment les prestataires intermédiaires de services Internet comme les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et les fournisseurs de services Internet se situent par rapport aux problèmes de liberté d’expression à travers un grand panel de juridictions, de circonstances, de technologies et de modèles commerciaux.

Le programme et les documents de référence de cet événement organisé par l’UNESCO sont disponibles en cliquant sur les liens ci-dessous :

Le site du FGI soutient la participation à distance à ces rencontres.

Le directeur général adjoint de l’UNESCO prévoit le développement de nouvelles compétences en matière d’Internet

Mar, 02/09/2014 - 11:32

« Notre utilisation de l’Internet transforme le commerce mondial, les lieux de travail et les vies professionnelles, mais quelles compétences devons-nous acquérir pour soutenir le développement durable ? »

Selon les propos de M. Engida, l’UNESCO voit l’éducation aux médias et à l’information comme un ensemble de compétences qui permettent aux citoyens numériques « d’accéder, d’extraire, de comprendre, d’évaluer et d’utiliser, de créer et de partager ».

Selon lui, l’éducation aux médias et à l’information (MIL) est également un moyen pour les utilisateurs d’Internet de prendre connaissance en ligne des droits de l’homme comme la confidentialité et la liberté d’expression et d’avoir conscience des dimensions éthiques des technologies de l’information et de la communication (TIC).

« Cette éducation complète aux médias et à l’information doit être intégrée aux programmes d’enseignements et faire partie de l’apprentissage tout au long de la vie de chacun », a-t-il ajouté.

Le directeur général adjoint a observé qu’une approche de multiples parties prenantes favorisait l’émergence d’un environnement propice à l’avènement de l’Internet et une meilleure éducation aux médias et à l’information.

Il a par la suite partagé avec les participants l’étude de l’UNESCO sur les questions liées à Internet.

Vers une amélioration de l’enseignement du journalisme à l’université de Rangoun

Lun, 01/09/2014 - 15:28

Dans un premier temps et pour étendre la capacité de formation des membres de la faculté NMC, trois ateliers de formation au journalisme ont été organisés entre octobre 2013 et mars 2014 pour les chefs de département du NMC et les membres du département de journalisme. Pendant ces ateliers, les participants ont été formés aux caractéristiques d’un baccalauréat amélioré dans le programme de journalisme. Les participants, avec l’aide d’universitaires et d’experts invités, ont préparé un programme d’études pour un large éventail de cours pratiques comme théoriques liés au journalisme.

Les ateliers ont ensuite été suivis de stages d’été pour les enseignants en journalisme du NMC avec les groupes Mizzima Media et Yangon Media afin de leur permettre de se familiariser avec le fonctionnement habituel d’une salle de presse. Cinq ouvrages ont été publiés par l’UNESCO à ce sujet : entre autres le kit sur la liberté d’expression et le guide pratique du journaliste, qui ont été traduits en birman et ainsi, ont pu servir de matériel pédagogique pour l’année scolaire en cours.

Le développement de nouveaux médias indépendants au Myanmar requiert des professionnels ayant reçu une solide formation en journalisme. À cet égard, les multiples efforts du NMC ont pour objectif d’assurer que les journalistes birmans en herbe démarrent avec des bases solides et puissent contribuer à développer le rôle des médias dans une société démocratique.

Le Programme international pour le développement de la communication (PIDC) est la seule instance multilatérale du système des Nations Unies destinée à mobiliser la communauté internationale pour discuter et promouvoir l’avènement des médias dans les pays en développement. Ce programme ne fait pas que soutenir les projets de création de médias ; il favorise également une capacité médiatique pouvant assurer un environnement propice à la croissance de médias libres et diversifiés.

La question de l’impunité aura une grande place dans l’agenda pour le développement post-2015

Lun, 01/09/2014 - 15:27

Cette rencontre s’inscrit dans les préparatifs de la journée internationale pour mettre fin à l’impunité des crimes contre les journalistes, décrétée par l’Assemblée générale des Nations Unies et programmée le 2 novembre.

Yosep Adi Prasetyo, membre du Conseil indonésien de la presse, a énuméré onze cas d’assassinat de journalistes dans son pays entre 1986 et 2010 qui n’ont toujours pas été éclairés pour souligner le problème de l’impunité. Il a rappelé l’urgence de créer un « Groupe de travail destiné à lutter contre la violence faite contre les journalistes » et a demandé un mémorandum d’accords avec la police, le Procureur général, la Cour Suprême et l’Agence chargée de la protection des témoins et des victimes.

Prima Jesusa Quinsayas, membre du Fonds Liberté pour les journalistes philippins, a rapporté que dans son pays, seules 14 condamnations avaient été prononcées pour l’assassinat de 145 journalistes. Selon elle, « ceux qui ont orchestré ces meurtres n’ont même pas été inculpés ».

Elle a ensuite félicité la réponse du gouvernement philippin pour mobiliser des équipes spéciales et lutter contre les meurtres dans les médias. Elle a également rappelé la nécessité de former rapidement des équipes d’avocats du secteur privé pour aider les inspecteurs de police à établir des arguments contre les suspects. 

Gayethry Venkiteswaran, directrice de l’Alliance de la presse de l’Asie du Sud-Est, a évoqué l’importance d’éduquer les médias de la région sur la question de l’impunité, par exemple en accordant des bourses pour les études de journalisme comme la SEAPA l’a fait cette année.

Le Plan d’action des Nations Unies pour la sécurité des journalistes et la question de l’impunité ont été présentés par Jesper Hojberg, directeur général d’International Media Support. « Nous devons mettre en place des mécanismes nationaux forts pour développer le plan d’action à l’échelle du pays », a-t-il déclaré.

Guy Berger, directeur de la liberté d’expression et du développement des médias de l’UNESCO, a rappelé que la dernière version du dossier sur le développement durable, élaboré par le groupe de travail ouvert, soulignait à trois reprises l’importance de « l’État de droit » pour favoriser le développement.

Il a déclaré que cette question était directement liée au problème de développement, au même titre que l’accès du public à l’information et que les libertés fondamentales.

« L’UNESCO dispose d’indicateurs permettant de mesurer les progrès dans la lutte contre l’impunité, ce qui prouve que ce problème peut être considéré comme une partie intégrante du processus de développement », a-t-il ajouté.

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