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Building Peace in the Minds of Men and Women
Actualizado: hace 3 horas 10 mins

Formations sur la sécurité digitale pour les journalistes tunisiens

Jue, 10/04/2014 - 17:30

Ces  formations avaient pour objectif de sensibiliser les journalistes aux défis posés à la sécurité de leurs communications, ainsi qu’à celle de leurs sources, de leur fournir des outils et techniques pour protéger leur navigation sur l’internet, de se protéger contre les intrusions sur l’ordinateur et messagerie électronique, ainsi que d’optimiser la sécurité de leurs données digitales.

« Les ordinateurs de certains participants étaient infectés par plus de 130 virus, je n’avais jamais observé de cas aussi graves durant ma carrière » a précisé Bahaa Nasr formateur au sein de l’IWPR – Liban. L’une des participantes a déclaré : « je réalise aujourd’hui à quel point mon ordinateur et mes données étaient vulnérables et le risque que je fais encourir à l’ensemble des collègues de la rédaction ».

Ce projet se situe dans la continuité du travail effectué par l’UNESCO depuis la Révolution du 14 janvier 2011 en Tunisie. Il vise à l’amélioration de la sécurité des journalistes travaillant en Tunisie, notamment les femmes journalistes, ainsi qu’à la promotion de la liberté d’expression afin de soutenir le  processus de transition démocratique en cours.

Ces formations ont été rendues possibles grâce au soutien financier de la Finlande, ainsi que la coopération du bureau de RSF à Tunis et du Centre Tunisien pour la Liberté de la Presse.

Le bureau de l’UNESCO à Rabat publie deux nouvelles études sur la liberté d’information

Vie, 04/04/2014 - 14:25

L’étude sur le droit à l’information publique apporte une mise à jour conséquente sur les évolutions récentes de la promulgation de lois de liberté d’information (FOI) et de bonnes pratiques au niveau international. À travers une courte synthèse des conjonctures internationales et nationales actuelles, la publication favorise les normes internationales sur la loi FOI et présente des histoires à succès qui ont permis de mieux concrétiser les avantages de ce droit de par le monde, notamment en se référant aux actions de promotion de la société civile. L'étude se destine à deux usages : elle constitue une référence de recommandations pour les décideurs et les pouvoirs publics qui ont mis en place la législation FOI dans un pays donné, mais aussi un outil de référence pour tous les défenseurs de la FOI.

Par ailleurs, cette publication insiste sur le lien qu'il existe entre l'accès à l'information d’une part et la promotion des droits des femmes et l'égalité des sexes d’autre part. En se basant sur différents cas, elle montre que les organismes publics détiennent des informations d’une importance capitale pour différents aspects de la vie des femmes, comme l'éducation, la santé, l'accès aux programmes sociaux, les possibilités de prêts et les activités lucratives. Améliorer l'accès à ce genre d'information peut avoir un effet positif sur leur bien-être et sur leur participation dans la sphère publique. De plus, l'étude examine comment l'accès à l'information détenue par les pouvoirs publics peut aider à révéler des cas de violation des droits des femmes.

Au Maroc, hormis les personnes impliquées dans la promotion de la société civile ou dans les pouvoirs publics, seul un nombre restreint de personnes connaissent le droit à l'accès à l'information publique, son lien direct avec les besoins des individus et son utilité pour plus de transparence, de justice sociale et de lutte contre la corruption. Après la reconnaissance du droit à l'information par la Constitution marocaine en 2011, les débats sur la promulgation d'une loi FOI sont en cours, et il est impératif de diffuser largement la connaissance de ce droit.

Conçu pour le contexte particulier du Maroc, le guide Accéder à l'information c'est notre droit donne des informations d'ordre général sur la FOI comme droit universel, ainsi que des détails pratiques sur les moyens d'accès à l'information publique au Maroc. En outre, la publication comporte des recommandations adressées aux différents partenaires afin de s'assurer que la liberté d'information est garantie de façon efficace au Maroc ; elle comprend également quelques bonnes pratiques et histoires à succès concernant ce sujet.

Vers de nouveaux objectifs : La Journée mondiale de la liberté de la presse met l’accent sur les objectifs du développement durable

Vie, 28/03/2014 - 12:18

Chaque année, la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai, nous rappelle la nécessité de créer un environnement médiatique libre, indépendant et pluraliste. La célébration de cette année met l’accent sur le thème global Vers de nouveaux objectifs : les médias libres, soutiens de l’agenda pour le développement post-2015.

La conférence accordera une importance particulière à plusieurs thèmes interdépendants : le rôle des médias libres dans le renforcement de la bonne gouvernance et le développement durable, la sécurité des journalistes comme prérequis de l’état de droit, l’accès à l’information et la transparence.

La Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée dans plus de 100 pays à travers le monde, mettra en valeur la nécessité d’inclure la liberté d’expression et l’accès à des médias indépendants et à l’information dans les objectifs de développement durable post-2015.

La cérémonie du Prix UNESCO/Guillermo Cano de la liberté de la presse 2014 aura lieu le 2 mai 2014 au siège de l’UNESCO.

L’enregistrement en ligne, la note d’intention, l’agenda provisoire et toute information d’ordre général sont disponible sur notre site : http://www.unesco.org/webworld/fr/wpfd.

Au-delà des statistiques : Appel aux récits sur des journalistes ayant trouvé la mort dans l’exercice de leur profession

Lun, 24/03/2014 - 18:10

C’est dans ce contexte que l’UNESCO lance un appel aux médias dans le but de produire un récit sur un journaliste assassiné afin qu’il soit publié ou diffusé, dans leur langue et dans leur média. Par la suite, l'UNESCO sélectionnera certains de ces articles qui seront diffusés le 3 mai sur le site de la Journée mondiale de la liberté de la presse, dans notre rubrique annuelle intitulée « Au-delà des statistiques ».

Cette année, nous consacrons la page : « Au-delà des statistiques » aux journalistes décédés en 2013. La mémoire de ces personnes est commémorée sur le site de la condamnation par l’UNESCO des assassinats de journalistes.

Merci de nous contacter en avance si vous souhaitez participer. Si vous souhaitez de plus amples renseignements, dont des informations supplémentaires sur la sécurité des journalistes au niveau mondial, les personnes de contact sont M. Ming-Kuok Lim (mk.lim@unesco.org) et Mme Lien de Tavernier (l.de-tavernier@unesco.org), Division de la liberté d'expression et du développement des médias.

Consultation multipartite au sujet de l’Etude approfondie de l’UNESCO sur Internet

Vie, 14/03/2014 - 19:08

Cette vaste étude sur Internet provient d’une résolution qui avait été signée par les 195 Etats membres de l’UNESCO en novembre 2013 lors de la Conférence Générale de l’Organisation.

Par mandat de la Résolution 52 de la 37e Conférence générale de l’UNESCO de 2013, l’étude est destinée à couvrir les domaines de : (i) L’accès à l’information et au savoir; (ii) La liberté d’expression; (iii) Le respect de la vie privée; (iv) La dimension éthique de la société de l’information. Elle est également destinée à explorer d’autres options possibles pour des actions futures. Les résultats serviront d’information pour la 38e Conférence Générale de l’UNESCO qui aura lieu en 2015.

La résolution exige que l’étude se déroule dans un processus multipartite comprenant les gouvernements, le secteur privé, la société civile, les organisations internationales et la communauté technique.

Ces consultations se dérouleront sous forme de questionnaires en ligne, de rencontres avec les Etats membres de l’UNESCO et de participations de l’UNESCO à des événements tels que le Forum mondial multipartite sur l’avenir de la gouvernance de l’Internet (NETmundial), les Réunions d’examen SMSI à haut niveau, le Forum sur la gouvernance de l’Internet, la conférence Freedom Online et le Forum Stockholm Internet.

Le project du document d’information pour cette étude, proposé par le secrétariat de l’UNESCO, expose la manière dont les domaines doivent être abordés et propose des questionnaires de recherche. Ce guide est le premier jet de “Universalité d'Internet”.

La notion d’”Universalité d’Internet”, en résumant les principes d’Internet les plus pertinents dans le domaine de compétences de l’UNESCO, énumère quatre principes (R-O-A-M). Internet doit ainsi : (i) Reposer sur les Droits de l’Homme; (ii) Etre ouvert; (iii) Etre accessible à tous; (iv) Etre alimenté par une participation multipartite.

Les commentaires lors de la consultation font également partie de cette conceptualisation.

Si vous avez commentaires à nous soumettre à propos du Projet du document d’information et du Projet du document sur l'universalité d'Internet, veuillez les envoyer à Internetstudy(at)unesco.org.

L’UNESCO se joint à l’ISSN pour créer ROAD, un répertoire des ressources scientifiques et universitaires en libre accès

Mié, 26/02/2014 - 10:13

Dans le but de renforcer son rôle de centralisation du débat, le Secteur Communication et Information de l’UNESCO a rejoint le travail du Centre international d’enregistrement des publications en série (CIEPS), un centre de catégorie II sous les auspices de l’UNESCO, afin de mettre en place ROADROAD (The Directory of Open Access Scholarly Resources) est un système mondial et pluridisciplinaire qui donne accès à des ressources scientifiques et universitaires en accès libre telles que des revues, des références académiques, des actes de conférence, etc. Généralement les sources sont disponibles en version beta, et cela sera complété d’ici fin 2014. L’objectif est de faciliter l’accès à ces ressources, d’aider à évaluer leur qualité éditoriale et de les diffuser au sein de la communauté scientifique.

ROAD repose sur le système ISSN (numéro international normalisé des publications en série), et regroupe des données provenant de diverses sources comme des index scientifiques, des métriques et des registres sélectifs destinés aux publications universitaires. ROAD est entretenu par le centre international ISSN avec le soutien de l’UNESCO et est accessible via le Portail Global Open Access Portal (GOAP) de l'UNESCO. ROAD est un outil unique car il permet d’accéder à des ressources universitaires et scientifiques en libre accès et s’inscrit dans la continuité de la mise en place d’un modèle universel du libre accès.

L’UNESCO soutient le libre accès (OA), et en particulier l’accès à l’information scientifique (articles, actes de conférences et données de tout type) provenant de la recherche financée par les Etats. L’UNESCO travaille avec ses partenaires pour faire prendre conscience des bénéfices du libre accès aux chercheurs et à ceux qui détiennent l’information ou prennent des décisions. A travers son réseau de bureaux, d’instituts et de centres à l’échelle mondiale, l’UNESCO facilite la mise en place et l’adoption de politiques de libre accès. De plus, l’UNESCO participe au débat mondial sur le libre accès et collabore avec des initiatives locales, régionales et mondiales de défense du libre accès.

L’UNESCO célèbre la Journée mondiale de la radio 2014 à Kisumu au Kenya

Mié, 26/02/2014 - 10:05

Mme Merita Ombuor, Directrice de la communication, chargée du commerce et de la gestion du changement et gouvernante de Kisumu, a ouvert les célébrations avec sa déclaration : « Le gouvernement de Kisumu est ravi d’être invité et de participer aux célébrations de la Journée mondiale de la radio au Kenya et c’est un honneur que l’UNESCO célèbre cette journée mondiale à Kisumu ». Elle a ajouté que « Le gouvernement de Kisumu attend avec impatience d’établir une relation et éventuellement un partenariat avec l’UNESCO pour soutenir des projets liés aux TIC, au genre et aux médias, mais aussi des programmes de formation destinés à donner aux journalistes la capacité d’établir des programmes de développement dans les différentes zones du pays. »

A l’occasion de cette journée de la radio, les praticiens de la radio communautaire ont reçu une formation à l’Utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la programmation et la diffusion radio, afin d’acquérir les compétences nécessaires pour utiliser les TIC dans la programmation de radio. Une formation à l’Utilisation d’Internet pour faire des reportages sur l’autonomisation des femmes a également été proposée à 26 participants travaillant pour Sauti FM, Jwetu FM, Mwanedu FM et Radio Mang’elete FM.

M. Dan Anduvate, membre de FIT Resources Ltd, affirme que « Les célébrations de cette année ont offert aux praticiens des radios communautaires, et notamment aux femmes, l’opportunité de partager leurs expériences et leurs connaissances mutuelles et les ont encouragés à poursuivre leurs efforts malgré les nombreux défis et les difficultés auxquels ils doivent faire face. »

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet récent de l’UNESCO « Renforcer les radios locales par le biais des TIC » destiné à renforcer les compétences des praticiens de quatre stations de radio du Kenya.

La Journée mondiale de la radio 2014 a été célébrée partout dans le monde pour promouvoir l’égalité des sexes. L’objectif était de d’encourager les propriétaires des stations de radio, les responsables, les journalistes et les Etats à mettre en place des politiques et des stratégies d’égalité des sexes à la radio, à effacer les stéréotypes, à promouvoir une radio plus représentative, à donner aux jeunes les compétences de produire des émissions de radio et à promouvoir la sécurité des femmes journalistes à la radio.

L’UNESCO aide les radiodiffuseurs des minorités ethniques du Vietnam à s’exprimer

Mié, 26/02/2014 - 09:49

Le Vietnam reconnait officiellement 54 groupes ethniques et 13 millions de personnes issues de minorités ethniques. L’Etat vietnamien a mis en place des politiques de promotion de l’identité culturelle par l’encouragement à la diversité ethnique dans les medias. Ainsi, parmi les 67 stations de radio et chaînes de télévision du pays, 39 diffusent des programmes en 26 langues différentes. Cependant, sur les 341 personnes intervenant dans les programmes destinés aux minorités ethniques, seules quelques-unes sont issues de minorités ethniques et, parmi celles-ci, très peu peuvent rédiger des actualités et des reportages dans la langue nationale car elles sont isolées dans leur langue maternelle.

Voice of Viet Nam (VOV) et le Programme international de l’UNESCO pour le développement de la communication (PIDC) ont reconnu la nécessité d’augmenter le nombre de radiodiffuseurs issus de minorités ethniques et d’apporter une formation complémentaire à ceux qui en avaient brièvement bénéficié. Ils ont donc mis en place un programme de formation auprès de 60 radiodiffuseurs issus de minorités ethniques afin de leur donner les compétences et la confiance nécessaire pour partager avec leur communauté locale ce qu’ils avaient appris. Les participants ont acquis les compétences nécessaires pour produire des contenus destinés aux minorités ethniques, rédiger des chroniques, utiliser des enregistreurs numériques et sélectionner les sons et les musiques appropriés. D’autres compétences importantes ont été intégrées au programme de formation, comme l’utilisation de logiciels d’édition du son et d’outils de recherche d’information.

Après la formation, le pourcentage de participants capables d’utiliser des enregistreurs numériques a grimpé de 30 à 97 %. De la même façon, la part de ceux qui étaient capables d’utiliser avec aisance des logiciels d’édition et de mixage de son sur leur ordinateur personnel est passé de 0 à 100 %.

La radio a longtemps été considérée comme un des moyens de communication les plus efficaces pour les régions les plus isolées, souvent constituées de minorités ethniques. En 2011, l’Etat vietnamien, reconnaissant l’importance de la radio, a ainsi mis en place un Programme national visant à répandre l’information aux régions les plus éloignées, situées à la montagne, aux frontières et sur les îles, en mettant l’accent sur les régions les plus défavorisées et les minorités ethniques. Le programme de formation mis en place par VOV et le PIDC s’est donc inscrit dans la continuité de ce programme. 

Un réseau de radiodiffuseurs proposant des programmes aux minorités ethniques s’est constitué après le programme de formation et permettra d’atteindre l’objectif de diffusion de l’information en langue locale dans toutes les régions du Vietnam.

Appel à propositions d’inscription au Registre international de la Mémoire du monde

Mar, 25/02/2014 - 12:19

Le délai pour soumettre les nouvelles propositions d’inscription est fixé au 31 mars 2014. Aucune proposition ne sera acceptée après cette date. Les propositions au format Word, RTF ou Open Office doivent être envoyées au Secrétariat du programme Mémoire du monde de l’UNESCO:

  • Par courrier électronique à : mowsecretariat(at)unesco.org;
  • Par courrier, accompagné d’une version électronique sur disquette, CD-Rom ou clé USB, à l’attention de : Joie Springer, Programme Mémoire du monde, Division de la société de l’information – 1, rue Miollis 75732 Paris Cedex 15 France.

Les propositions d’inscription sont publiées sur le site du Programme. Elles peuvent être accompagnées de photographies, de diapositives (formats TIFF, GIF, JPEG) ou d’enregistrements sonores (real-media) décrivant le patrimoine documentaire. Le Secrétariat du programme Mémoire du monde peut être amené à utiliser les images envoyées à des fins publicitaires. La proposition devra donc être accompagnée d’une autorisation d’utilisation des images dans un but non lucratif (vous pouvez télécharger le formulaire ici). Une copie du formulaire d'inscription au Registre de la Mémoire du monde est également disponible ici.

A ce jour, 301 collections soumises par 102 pays, quatre organisations internationales et une fondation privée sont inscrites au Registre international du programme Mémoire du monde. Des registres régionaux ont été créés pour les comités régionaux du programme Mémoire du monde dans les régions Asie-Pacifique et Amérique latine-Caraïbes, et un nombre croissant de pays ont mis en place des registres nationaux. Le sous-comité du Registre et le Comité consultatif international (CCI), assistés par un groupe d’experts, procèdent à l’évaluation des propositions pour l’inscription au Registre. Leurs recommandations sont soumises au Directeur général en vue de la décision finale.

Les prochaines inscriptions seront annoncées en 2015.

L’UNESCO a lancé le programme Mémoire du monde afin d’éviter l’amnésie collective et de promouvoir la conservation des collections d’archives et de bibliothèques partout dans le monde et d’en assurer la plus large diffusion. Créé pour protéger le patrimoine documentaire, le programme Mémoire du monde aide les réseaux d’experts à échanger des informations et trouver des ressources pour la conservation et la diffusion des biens documentaires.

Le PIPT soutient le projet SafeNet dans l’ex-République yougoslave de Macédoine

Jue, 06/02/2014 - 09:19

Le projet a été mis en place en partenariat avec l’Interactive Education and Resource Network (IMOR), une ONG nationale qui a reçu une aide financière du Fonds d'urgence multidonateurs de l’UNESCO. Le contenu du stage reposait sur diverses ressources matérielles, parmi lesquelles les directives et les publications de l’UNESCO et du PIPT adaptées aux besoins d’un public jeune.

Le projet donnait aux jeunes, en particulier à ceux issus de milieux défavorisés et vulnérables, comme les minorités ethniques, les moyens et les outils nécessaires pour utiliser Internet de façon sécurisée. Afin d’être sûr d’atteindre les milieux les plus défavorisés, l’IMOR a travaillé en collaboration avec  la Croix Rouge locale et a organisé des stages dans les zones urbaines et rurales. Comme l’explique M. Jove Jankulovski, Directeur de l’IMOR, « Ce projet, qui a offert aux jeunes la capacité d’utiliser les TIC et la possibilité de dépasser de nombreuses barrières, a contribué à la mise en place d’un accès à Internet plus équitable chez les jeunes. »

Par ailleurs, dans le but d’assurer la durabilité à long terme de cette initiative, le projet a également tenté d’impliquer des jeunes issus de groupes locaux. En organisant des séances de partage des expériences et en adoptant des pratiques d’apprentissage commun, ces jeunes ont reçu la capacité d’informer et d’éveiller les consciences de leurs camarades à propos des défis du cyberespace. Afin de stimuler les effets du projet à court terme et à long terme, une plateforme d’échange en ligne ainsi qu’une base de données de documents téléchargeables ont été mises en place.

Ce stage a eu du succès auprès des jeunes: 77 % des participants ont affirmé que, désormais, ils comprenaient mieux et pouvaient aborder les problématiques de l’éthique d’internet. Aussi, 80 % d’entre eux ont indiqué qu’ils savaient désormais gérer eux-mêmes leurs informations personnelles en ligne. Les parents étaient donc satisfaits du changement d’attitude de leurs enfants après ce stage. Comme l’affirme l’une d’entre elles, Mme Jovanova Vaska, ce stage a permis à ses enfants de prendre conscience de ce qu’ils font sur internet. « De nos jours, les jeunes mettent toute leur vie intime sur Facebook… [Maintenant ils comprennent qu’] il y a des choses auxquelles il faut faire attention », a-t-elle dit.

Le Programme Information pour tous est un programme intergouvernemental mis en place en 2001. Il constitue une plateforme de discussion et coopération politique internationale et de mise en place de lignes directrices dans le domaine de l’accès au savoir et à l’information. A travers ses priorités concernant l’éthique de l’information, le PIPT a pour mission de promouvoir une plus grande prise en conscience et des réponses concrètes de la part des parties prenantes aux questions des défis éthiques, juridiques et sociaux de la société de l’information.

L’UNESCO met en place la plateforme « PERSIST » pour la conservation des documents numériques

Mié, 05/02/2014 - 10:00

Les centres d’archives, les musées et les bibliothèques ont parfaitement conscience de ces problèmes mais ne peuvent pas trouver de solutions eux-mêmes. Les centres de conservation du patrimoine estiment que les problématiques de la conservation à long terme ne sont pas suffisamment prises en compte par l’industrie, notamment lors de la mise au point de nouveaux produits qu’on leur demandera ensuite de conserver. Les centres de conservation du patrimoine sont généralement sollicités lorsque les documents électroniques arrivent en fin de vie. Ils se retrouvent alors face à de vastes collections de matériels disparates pour lesquelles l’industrie ne peut plus rien faire.

En décembre 2013, une conférence internationale regroupant les industries des TIC, les gouvernements et les centres de conservation du patrimoine s’est tenue à La Haye afin de mettre en place un plan d’action pour le numérique et une coalition internationale dans le domaine de la conservation des documents numériques. Cette conférence a été organisée par l’UNESCO grâce au financement du Ministère de l’Education, de la Culture et de la Science des Pays-Bas.

Cette conférence, qui a réuni les différents acteurs du domaine, a montré l’insuffisance de leur connaissance mutuelle et la nécessité de mettre en place une plateforme de discussion entre l’industrie du numérique et les centres de conservation du patrimoine.

Il est évident que le rôle des gouvernements à l’échelle nationale, régionale (Union européenne) et internationale (Nations Unies) est primordial. Un accès durable aux archives des gouvernements est également indispensable pour assurer le développement, la démocratie et l’Etat de droit à travers le monde. Par ailleurs, les gouvernements ont la capacité d’encourager le développement car, en plus de définir les règles des entreprises et les lois d’archivage, ils sont d’importants acheteurs de produits des TIC.

Les représentants de l’industrie des TIC (Microsoft et la Chambre internationale de commerce) ont expliqué le fonctionnement des entreprises et discuté de façon ouverte et réaliste des façons de mettre en commun les préoccupations des centres de conservation du patrimoine avec celles de l’industrie. Tout le monde a donc parlé de « business model ».

Dans les années à venir, l’UNESCO a prévu de collaborer avec le Conseil international des archives (ICA), la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques (IFLA), la Ligue des bibliothèques européennes de recherche (LIBER) mais également avec d’autres partenaires afin d’approfondir les discussions qui ont été entamées à La Haye. Une plateforme de discussion est donc prévue, sous le nom de « UNESCO-PERSIST » (Platform to Enhance the Sustainability of the Information Society Transglobally) afin de traiter les questions urgentes concernant la sélection, la responsabilité et la division des tâches à l’échelle internationale.

Liens :

Appel à propositions : Evaluation finale du projet « Renforcer les radios locales par le biais des TIC »

Lun, 27/01/2014 - 09:25

Cette évaluation permettra à l’UNESCO et à l’Agence Suédoise de Coopération Internationale pour le Développement (SIDA) d’évaluer la mise en place du projet, en plus de fournir des informations fiables et utiles pour décider d’une extension, d’un élargissement et/ou d’une reproduction du projet. Cela permettra d’estimer la portée d’un programme en cours d’application.

Les organisations intéressées sont invitées à lire le Cahier des charges de l’évaluation et à soumettre leurs propositions avant le 31 mars 2014 à 18h (heure à Paris).

L’UNESCO a lancé, avec le soutien de l’Agence Suédoise de Coopération Internationale pour le Développement, un projet de trois ans nommé « Renforcer les radios locales par le biais des TIC » auprès de 32 stations de radio situées en République Démocratique du Congo, au Kenya, au Lesotho, en Namibie, en Afrique du Sud, en Tanzanie et en Zambie.

Ce projet a pour objectif d’améliorer la qualité de la programmation et de la diffusion des radios locales en favorisant l’utilisation des TIC, les reportages sur les questions de développement local et la participation des personnes défavorisées à des débats sur leurs moyens d’existence et leur développement local.

Une évaluation finale permettra d’identifier les accomplissements, les défis et les enseignements tirés de ce projet entre sa mise en place (le 15 mars 2012) et le 15 juillet 2014. Elle servira également à faire des suggestions d’extension, d’élargissement ou de reproduction du projet.

L’objet de ce rapport d’évaluation est donc de :

  • Mettre en valeur la pertinence, l’efficacité et l’utilité du projet
  • Montrer les accomplissements, défis et enseignements tirés
  • Tirer des conclusions concernant l’utilité des formations des radios locales et leur effet sur la communauté, en particulier auprès des femmes et des jeunes femmes
  • Proposer des éléments d’extension, d’élargissement ou de reproduction du projet

L’évaluation commencera le 14 avril 2014. Le rapport final d’évaluation devra être remis avant le 31 octobre 2014.

Les entités ou entreprises intéressées sont invitées à envoyer leur proposition avant le 31 mars 2014 à 18h (heure à Paris) par courriel à evaluationradioict(at)unesco.org.

Les propositions techniques et financières devront être soumises séparément. Les propositions devront contenir : une description de la méthodologie de recherche (incluant la stratégie d’évaluation par pays), un planning, un devis intéressant en dollars américains (USD), une description de la structure, une conformité avec la section 7 du Cahier des charges, un exemple pertinent de travail effectué préalablement. L’UNESCO ne contactera que les candidats qui auront été présélectionnés.

Des documents historiques de la Grenade sauvés par le PIPT

Mié, 22/01/2014 - 15:11

Comme l’affirme Jasmin Garroway, de la Commission nationale d’Anguilla (nouveau Membre associé de l’UNESCO), « le projet développé à La Grenade propose de nouveaux outils techniques dont pourra s’inspirer le Comité national Mémoire du Monde, qui est en train de se mettre en place. »

Ces archives nationales contiennent des informations sur la complexité des changements politiques, sociaux et économiques qui ont transformé La Grenade ces 300 dernières années. Mais aujourd’hui cet héritage documentaire, qui a survécu tant bien que mal aux exploits militaires de la colonisation et plus récemment à la Guerre Froide, se retrouve aujourd’hui menacé par des conditions de stockage inadaptées et par des causes naturelles.

L’ouragan Ivan, qui avait frappé l’ile en 2004, avait mis en péril la bibliothèque principale et les archives nationales. En réponse à cela, les collections affectées avaient été déplacées dans des locaux de stockage d’urgence. Etant donné que le Gouvernement ne disposait que de moyens limités et que le lieu de stockage – qui ne devait être que provisoire – était très inadapté, ces documents précieux se sont retrouvés en péril.

Le Gouvernement a donc récemment fait d’importants efforts afin d’obtenir des financements pour restaurer la bibliothèque publique et protéger ses archives. Mais malgré la mise en place de ces projets, l’humidité et les termites continuent à ravager ces matériaux si fragiles.

Lors de la 37e session de la Conférence générale de l’UNESCO, des discussions entre le Secrétariat du PIPT et la délégation officielle de Grenade ont permis d’établir un plan d’intervention immédiate pour lutter contre ces dégradations. Un projet de formation a été mis en place auprès du personnel administratif et des volontaires locaux pour faire l’inventaire des archives, les déplacer dans des locaux plus appropriés et les protéger des termites et de l’humidité. Cela s’accompagne d’un projet d’équipement en matériel de numérisation des archives.

Joan-Marie Coutain, Secrétaire générale de la Commission nationale de la Grenade, affirme que « En l’espace de quelques semaines, nos discussions avec l’UNESCO se sont transformées en propositions concrètes. Nous disposons maintenant de jeunes volontaires grenadiens formés à ce travail, encadrés par des professionnels administratifs de l’information et qui utilisent un matériel adapté pour préserver nos trésors documentaires. »

Le Programme Information pour tous (PIPT) a été mis en place en 2001. Il propose une plateforme internationale de discussion politique, de coopération et de développement de recommandations pour agir dans le domaine de l’accès à l’information et au savoir. Le Programme encourage également les Etats membres à développer et à mettre en œuvre un encadrement stratégique de leur politique nationale de l’information.

Appel à candidatures : équipe de consultants en IDM

Mié, 22/01/2014 - 11:33

Une équipe de 6 personnes maximum sera financée pour participer à un stage IDM à l’UNESCO qui aura lieu dans la région en mars ou avril 2014. Après avoir réalisé ce stage avec succès et démontré leur capacité à mener une évaluation, ces personnes pourront intégrer l’équipe d’experts IDM de l’UNESCO.

Cette sélection est ouverte à des candidats ayant un minimum d’expérience (voir ci-dessous). Tout candidat qui ne fournirait pas les documents requis ou qui n’aurait pas les qualifications requises ne sera pas pris en compte.

Niveau minimum requis :

  • Master ou plus dans un domaine d’étude pertinent
  • Faire preuve d’au moins 5 ans de recherche et d’expériences d’analyse
  • Au moins 10 ans d’expérience dans le développement des médias / la liberté de la presse
  • Publications préalables
  • Excellente connaissance des normes légales internationales et des pratiques des médias
  • Excellente maîtrise de l’anglais et de l’arabe
  • Excellentes capacités d’analyse et d’écriture
  • Avoir les capacités nécessaires et être disponible pour travailler en tant que consultant à l’UNESCO, ou pour s’inscrire dans la base de données des consultants

Autres éléments requis :

  • Expérience en élaboration d’enquêtes et en collecte de données
  • Expérience en management, de préférence en arabe
  • Expérience en gestion de projet

Pour postuler, merci d’envoyer les documents suivants à mm.diallo-barry(at)unesco.org avant le 31 Janvier 2014 :

  • Une lettre de motivation en anglais où vous préciserez votre intérêt, vos motivations pour participer, vos expériences de recherche préalables et votre disponibilité pour un éventuel poste de consultant
  • Un CV incluant la liste de vos publications avec des liens hypertexte
  • Une rédaction en anglais ou en arabe

Historique

Les Indicateurs de Développement des Médias de l’UNESCO et les Indicateurs de Sécurité des Journalistes fournissent un outil puissant d’analyse du paysage médiatique d’un pays donné. En général, l’UNESCO préfère travailler en partenariat avec des institutions locales pour mener ces évaluations, mais l’Organisation a été confrontée à des difficultés pour mener cette approche dans les régions arabes à cause de la pénurie de consultants locaux ayant l’expertise et l’expérience requises, ainsi qu’une connaissance suffisante des IDM pour mener des recherches assez poussées. Ces évaluations sont cependant essentielles pour aider toutes les parties prenantes du pays à avoir une compréhension commune du paysage médiatique et à établir un consensus entre leurs défis et leurs besoins, ce qui pourra directement bénéficier au travail des organisations gouvernementales ou de développement des médias.

Les rapports IDM sont un outil fondamental de l’UNESCO pour élaborer la stratégie du Secteur Information et Communication dans ces pays et orienter son programme concernant la liberté de la presse.

Aperçu des principales missions des experts en IDM dans les régions arabes

L’UNESCO publie un guide du reportage sur le changement climatique destiné aux journalistes africains

Lun, 20/01/2014 - 10:04

« Le but principal de cette publication est de définir les compétences requises des journalistes et des enseignants en journalisme pour aborder le sujet du changement climatique, car ce sont les deux piliers sur lesquels repose notre travail de renforcement des capacités d’un journalisme spécialisé », ajoute Fackson.

Ce guide pratique a été rédigé par quatre spécialistes des médias qui ont appliqué les problématiques du changement climatique et de la pratique journalistique à la réalité africaine. Il s’agit de Mike Shanahan et Teresa Corcoran de l’International Institute for Environment and Development (IIED), ainsi que Willie Shubert et Cameron Scherer, de Internews - Earth Journalism Network.

Mike Shanahan, auteur principal du guide, affirme que « la question du changement climatique n’est pas une histoire en soi, c’est le contexte dans lequel de nombreuses histoires vont se dérouler ». Il soutient que la question du changement climatique « (…) affectera tous les secteurs de la presse, du journalisme politique et économique au journalisme de consommation et de santé. Les journalistes africains, ainsi que leurs éditeurs, ne doivent donc pas considérer que le changement climatique est un sujet « exclusivement  climatique ». Il s’agit plutôt d’une nouvelle réalité qui entrainera chez le public un accroissement de la demande d’une couverture médiatique compréhensive, claire et adaptée à l’échelle locale ».

James Fahn, Directeur exécutif d’Internews Earth Journalism Network, affirme au sujet de l’implication d’Internews dans l’ouvrage que « le défi majeur pour les journalistes est d’apprendre à faire de ce sujet global une histoire locale à laquelle le public pourra se rattacher… ou plutôt à en faire plusieurs histoires. Le changement climatique recouvre tant de réalités différentes qu’il est possible d’aborder le sujet d’après une multitude de points de vue, illustrant son impact sur divers aspects de la société, de l’économie et de la vie en général ».

Avant que l’ouvrage ne soit publié, il a été soumis à une révision par un groupe de 23 spécialistes africains, dont des universitaires et des journalistes, qui se sont réunis au Kenya. Emily Brown, professeur namibienne en journalisme, a montré que les médias dans son pays ont tenté de relayer à la dernière page les articles sur le changement climatique et les récits sur l’environnement, et a incité les journalistes à revoir leurs priorités.    

Bonny Alams, journaliste nigérien, a pour sa part fait remarquer que « pour réaliser de tels reportages, il faudra changer la perception qu’a le public de l’actualité politique, économique et sociale qu’il suit tous les jours, et qui trop souvent ne représente pour lui que des nouvelles “ juteuses ” ».

Workineh Kelbessa, professeur à l’Université d’Addis-Abeba, a quant à lui appelé à tenir compte de l’éthique et de la justice environnementale, qui selon lui font partie de la nature interdisciplinaire du journalisme sur le changement climatique. Il a également souligné la nécessité de relier l’environnement à l’humanité et a affirmé que le guide devait mieux refléter le lien entre les connaissances autochtones et la science.

De nombreux experts venus du Botswana, d’Ethiopie, du Ghana, de Namibie, du Nigéria, du Rwanda, d’Afrique du Sud, d’Ouganda, de Zambie et du Zimbabwe se sont ainsi réunis dans ce groupe de travail les 22 et 23 octobre 2013 au complexe de l’ONU à Gigiri, au Kenya.

La version finale du guide pratique est une ressource documentaire destinée à être utilisée aussi bien dans les salles de rédaction que dans les salles de cours. Il sera distribué par le biais d’un partenariat stratégique entre l’UNESCO, l’IIED et Internews.

Une série de diffusions se fera au cours du mois de février par le biais de la plateforme de messagerie instantanée Google Handouts. Le but est de susciter l’intérêt des journalistes africains et  de toute personne souhaitant approfondir la question d’une information axée sur la prévention et l’atténuation des effets du changement climatique.

Au sein de l’UNESCO, ce guide pratique a beaucoup de succès : c’est l’un des deux ouvrages les plus publiés dans le cadre de la nouvelle politique de libre accès de l’Organisation. Cela signifie que les utilisateurs de cette publication ont le droit de l’utiliser et de la réutiliser à leur guise, comme stipule la Politique de libre accès de l’UNESCO.

Cliquez ici pour télécharger Climate change in Africa : a guidebook for journalists.

Lancement du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2014

Jue, 16/01/2014 - 13:50

Le Prix mondial de la liberté de la presse est destiné à distinguer une personne, une organisation ou une institution qui a contribué d’une manière notable à la défense et/ou à la promotion de la liberté de la presse où que ce soit dans le monde, surtout si pour cela elle a pris des risques.

Doté d’un montant de 25 000 USD, le prix est décerné tous les ans lors d’une cérémonie officielle à l'occassion de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai).

Présentation des candidatures

Pour proposer des candidats, veuillez envoyer le formulaire dûment rempli en anglais ou en français, avant le 15 février 2014, par courrier normal ou électronique à :

UNESCO
Division de la liberté d’expression, de la démocratie et de la paix
1, rue Miollis
75732 Paris cedex 15
France
Tel: 33.1.45.68.42.12
Fax: 33.1.45.68.55.84
E-mail: s.coudray(at)unesco.org

L’UNESCO salue les nouvelles garanties constitutionnelles de la liberté d’expression et d’information en Tunisie

Lun, 13/01/2014 - 10:47

Les membres de l’ANC ont en effet voté, le 6 janvier 2014, l’article 30  garantissant la liberté d’expression (173 voix pour, 9 abstentions et 0 votes contre) et l’article 31 sur la liberté d’information (170 voix pour, 4 abstentions, 2 contre). L’article 48 de la Constitution, restreignant les limitations légales pour toutes les libertés fondamentales à l’impératif de proportionnalité et de nécessité dans une démocratie, a été voté le 9 janvier 2014  (164 voix pour, 5 abstentions et 6 contres).

Le vote de ces articles, qui sont conformes aux recommandations de l’UNESCO sur le projet de Constitution tunisienne, marque l’aboutissement d’un travail de près de deux ans de plaidoyer et de sensibilisation de la société civile tunisienne, des défenseurs de la liberté d’expression et des partenaires internationaux. Il permet de fixer un cadre légal conforme aux normes internationales pour les principales libertés fondamentales en Tunisie.

En adoptant ces articles à une majorité supérieure aux deux tiers des votants, ce qui illustre le large consensus de la représentation nationale sur cette question, les députés chargés d’élaborer la nouvelle Constitution envoient un message fort en faveur de la liberté d’expression et de la liberté d’information à la fois en Tunisie et dans le reste du monde arabe.

Articles 30, 31 et 46 de la nouvelle Constitution (traduction non-officielle)

Article 30

Les libertés d’opinion, de pensée, d’expression, d’information et de publication sont garanties.

Il est interdit de soumettre ces libertés à un contrôle préalable.

Article 31

L’Etat garantit le droit à l’information et à l’accès à l’information

Article 48

La loi détermine les restrictions relatives aux droits et libertés garantis par la présente Constitution et de leur exercice, sans que cela ne porte atteinte à leur essence. Ses limites ne s’exercent que sous une nécessité justifiée par un Etat civil et démocratique et dans le but de protéger les droits d’autrui ou pour des raisons de sécurité publique, de défense nationale ou de santé publique et de morale générale et ce en respectant les principes de la proportionnalité entre ces limites et leurs justifications. Les instances juridictionnelles veillent à la protection des droits et libertés de toute violation. Aucun amendement ne doit porter atteinte aux acquis des droits de l’homme et de ses libertés inclus dans cette constitution.

Formations sur la sécurité pour des journalistes tunisiens

Vie, 10/01/2014 - 15:42

Les formations ont mis l’accent sur la participation des femmes journalistes, en particulier celles couvrant les actualités et les événements sur le terrain. Ces  formations avaient pour objectif de les sensibiliser aux défis posés à leur sécurité et de leur fournir des outils pour gérer les risques opérationnels, se protéger contre les incidents lors de reportages, optimiser la sécurité de leurs communications et de leurs données digitales, ainsi que mieux gérer le stress, les violences verbales ou physiques et les éventuels traumatismes psychologiques qui en découleraient.

« Cette  formation était très utile pour les journalistes et en particulier pour les photographes comme moi », a expliqué Ons Abid, une photographe indépendante qui travaille notamment pour le magazine Jeune Afrique. « Le formateur a insisté sur l'importance de savoir gérer d’un point de vue sécuritaire les situations d’affrontements et les manifestations violentes ainsi que la sécurité informatique dans un monde médiatique qui utilise toujours davantage les dernières technologies et les médias sociaux. » La journaliste Ines Rabeb, qui travaille pour la radio Express FM, a expliqué pour sa part: « J’ai l’habitude de couvrir des manifestations et cette formation m’a aidée à apprendre les mesures nécessaires pour mieux me protéger. »

Ce projet se situe dans la continuité du travail effectué par l’UNESCO depuis la Révolution du 14 janvier 2011 dont la Tunisie célèbre bientôt le troisième anniversaire. Il vise à l’amélioration de la sécurité des journalistes travaillant en Tunisie, notamment des femmes journalistes, ainsi qu’à la promotion de la liberté d’expression afin de soutenir le processus de transition démocratique en cours en Tunisie.

Ces formations ont été rendues possibles grâce au soutien de la Finlande et de la Suède.