Actualités

Subscribe to Actualités feed Actualités
Building Peace in the Minds of Men and Women
Updated: 44 min 34 sec ago

La Directrice générale de l’UNESCO salue la libération de Khadija Ismayilova, lauréate du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2016

Wed, 25/05/2016 - 21:26

« Trois semaines après que l’UNESCO ait remis à Khadija Ismayilova le prestigieux Prix UNESCO/Guillermo Cano 2016, je me réjouis de sa libération. C’est une étape majeure pour la liberté d’expression, le respect de la légalité et l’Etat de droit en Azerbaïdjan », a déclaré la Directrice générale. « L’engagement de l’UNESCO à défendre les journalistes dans le monde demeure constant » a-t-elle ajouté. « Améliorer la sécurité des journalistes, lutter contre l’impunité des crimes commis à leur encontre, défendre la liberté d’expression et la liberté des médias n’a jamais été aussi important pour l’UNESCO. Cela nécessite l’engagement de tous les acteurs et de chaque gouvernement ».

Khadija Ismayilova, journaliste indépendante et collaboratrice au service azerbaïdjanais de Radio Free Europe, était détenue depuis décembre 2014. En septembre 2015 elle a été condamnée à sept ans et demi de prison pour abus de pouvoir et évasion fiscale.

****

Roni Amelan, Service de presse de l’UNESCO, r.amelan(at)unesco.org +33(0)145681650

Le Sommet humanitaire mondial lance un appel en faveur de la protection des journalistes et de la promotion du journalisme indépendant dans les situations de crises

Wed, 25/05/2016 - 11:22

La session portait sur les défis qui se posent aux médias dans les situations de crise, notamment sur les risques croissants auxquels sont confrontés les journalistes et sur la manière dont ces situations affectent leur capacité à remplir leur mission.

« Aujourd’hui, nous devons accélérer le mouvement de reconnaissance par les Etats de l’importance que revêt la sécurité des journalistes partout dans le monde, notamment dans les situations humanitaires d’urgence où les journalistes jouent un rôle vital pour informer, prévenir et limiter les impacts des crises », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO.

Cette session, présidée par la directrice du journal turc Hürriyet, Vuslat Doğan Sabancı, a déclaré pour sa part que « l’humanité est confrontée à l’un de ses défis les plus importants avec les millions de personnes qui fuient leur foyer à la recherche de plus de sécurité. Les médias jouent un rôle crucial en attirant l’attention du monde sur la crise des réfugiés et en se faisant l’écho de la souffrance de ces réfugiés forcés de fuir leur foyer. Ils gravent dans nos consciences des images marquantes de cette réalité ».   

Les participants à cette session ont appelé les Etats, les agences des Nations Unies et les organisations de médias à mettre en œuvre le Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité.

Le Plan d’action, approuvé par le Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination (CCS), qui réunit les directeurs de toutes les agences des Nations Unies, est le premier mécanisme doté d’une approche multipartite à traiter de la question de la sécurité des journalistes et de l’impunité.

Les participants se sont intéressés aux actions spécifiques qui peuvent être menées par les acteurs concernés pour tenter de mettre fin aux attaques contre les journalistes et promouvoir le reportage indépendant dans les situations de crise.

L’Appel invite les Etats à mettre en place des mécanismes nationaux pour la sécurité des journalistes afin de prévenir et assurer un suivi des menaces visant les professionnels des médias. Il s’agit aussi de mettre fin à l’impunité en garantissant que de tels crimes donnent lieu à une enquête et d’améliorer la protection des journalistes en formant les forces de sécurité et les officiers de justice au droit humanitaire et aux des droits de l’homme dans le cadre des Objectifs de développement durable 2030, notamment l’objectif 16, qui appelle les Etats à garantir l’accès du public à l’information et protéger les libertés fondamentales ».

Cet Appel exhorte les agences des Nations Unies à partager l’information et les bonnes pratiques, en fonction de leur domaine d’expertise, afin de mettre en œuvre le plan des Nations Unies à l’échelle mondiale et d’assurer le suivi de l’état de la sécurité des journalistes à travers l’Examen périodique universel (le mécanisme onusien de suivi des droits de l’homme dans les Etats membres), les rapports de l’UNESCO et les rapports sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable.

Les organisations de médias sont également invitées à faire en sorte que le personnel local et international, professionnel et indépendant, soit formé afin de disposer des ressources nécessaires pour assurer sa propre sécurité.

L’UNESCO, l’agence des Nations Unies dotée d’un mandat pour défendre la liberté d’expression, recense plus de 825 journalistes tués dans l’exercice de leur profession au cours des dix dernières années. En moyenne, un travailleur des médias est tué tous les cinq jours et dans neuf cas sur dix, les auteurs de ces crimes ne sont jamais jugés, ce qui se traduit par une impunité pour les crimes commis contre les journalistes.

***

Pour plus d’information :

Le plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes

Les actions de l’UNESCO sur la sécurité des journalistes

Contact médias : Roni Amelan, r.amelan(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 16 50.

 

 

La Directrice générale demande l’ouverture d’une enquête sur le meurtre du journaliste Manuel Santiago Torres Gonzáles au Mexique

Tue, 24/05/2016 - 10:42

« Je condamne le meurtre de Manuel Santiago Torres Gonzáles », a déclaré la Directrice générale. « Les attaques visant les médias affectent tous les membres d’une société et mettent à mal la liberté d’expression. J’appelle les autorités à enquêter sur ce crime abominable et à traduire ses auteurs en justice ».

Journaliste chevronné, Manuel Santiago Torres Gonzáles était rédacteur pour le site d’actualité Noticias MT. Il a été abattu dans la ville de Poza Rica.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

Contact médias: Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0)1 45 68 42 12

***

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 

 

 

La Directrice générale condamne les meurtres des journalistes Akhilesh Pratap Singh et Rajdev Ranjan en Inde

Mon, 23/05/2016 - 16:42

« Je condamne les meurtres de Akhilesh Pratap Singh et de Rajdev Ranjan » a déclaré la Directrice générale. « J’appelle les autorités à enquêter sur ces assassinats pour empêcher l’impunité des crimes commis contre la liberté d’expression et la liberté d’information de s’enraciner ».

Le 12 mai dernier, Akhilesh Pratap Singh, également connu sous le nom Indradev Yadav, a été abattu par un inconnu. Il était correspondant pour la chaîne de télévision hindi Taaza TV, dans le district de Chatra situé dans l’état de Jharkhand dans le nord- est de l’Inde.

Rajdev Ranjan, grand reporter, a été tué le vendredi 13 mai à Siwan dans l’état de Bihar, situé au centre de l’Inde. Il dirigeait le bureau du quotidien national hindi Hindustan.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

***

Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

Les policiers et les journalistes rwandais s’engagent à améliorer leurs relations de travail

Fri, 20/05/2016 - 12:02

L’atelier avait pour objet de soutenir le droit à la liberté d’expression des citoyens en renforçant les relations professionnelles entre les policiers et les journalistes, afin de promouvoir et de défendre la sécurité des journalistes. 45 policiers et 30 professionnels des médias ont participé à la formation de trois jours qui a abouti à un accord pour développer un code de conduite ou des procédures opérationnelles décrivant comment la police et les médias peuvent travailler étroitement pour mieux servir le public et organiser des ateliers réguliers pour évaluer les progrès.

Les journalistes et les policiers rwandais ont été formés par le commandant Ian Lafrenière du Service de police de la ville de Montréal au Canada, qui est à la fois policier et expert en communications publiques. Ils ont partagé leurs expériences en toute honnêteté et exploré le rôle de la police pour améliorer la sécurité des journalistes, par exemple en les aidant à avoir accès à des informations essentielles, en offrant des outils pratiques lors de la couverture de conflits et en développant des directives concernant la couverture de procédures judiciaires.

Au cours de la séance d’ouverture de l’atelier, Cleophas Barore, président par intérim de RMC, a souligné l’importance de relations professionnelles entre la police et les médias. « Dans un climat où les journalistes sont en sécurité, les citoyens ont plus de facilité à accéder à une information de qualité et cela permet également de faire des progrès dans d’autres domaines : la gouvernance démocratique et la réduction de la pauvreté ; la préservation de l’environnement ; l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes ; la justice et une culture des droits de l’homme, pour ne nommer que quelques-uns. »

Juvenal Marizamunda, inspecteur général adjoint, a également mis en avant le rôle essentiel de la police et des médias, car ils assurent la sécurité publique et le développement national en permettant l’accès public à des informations exactes. Il a décrit les relations entre les médias et la police comme « un aspect important du maintien de l’ordre qui assure la confiance du public. Nous avons incontestablement un rôle complémentaire. La police étant une institution en constante interaction avec le public doit être au premier plan pour travailler efficacement avec les médias sans compromettre l’ordre public ».

Peter Wallet du Bureau régional de l’UNESCO pour l’Afrique de l’Est au Rwanda a encore insisté sur ce point : « Un journalisme responsable, impartial et sans entraves joue un rôle fondamental dans toute démocratie et garantit l’exercice de la liberté d’expression dans la société. »

Theos Badege, préfet de police adjoint, a réaffirmé l’engagement de la police nationale du Rwanda « de travailler collectivement avec les médias afin de servir les intérêts des Rwandais ».

L’atelier était conjointement organisé par RMC (Rwanda Media Commission), l’UNESCO et la police nationale du Rwanda, avec le soutien du gouvernement de la Suède.

La directrice générale de l’UNESCO condamne le meurtre du journaliste Khurram Zaki au Pakistan

Tue, 17/05/2016 - 14:23

 « Je condamne le meurtre de Khurram Zaki », a déclaré la Directrice générale. « J’appelle les autorités à traduire ses auteurs en justice afin de dissuader les autres criminels de recourir à la violence pour compromettre la liberté d’expression et empêcher la population pakistanaise de se livrer à un débat libre et éclairé».

Khurram Zaki, militant actif pour les droits de l'homme et ancien journaliste d’une chaîne d’information, dirigeait le site web Let us Build Pakistan. Il a été abattu par des individus non identifiés.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

***

Contact médias: Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0)1 45 68 42 12

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 

La Directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova et la journaliste Christiane Amanpour expriment leur soutien à la lauréate du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano, Khadija Ismayilova

Tue, 10/05/2016 - 11:21

La plus grande conférence jamais organisée a réuni 1100 experts, responsables et journalistes du monde entier pour défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse.

A cette occasion, le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2016 a été décerné à Khadija Ismayilova (Azerbaïdjan), emprisonnée depuis 2014. Créé en 1997 par le Conseil exécutif de l'UNESCO, ce Prix est destiné à distinguer une personne, une organisation ou une institution qui a contribué, de manière notable, à la défense et/ou à la promotion de la liberté de la presse où que ce soit dans le monde, surtout si pour cela elle a pris des risques.

Dans le passé, lorsque le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano a été remis à un journaliste emprisonné, le soutien de l’UNESCO et la visibilité liée au Prix ont toujours favorisé sa libération. Ce fut le cas de Mazen Darwish, Président du centre syrien pour les médias et la liberté d’expression, lauréat du Prix en 2015, qui a été libéré et a pu assister à la conférence organisée à Helsinki.

Dans cet esprit, Irina Bokova et Christiane Amanpour ont de nouveau appelé le gouvernement et les autorités d’Azerbaïdjan à la libération immédiate de Khadija Ismayilova.

Une Déclaration pour la liberté de la presse, l’accès à l’information et la diversité culturelle adoptée lors de la Conférence pour la Journée mondiale de la liberté de la presse

Wed, 04/05/2016 - 20:13

Plus d’un millier de professionnels des médias et parties concernées, dont des représentants de gouvernements, ont prié les 195 Etats membres de l’UNESCO de « réaffirmer que la liberté de la presse et le droit à l’information sont essentiels pour des médias libres, indépendants et pluralistes et crucial pour la promotion des droits de l’homme et le développement durable ».

Avec les nouveaux Objectifs de développement durable définis par les Nations unies pour les 15 prochaines années en point de mire, la Finlandia Declaration, réaffirme l’importance de l’accès à l’information et la responsabilité des Etats à rendre les informations disponibles en ligne et hors ligne ainsi qu’à promouvoir l’accès universel à Internet.

Elle demande également aux Etats d’assurer la sécurité des journalistes, dont l’exposition à de violentes attaques compromet la liberté de la presse et la liberté d’information dans de nombreuses parties du monde.

La Déclaration reconnait par ailleurs l’importance de la Convention de 2005 de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, de la liberté artistique et de la diversité culturelle dans l'exercice des droits humains fondamentaux et de la liberté d’expression.

Les participants à cet événement clé de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2016, organisé par l’UNESCO et la Finlande, ont applaudi la décision du Conseil exécutif de l’UNESCO d’organiser une Journée internationale pour l'accès universel à l'information qui sera célébrée chaque année le 28 septembre.

Au cours de ces deux jours de conférence, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, le Premier ministre de la Finlande, Juha Sipilä ainsi que le Président du pays hôte, Sauli Niinistö ont insisté sur l’importance primordiale de la liberté de la presse et de la liberté d’information pour un développement durable, une bonne gouvernance et comme élément de base pour toutes les libertés.

L’ancien Président finlandais et lauréat du prix UNESCO Félix Houphouët-Boigny 2007 et du Prix Nobel pour la paix 2008, Marti Ahtisaari a aussi souligné, durant la cérémonie de clôture, l’importance du lien entre la liberté d’expression et la consolidation de la paix.

La célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2016 a bénéficié du soutien d’une cinquantaine d’organisations de la société civile et de médias. Une centaine d’événements ont été organisés dans le monde autour de cette journée cette année.

 

                                                               ****

Kit pour la presse: https://en.unesco.org/world-press-freedom-day-2016/press-kit

Contacts :

UNESCO: Roni Amelan: +33(0)7 86 43 58 76

Ministère finlandais des Affaires étrangères : Mari Lankinen, mari.lankinen(at)formin.fi, +358 (0)295 350 642

Ministère finlandais de l’éducation et de la culture : Heidi Mäenpää, heidi.maenpaa@minedu.fi, +358 2953 30230

L’accès à l’information, la liberté et la sécurité des journalistes au cœur de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2016

Wed, 04/05/2016 - 09:46

Les intervenants ont célébré le 250e anniversaire de la première législation au monde sur la liberté d’expression et la liberté d’information, promulguée ce qui est aujourd’hui la Finlande et la Suède en 1766. Ils ont aussi évoqué le 25e anniversaire de la Déclaration de Windhoek, adoptée dans la capitale namibienne en 1991, et qui est à l’origine de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

La cérémonie d’ouverture s’est terminée par un message de Gwen Lister, fondatrice du journal The Namibian, et co-présidente de la conférence sur la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias, organisée par l’UNESCO à Windhoek en 1991. Lors de son discours, Gwen Lister a rendu compte des progrès réalisés par les médias africains depuis la Déclaration de Windhoek et a évoqué les inégalités du paysage médiatique africain ainsi que les difficultés auxquelles le continent est confronté.

La Directrice générale de l’UNESCO a décrit cette Journée comme « l’un des moments les plus enthousiasmants du calendrier mondial. C’est l’occasion de célébrer la liberté de chaque femme et de chaque homme à s’exprimer. C’est l’occasion de mettre en lumière le droit à l’accès et au partage de l’information. C’est l’occasion de se tenir aux côtés des journalistes et de défendre leur sécurité ».

Irina Bokova a poursuivi en décrivant 2016 comme un tournant pour la liberté de la presse dans la mesure où c’est « la première année de mise en œuvre de l’Agenda 2030 pour le développement durable ». Cet agenda, a-t-elle rappelé, comprend l’objectif 16 qui vise à promouvoir des sociétés pacifiques et inclusives pour le développement durable.

La Directrice générale a qualifié d’intolérable le fait que 825 journalistes aient perdu la vie dans l’exercice de leur fonction au cours de cette dernière décennie. Elle a aussi exprimé son indignation que moins de 6% de ces meurtres aient été résolus. « Je réagis chaque fois qu'un journaliste est tué et insiste pour que justice soit rendue » a-t-elle déclaré. « Je demande aujourd'hui à chaque gouvernement, de répondre aux demandes d'information sur le suivi judiciaire. [...] Nous devons défendre les libertés fondamentales en ligne et hors ligne. L'UNESCO s’efforce de promouvoir Internet comme une plateforme s’appuyant sur des droits, ouverte, accessible et pilotée par de multiples acteurs », a-t-elle ajouté.

Lors de son allocution de bienvenue, le premier ministre finlandais, Juha Sipilä, a souligné l’importance pour la Finlande d'accueillir la Journée mondiale de la liberté de presse et déclaré qu’ « en raison du lien étroit entre la liberté d'expression, la liberté de la presse et de la démocratie, cet événement est également lié au 100e anniversaire de l’indépendance de la Finlande qui sera célébré l’année prochaine ».

Le Président finlandais et la Directrice générale de l’UNESCO ont présidé la cérémonie de remise du prix UNESCO/Guillermo Cano de la liberté de la presse qui a été décerné à la journaliste indépendante azerbaidjanaise, Khadija Ismailova. Le Président a aussi rappelé les principes du prix.

« Le Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano annuel est destiné à distinguer une personne, une organisation ou une institution qui a contribué, de manière notable, à la défense et/ou à la promotion de la liberté de la presse où que ce soit dans le monde, surtout si pour cela elle a pris des risques », a-t-il déclaré « Cette année le prix a été remis à Khadija Ismayilova, journaliste indépendante au service azerbaïdjanais de Radio Free Europe. Je regrette profondément qu’elle ne soit pas parmi nous aujourd’hui mais en prison ».

La Directrice générale de l’UNESCO a félicité Khadija Ismayilova pour son engagement sans faille en faveur des droits de l'homme et des libertés fondamentales. « C’est pour cela que le prix de la liberté de la presse UNESCO / Guillermo Cano 2016 est décerné à Khadija Ismayilova sur recommandation d’un jury international ».

Elmira Ismayilova, la mère de la lauréate, a lu un message de sa fille dans lequel elle dénonce la violence endurée par les journalistes dans le cadre de leur fonction et les encourage à continuer. « Défendez la vérité, osez poser des questions et ayez une réflexion critique. N’acceptez aucune excuse pour les prisonniers politiques. Une société ne peut aller de l’avant sans droit de regard ni critique publique. L’opposition n’a pas sa place en prison. Luttez contre la corruption et exigez l’intégrité et l’Etat de droit de vos gouvernements et de vos alliés ».

Doté d’un montant de 25 000 dollars, le Prix a été créé en l’honneur de Guillermo Cano Isaza, journaliste colombien assassiné à l’entrée des bureaux du journal, El Espectador, à Bogotá, le 17 décembre 1986. Il est financé par la Fondation Cano (Colombie) et la Fondation Helsingin Sanomat (Finlande).

La conférence de cette année ouvre de nouvelles perspectives en établissant des liens entre la liberté artistique et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et la liberté de la presse.

Près de 1100 participants ont pris part à la Conférence organisée dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse qui se poursuit le 4 mai à Heslinki. En parallèle, une centaine d’événements ont été organisés dans le monde pour célébrer cette Journée. Parmi les événements clôturant ces célébrations figurent notamment un séminaire sur l’évaluation de l’impact des projets promouvant la liberté d’expression dans la région arabe et une exposition des travaux de 10 jeunes photojournalistes formés dans le cadre d’un projet régional de l’UNESCO financé par la Finlande et la Suède.

Les célébrations 2016 de la Journée mondiale de la liberté de la presse étaient organisées en partenariat avec le ministère finlandais de l’éducation et de la culture et du ministère des affaires étrangères, avec le soutien d’une cinquantaine d’organisations de médias et de la société civile.

                                                              ***

Dossier de presse: https://fr.unesco.org/journee-mondiale-liberte-presse-2016/kit-presse

Contacts médias :

UNESCO: Roni Amelan: +33(0)7 86 43 58 76

Ministère finlandais des Affaires étrangères : Mari Lankinen, mari.lankinen(at)formin.fi, +358 (0)295 350 642

Ministère finlandais de l’éducation et de la culture : Heidi Mäenpää, heidi.maenpaa@minedu.fi, +358 2953 30230, for local media

 

Les jeunes slovaques et le ministère de l’éducation s’engagent dans la lutte contre la radicalisation en ligne

Tue, 03/05/2016 - 16:05

Organisé par le Ministère de l’Education, des Sciences, de la Recherche et du Sport, la Commission Nationale Slovaque pour l’UNESCO ainsi que le Conseil Régional des Jeunes de Zilina, ce séminaire s’est focalisé sur le partage de connaissances, d’expériences et de bonnes pratiques en matière de prévention de la radicalisation, un sujet émergent qui influence considérablement le parcours de jeunes hommes et femmes dans plusieurs pays du monde. 

L’un des principaux résultats de ce séminaire consiste dans la mise à disposition d’un ensemble de ressources et de méthodes d’éducation aux droits de l’homme qui ont été disséminés auprès des acteurs clés de l’éducation formelle et non formelle en Slovaquie. Les participants ont également eu l’occasion d’effectuer des visites d’étude dans des centres de demandeurs d’asile afin d’acquérir une meilleure compréhension des difficultés rencontrées par les jeunes réfugiés. « Il est vital de continuer à user de réflexion critique pour traiter les problèmes qui affectent les jeunes, et en particulier compte tenu des votes significatifs en faveur de partis d’extrême droit chez cette frange de la population», déclare Dean Res du Conseil Régional des jeunes de Zilina.

« Ce partenariat entre la Slovaquie et l’UNESCO en matière de lutte contre la xénophobie à travers l’éducation est un excellent exemple de la façon dont les pays peuvent bénéficier de l’expertise de l’organise pour développe des stratégies coordonnées d’intervention pour et avec les jeunes », a relevé Eva Masarova, Directrice au sein du Département Jeunesse du Ministère Slovaque de l’Education. D’autres actions sont prévues dans ce domaine notamment en perspective de la Présidence Slovaque du Conseil de l’Union européenne qui prendra effet à partir de juillet 2016. Des actions d’échanges Nord/Sud entre organisations de jeunesse seront également soutenues dans le cadre du Projet NET-MED Youth.

Cet évènement a été organisé dans le cadre de la campagne du Conseil de l’Europe « Non au discours de haine » et a été rendue possible grâce à l’appui du mécanisme financier de soutien EEE Norvège, et à la collaboration du Programme NET-MED Youth de l’UNESCO.

La Directrice générale demande une enquête sur le meurtre du journaliste Francisco Pacheco Beltrán au Mexique

Wed, 27/04/2016 - 17:28

« Je condamne le meurtre de Francisco Pacheco Beltrán » a déclaré la Directrice générale. « J’appelle les autorités à enquêter sur cet assassinat qui entrave la capacité des journalistes à mener à bien leur travail et limite l’accès à l’information au public ».

Francisco Pacheco Beltrán travaillait pour la station de radio Capital Máxima, le quotidien El Sol de Acapulco, l’hebdomadaire en ligne El Foro de Taxco et gérait son propre site web d’information. Il a été assassiné devant son domicile à Taxcos.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

***

Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

La Directrice générale condamne le meurtre de l’éditeur de magazine Xulhaz Mannan au Bangladesh

Wed, 27/04/2016 - 17:25

« Je condamne le meurtre de Xulhaz Mannan », a déclaré la Directrice générale. « Mannan était la voix d’une partie de la société souvent tenue à l’écart, s’acquittant ainsi de son rôle de média à représenter tous les publics. Ce meurtre est une perte pour le Bangladesh, pour sa communauté des médias et sa société. J’appelle les autorités à enquêter sur ce crime odieux afin de traduire ses auteurs en justice et d’améliorer la sécurité de tous les journalistes pour assurer le respect de la liberté d'expression et la liberté de l'information pour tous ».

Xulhaz Mannan a été assassiné à son domicile, aux côtés de Tanay Fahim, tué lui aussi. Mannan dirigeait le magazine Roopbaan, l’unique média LGBTI du pays.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

                                             ***

Contact médias : Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0) 1 45 68 42 12 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

Le lien entre liberté de l’information et développement durable au cœur des célébrations de la Journée mondiale de la liberté de la presse

Mon, 25/04/2016 - 15:36

Le lien entre la liberté de la presse et le développement durable est établi pour la première fois cette année suite à l’adoption en 2015 par les Nations Unies des Objectifs de développement durable pour 2030, qui reconnaissent la nécessité de « garantir l’accès public à l’information et protéger les libertés fondamentales, conformément à la législation nationale et aux accords internationaux » (Objectif 16, cible 10).

L’importance de médias libres et indépendants pour informer les citoyens est cruciale pour atteindre les Objectifs de développement durable  souligne la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, dans le message qu’elle délivre à l’occasion de la Journée : « En cette période d’instabilité et de bouleversements mondiaux, alors que nous devons faire face à de nouveaux défis qui exigent une coopération et une action internationales, le besoin d’une information de qualité n’a jamais été aussi grand. Il faut pour cela bâtir solidement un environnement propice à la liberté d’expression et des systèmes performants pour garantir le droit de savoir. »

La Directrice générale évoquera le rôle de l’UNESCO dans la promotion de la liberté de la presse et de la liberté d’information lors de l’ouverture de la conférence*. Elle s’exprimera au côté de Juha Sipilä, le Premier ministre de Finlande et de Jussi Pajunen, le maire d’Helsinki.

Au cours des sessions plénières, les thèmes suivants seront abordés : la liberté de la presse, le droit à l’information et à la transparence au cours des 25 dernières années, la surveillance excessive, la protection des données et la censure en ligne et la liberté d’information en tant que liberté fondamentale et droit humain. Pendant la conférence, la Déclaration de Finlande sera adoptée par le millier de participants (professionnels des médias, représentants de gouvernement, d’organisations intergouvernementales, d’ONG et de la société civile) qui prendront part à cette réunion.

Dans les neuf sessions parallèles organisées, les participants examineront de nombreuses problématiques politiques, sociétales et techniques en lien avec la liberté d’expression, qu’il s’agisse de l’impact de la crise actuelle des réfugiés sur les valeurs des médias de service public, de la liberté artistique, des lanceurs d’alerte et de la protection des sources journalistiques, des moyens de lutter  contre les discours de haine dans les médias, du genre, de la radicalisation via les réseaux sociaux ou encore de la désinformation.

La sécurité des journalistes fera également l’objet de discussions. Le sujet préoccupe particulièrement l’UNESCO qui dénonce chaque attaque mortelle visant les professionnels des médias et prône la fin de l’impunité dont jouissent la majorité de leurs auteurs.

La conférence de cette année ouvre de nouvelles perspectives en établissant des liens entre la liberté artistique et la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et la liberté de la presse. Cette question sera explorée au cours d’une session parallèle à laquelle participera la ministre finlandaise de l’éducation et de la culture, Sanni Grahn-Laasonen. Parmi les événements parallèles organisés, celui intitulé « Reformuler les politiques culturelles pour le développement, promouvoir la diversité des expressions culturelles et la liberté artistique à l’ère du numérique » verra la participation de ministres de tous les pays nordiques, de la Directrice générale de l’UNESCO et d’artistes venus d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.

Dans la soirée du 3 mai, Sauli Niinistö, le Président finlandais et la Directrice générale de l’UNESCO présideront la cérémonie de remise du prix UNESCO/Guillermo Cano de la liberté de la presse, dont la lauréate est cette année Khadija Ismayilova, une journaliste d’investigation azerbaïdjanaise. Doté d’un montant de 25 000 dollars, le Prix a été créé en l’honneur de Guillermo Cano Isaza, journaliste colombien assassiné à l’entrée des bureaux du journal, El Espectador, à Bogotá, le 17 décembre 1986. Il est financé par la Fondation Cano (Colombie) et la Fondation Helsingin Sanomat (Finlande).

Les célébrations se termineront par un séminaire organisé le 4 mai pour évaluer l’impact des projets destinés à promouvoir la liberté d’expression dans la région arabe financés par les gouvernements de Finlande et de Suède. Une exposition des travaux de neuf photojournalistes formés dans le cadre d’un projet régional de l’UNESCO mis en place grâce au financement de la Finlande et de la Suède sera présentée au cours de l’événement.

Les célébrations de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2016 sont organisées en partenariat avec le ministère finlandais de l’éducation et de la culture et du ministère des affaires étrangères, avec le soutien d’une cinquantaine d’organisations de médias et de la société civile.

Des centaines d’événements sont organisés dans le monde à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

                                                                   ***

Kit pour la presse : http://www.unesco.org/new/fileadmin/MULTIMEDIA/HQ/CI/CI/pdf/WPFD/WPFD2016_Message_DG_FR.pdf

Contact médias :
UNESCO : Roni Amelan : +33(0)7 86 43 58 76

Ministère finlandais des affaires étrangères : Mari Lankinen, mari.lankinen@formin.fi, +358 (0)295 350 642

Ministère finlandais de l'éducation et de la culture. Heidi Mäenpää, heidi.maenpaa@minedu.fi, +358 (0)2953 30230, pour la presse locale

 

*L’événement sera retransmis en direct ici : http://www.unesco.org/new/en/communication-and-information/resources/multimedia/webcast

Les jeunes et les professionnels des médias se rencontrent pour une meilleure programmation télévisuelle jeunesse en Algérie

Wed, 20/04/2016 - 11:14

Les participants ont examiné les moyens d’intéresser les médias aux jeunes, de les impliquer dans l’élaboration des programmes et de renforcer les liens entre médias et société civile. Le format de certaines émissions pourrait par exemple être modifié pour servir de plateformes sur lesquelles les jeunes pourraient exprimer leurs opinions et participer à la vie publique.

Après une cérémonie d’ouverture marquée entre autres par les interventions de M. Marco Sioli, Représentant de la Délégation de l’UE en Algérie et Hakim Amara, Directeur de coopération internationale à la télévision Algérienne,  la parole est donnée à Aida Al Kaisy. Conseillère spéciale de la BBC Media Action sur les réformes des médias, elle a présenté des études de cas qui montrent comment la télédiffusion du service publique peut influencer les attitudes, inspirer l’innovation et améliorer les compétences. Graeme Moreland et Zoe Hodgkinson, deux experts de la BBC, ont à leur tour présenté des modèles relatifs à l’étude d'audience, aux plateformes créatives et à l'engagement de la société civile. Ces modèles permettent aux télédiffuseurs du service public d’être constamment au courant des attentes et des aspirations des jeunes.

"Cet atelier est une occasion pour nous, les jeunes, d'échanger directement avec les chargés de programmation dans les chaines de la télévision nationale. Il nous a permis de les éclairer sur les attentes des jeunes et de débuter un travail de collaboration qui vise la création de programmes plus adaptés aux attentes des jeunes" a déclaré Meriem Chikirou, membre de l'organisation SIDRA.

Christophe Nick a présenté quant à lui l’initiative « Génération Quoi », initiée en France, et développée aujourd'hui partout en Europe. Cette plateforme web permet de capter l’opinion des jeunes sur un large éventail de questions et de fournir une comparaison unique de leurs attitudes et préoccupations. La possibilité d’une « Génération Quoi » MENA a été discutée lors de l’atelier.

L’émission de radio « Up to Business » dédiée essentiellement à l’employabilité et à l’entreprenariat des jeunes en Tunisie pour les pousser à mieux s’affirmer dans le marché de l’emploi a été présentée par le jeune Fares Khiari, membre du réseau NET-MED Youth en Tunisie. Elle a suscité beaucoup d’intérêt et d’échange chez les jeunes participants.

Un autre moment fort de l’atelier était le forum créatif, pendant lequel des représentants d’organisations de jeunesse présentaient des idées innovantes de programme de télévision à des directeurs de programmation de la télévision nationale et à des experts internationaux. Après chaque présentation, les membres du panel commentaient et discutaient avec les jeunes le concept du programme, soulignant les points forts et les faiblesses de chaque idée.

L'atelier nous a permis d'être en contact direct avec les jeunes et de mieux comprendre leurs attentes en terme de programmes. Nous allons prendre en considération les points sur lesquels les jeunes ont insisté", raconte Madame Nabila Khouidmi, chargée de la promotion des programmes à la télévision Algérienne.

Au-delà des riches échanges et des enseignements tirés,  la rencontre a permis d’identifier des pistes de travail commun entre les médias et la société civile pour renforcer la présence des jeunes dans les médias.

«Youth on Screen » est un fruit de la collaboration des deux projets financés par l'Union européenne, NET-MED Jeunesse et MedMedia, qui sont mis en œuvre, respectivement, par l'UNESCO et par un consortium dirigé par BBC Media Action. L'Agence suédoise de coopération internationale et l'Union Européenne de Radio-Télévision ont également contribué au lancement de l'initiative.

Pour une jeunesse mieux représentée dans les médias du Maghreb

Wed, 20/04/2016 - 09:51

Dans chacun des pays, l’observation et l'analyse des programmes des quatre principaux médias (Radio et télévision) ont mis en évidence le manque de représentation des jeunes. Seulement 2% des nouvelles et informations observées au Maroc portent sur la jeunesse ou sur des sujets relatifs, et le taux descend jusqu’à 1% en Tunisie. En Algérie, les personnes âgées de 19 à 24 ans interviewées par les médias observés représentent moins d’1% de l’échantillon total. Ces résultats incitent les leaders des organisations de jeunesse à se mobiliser pour ouvrir le débat et faire entendre davantage leurs voix.

L’atelier était animé par les experts en médias et communication Farida Ayari et Safaa Nhairy. Des personnalités du monde de la télévision telles que Nadia Larguet et Oussama Benjelloun étaient également présentes pour discuter des challenges auxquels ils font face dans leur métier mais aussi de leurs réalisations.

L’événement a permis aux jeunes leaders d’interagir et de formuler ensemble des idées novatrices, qu’ils partageaient directement sur les réseaux sociaux. « Tout changement sur la scène médiatique ne peut avoir lieu que si nous, les jeunes, travaillons sur des messages forts et significatifs pour atteindre, à terme, notre objectif de meilleure représentativité dans les médias », a déclaré Jihen Ayed, une participante Tunisienne.

Au terme de trois jours de réflexion, les jeunes leaders ont proposé une série d’actions à mettre en œuvre durant l’année 2016. Elles portent essentiellement sur le journalisme citoyen, le renforcement des capacités des organisations de jeunes dans leurs interactions avec les médias, ainsi que le renforcement des synergies (ex : initiative Youth On Screen).

NET-MED Youth est un projet mis en œuvre par l'UNESCO et financé par l'Union européenne. Il vise à intégrer les questions et priorités liées à la jeunesse dans les pays de la Méditerranée orientale et occidentale en renforçant les capacités des jeunes et des organisations de jeunesse. Ainsi, NET-MED Youth entend promouvoir leur participation active dans le développement et la mise en œuvre de politiques et stratégies nationales sur la jeunesse, veiller à ce que les questions de la jeunesse soient couvertes de manière adéquate par les médias nationaux et régionaux et identifier des modèles réalistes pour améliorer l'accès des jeunes à l'emploi et l'inclusion des jeunes dans les différents secteurs.

Cliquez ici pour voir la vidéo.

Pour plus d'information, consultez le site www.netmedyouth.org

Le Conseil exécutif renforce le rôle de l’UNESCO pour la mise en œuvre de l’Agenda 2030

Mon, 18/04/2016 - 15:04

L’accélération de la réforme de l'Organisation a été l’un des résultats clé des délibérations du Conseil exécutif. L’UNESCO renforce ainsi son travail auprès des États membres afin d’atteindre les nouveaux objectifs de l'Agenda 2030 pour le développement durable, ainsi que pour discuter de la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le changement climatique.

Le Conseil exécutif a adopté un vaste ensemble de réformes, en commençant par des propositions sur le dialogue de financement structuré, destiné à adapter l'UNESCO à des conditions de financement de plus en plus complexes.

Les membres du Conseil exécutif ont également convenu d’une feuille de route pour renforcer le dispositif hors Siège de l'UNESCO. Une étape essentielle pour agir en phase avec les sociétés et permettre de s'adapter à l'évolution des besoins des pays. Cette feuille de route prévoit un processus interactif progressif.

Les États membres ont également statué en faveur d’un plan d’investissement pour l’exécution efficace du programme de l'UNESCO, notamment les initiatives en faveur de l'apprentissage et du développement, et les mesures pour mettre en oeuvre les stratégies de gestion des connaissances et des technologies de l’information et de la communication.

Ces mesures sont orientées par deux objectifs, un meilleur positionnement stratégique et un leadership de l’UNESCO mieux défini et plus clair à l’échelle mondiale, régionale et nationale, et des modalités de fonctionnement renforcées permettant de mettre en œuvre les programmes de l'UNESCO, à l'échelle mondiale, régionale et locale. Ces mesures visent à renforcer les capacités du personnel dans les domaines clé pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2030.

Afin d’accroître l’efficacité du programme « Priorité globale égalité entre les sexes », le Conseil exécutif a demandé au Secrétariat d'optimiser les indicateurs de performance liés au genre et d’établir un système de suivi budgétaire d'ici 2018.

Le Conseil exécutif a aussi pris d’importantes décisions afin de réaffirmer le rôle des États membres dans plusieurs domaines d'activité de l’Organisation, notamment en ce qui concerne la sauvegarde et la préservation de Palmyre et d'autres sites syriens du patrimoine mondial ou encore le renforcement de l'éducation des filles et des femmes, en favorisant par exemple l'engagement de l'UNESCO dans les ressources éducatives libres.

Dans la Décision 199 EX/28, le Conseil exécutif -composé de 58 membres- condamne

la destruction par les groupes extrémistes du patrimoine culturel en Syrie et note que l’EIIL (Daesh) et le Front el-Nosra et « d’autres personnes, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida génèrent des revenus en procédant, directement ou indirectement, au pillage et à la contrebande d’objets du patrimoine culturel provenant de sites archéologiques, de musées, de bibliothèques, d’archives et d’autres sites en Syrie et en Iraq, qui sont ensuite utilisés pour financer leurs efforts de recrutement et pour améliorer leurs capacités opérationnelles d’organiser et de mener des attentats terroristes ».

La Décision appelle les Etats membres à apporter leur contribution au financement de Palmyre et des autres sites en Syrie. Elle invite également la Directrice générale de l’UNESCO à envoyer des experts internationaux « afin d’évaluer par des moyens de documentation et d’inventaire l’étendue des dommages et de recenser les besoins urgents en termes de conservation, de restauration et de sauvegarde, en vue de la pérennité à long terme et de l’intégrité » de ces sites.

Le Conseil exécutif a également statué sur la stratégie de l'UNESCO pour l’enseignement et la formation techniques et professionnels (2016-2021), ainsi que sur le rôle de l'UNESCO à encourager les filles et les femmes à devenir des leaders dans les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie, de l'art/design et des mathématiques.

Les États membres sont convenus d'une nouvelle stratégie globale pour le programme MOST, et ont délibéré sur le renforcement de la contribution de l'Organisation à une culture de respect. Ils ont aussi procédé à l'examen du Programme Mémoire du monde pour la préservation du patrimoine documentaire.

La 199e session du Conseil exécutif a également été marquée par la visite de la Secrétaire générale du Commonwealth, Patricia Scotland, qui a présenté les priorités de son organisation, notamment le changement climatique et la nécessité de créer des opportunités pour les jeunes.

 

 

La Directrice générale condamne le meurtre du journaliste syrien Zaher al-Shurqat

Mon, 18/04/2016 - 14:34

« Je condamne le meurtre de Zaher al-Shurqat », a déclaré la Directrice générale. « Il est essentiel que les journalistes qui couvrent les zones de conflit puissent mener à bien leur mission sans craindre pour leur vie. J’appelle toutes les parties prenantes au conflit syrien à respecter le statut civil des journalistes conformément aux Conventions de Genève ».

Zaher al-Shurqat, travaillait notamment pour le média en ligne Aleppo Today pour lequel il animait l’émission  Lignes de front, qui couvre le conflit en Syrie, notamment à Alep. Un inconnu lui a tiré dessus alors qu’il marchait dans une rue de Gaziantep.

La Directrice générale publie des communiqués sur le meurtre des professionnels des médias conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ». Une liste complète des journalistes assassinés ayant fait l’objet d’une condamnation par l’UNESCO est disponible en ligne.

***

Contact médias: Sylvie Coudray, s.coudray(at)unesco.org, +33 (0)1 45 68 42 12

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 

 

 

 

Le 25e Bureau du PIPT revoit les contributions pour les plans d’action internationaux et nationaux

Wed, 13/04/2016 - 16:05

La réunion a permis de faire le point sur les progrès réalisés au cours du mandat de deux ans du Bureau, d’étudier les activités permettant de renforcer la visibilité et le financement du Programme, ainsi que de discuter des projets et activités à mener en 2016. La réunion du Bureau a également contribué à la préparation de la 9e session du Conseil du PIPT qui se tiendra les 30 et 31 mai au Siège de l’UNESCO.

La réunion a été ouverte par M. Getachew Engida, Directeur général adjoint de l’UNESCO en charge du Secteur de la communication et de l’information. Il a félicité le Bureau des nombreux projets accomplis pendant son mandat, en insistant plus particulièrement sur la conférence internationale « Les jeunes et l’Internet : combattre la radicalisation et l’extrémisme » organisée à l’initiative du PIPT les 16 et 17 juin 2015 à l’UNESCO. Cette importante conférence a réuni des participants originaires de près de 70 pays pour partager des expériences sur des interventions concrètes, des initiatives et des procédures visant à promouvoir l’utilisation d’Internet pour construire la paix et lutter contre la radicalisation des jeunes et l’extrémisme. A l’occasion de cette conférence, la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, a lancé le nouveau cadre d’action intégré « Engager la jeunesse pour une paix durable : Jeunesse 2.0 – Développement des compétences, consolidation de la paix ».

Les activités du PIPT menées au cours des deux dernières années ont directement bénéficié aux décideurs et professionnels de l’information dans toutes les régions du monde, avec une attention particulière portée aux besoins de l’Afrique et des petits Etats insulaires en développement (PIED). C’est ainsi que des activités de renforcement des capacités ont été organisées en République dominicaine, au Lesotho, au Mozambique, en Afrique du Sud et à Saint-Kitts-et-Nevis, au profit des décideurs de plus de 35 pays.

« En outre, afin d’aligner le travail du PIPT avec les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030, nous avons participé à plusieurs groupes d’experts et soutenu l’alignement entre le SMSI et les ODD. Dans le cadre de cette action, le document d’orientation des politiques nationales de la société de l’information du PIPT, adopté par les Etats membres pour soutenir l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leurs stratégies et cadres nationaux d’orientation des politiques de l’information, va être mis à jour en collaboration avec l’Université des Nations Unies (UNU-EGOV) », a expliqué Mme Chafica Haddad, déléguée permanente adjointe de Grenade et présidente du Conseil et du Bureau du PIPT.

Le Bureau sortant est composé de représentant des suivants Etats membres : Autriche, Botswana, Grenade, Indonésie, Israël, Oman, Pérou et Fédération de Russie. Lors de la 9e réunion du Conseil du PIPT, un nouveau Bureau sera élu pour gérer la mise en œuvre du Programme au cours des deux prochaines années.

Le Programme Information pour tous (PIPT) a été mis en place en 2001. Ce programme intergouvernemental fournit une plate-forme au niveau international pour le débat, la coopération et le développement de cadres d’action dans le domaine de l’accès à l’information et au savoir. Le PIPT apporte son soutien aux Etats membres pour les aider à développer et à mettre en œuvre des politiques et des cadres stratégiques nationaux dans le domaine de l’information : accessibilité, information pour le développement, éthique, éducation, préservation et multilinguisme.

Le PIPT soutient des réponses politiques plus fortes aux ODD

Wed, 13/04/2016 - 15:59

L’événement a réuni une quarantaine d’experts internationaux pour débattre sur le manuel et la plateforme consacrés aux sociétés du savoir (UNKSOC.ORG), un instrument d’orientation des politiques développé par l’UNESCO/PIPT et UNU-EGOV.

La courte cérémonie d’ouverture était présidée par M. Tomasz Janowski, directeur de UNU-EGOV, avec des interventions de représentants de l’AGESIC, de l’UNESCO et du PIPT.

Le directeur exécutif de l’AGESIC, M. Jose Clastornik, a accueilli les participants. Il a insisté sur le rôle essentiel joué par l’accès équitable pour tous à l’information et au savoir pour contribuer au développement humain et la réussite de l’Uruguay en tant que leader régional de plusieurs mesures dans le domaine des TIC et de l’accès à l’information.

M. Guilherme Canela, conseiller pour la communication et l’information au Bureau de l’UNESCO à Montevideo, a souligné le rôle des politiques et débats publics pour sensibiliser les citoyens à l’émergence des sociétés du savoir. Il a également insisté sur la nécessité de partager les bonnes pratiques, de prévoir des ressources adaptées pour mettre en œuvre les politiques, de garantir la protection des droits, notamment la protection des données et de la vie privée, et de disposer d’indicateurs.

Mme Chafica Haddad, déléguée permanente adjointe de Grenade et présidente du Conseil du PIPT, a remercié les co-organisateurs et souligné la collaboration approfondie et fructueuse entre UNU-EGOV et UNESCO/PIPT, qui a abouti au manuel sur les sociétés du savoir. Elle a exprimé sa confiance dans cet outil et sa méthodologie pour aider les pays en développement à disposer d’approches plus holistiques pour relever des défis pressants.

A la clôture de la session, les experts ont évalué favorablement le manuel et sa méthodologie. Il reste cependant des points à améliorer, comme l’intégration de plus d’études de cas, la traduction dans d’autres langues et des stratégies pour mobiliser les communautés en ligne. Plusieurs institutions, comme le ministère colombien des Technologies de l’information et de la communication (MINTIC), ont proposé des contributions concrètes au projet.

Selon M. Paul Hector, spécialiste de programme de l’UNESCO en charge du PIPT, le manuel va permettre de mettre à jour le document d’orientation des politiques des sociétés du savoir du PIPT créé en 2009 pour aider les Etats membres dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi de leurs stratégies et cadres nationaux d’orientation des politiques de la société de l’information. Les révisions introduites reflètent des évolutions dans le paysage du développement international et guideront les acteurs nationaux, locaux et internationaux engagés dans le développement, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques sur les sociétés du savoir pour soutenir le Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Le Programme Information pour tous (PIPT) a été mis en place en 2001. Ce programme intergouvernemental fournit une plate-forme au niveau international pour le débat, la coopération et le développement de cadres d’action dans le domaine de l’accès à l’information et au savoir. Le PIPT apporte son soutien aux Etats membres pour les aider à développer et à mettre en œuvre des politiques et des cadres stratégiques nationaux dans le domaine de l’information : accessibilité, information pour le développement, éthique, éducation, préservation et multilinguisme.

L’UNESCO participe à une nouvelle édition réussie de ICEGOV

Wed, 13/04/2016 - 15:51

Sous le thème « Gouvernance transparente et responsable pour le Programme de développement durable 2030 », la conférence a suscité un très grand intérêt parmi les gouvernements, les universitaires, les décideurs et les représentants de la société civile. Plus de 300 participants de tous les continents, représentant des pays développés ou en développement, ont assisté à l’événement. Des auteurs d’une cinquantaine de pays ont présenté plus de 150 documents et affiches. Ces chiffres démontrent la portée et les répercussions de la conférence, ainsi que l’engagement mondial de la communauté ICEGOV pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable 2030.

Pour la première fois dans l’histoire de la conférence, l’UNESCO a participé en tant que collaborateur officiel. Ce statut a permis à l’UNESCO et à son Programme intergouvernemental Information pour tous (PIPT) de tenir une place plus importante, de renforcer leur collaboration et leur rôle au sein de ICEGOV et de montrer leurs activités.

Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Engida Getachew, Directeur général adjoint de l’UNESCO, a remercié les co-organisateurs, le gouvernement de l’Uruguay et UNU-EGOV, pour leur collaboration fructueuse au cours des dernières années et leurs efforts conjoints qui contribuent au développement des sociétés du savoir et à la réalisation des objectifs de développement durable.

Une séance thématique spéciale de l’UNESCO modérée par M. Paul Hector, spécialiste de programme en charge du PIPT, a permis de présenter les résultats d’une réunion de groupe d’experts d’une journée organisée pour valider une nouvelle ressource d’orientation des politiques développée en collaboration avec UNU-EGOV. Selon M. Hector, le manuel sur les sociétés du savoir offrira aux acteurs engagés dans les politiques à l’échelle urbaine, nationale et internationale des orientations pour réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030. La séance a également permis de recruter près de 40 experts qui seront chargés de superviser le développement d’études de cas, la traduction, la réalisation d’enquêtes et d’autres activités pour promouvoir cette ressource.

Dans une intervention captivante intitulée « Comment le gouvernement numérique peut-il soutenir le développement des sociétés du savoir ? », le Directeur général adjoint de l’UNESCO a examiné les conditions à remplir par les stratégies de gouvernement numérique si l’on veut tirer pleinement parti de leur potentiel pour construire des sociétés du savoir. M. Engida a également attiré l’attention sur la quatrième révolution industrielle, résultat de la convergence de secteurs comme l’intelligence artificielle, la robotique, les mégadonnées, l’internet des objets, la biotechnologie et l’informatique quantique. Il a signalé la nécessité d’une action large, stratégique, réfléchie et coordonnée pour aborder les nouvelles questions politiques que tous ces changements soulèvent.

Le débat plénier très animé qui a suivi l’intervention de l’UNESCO s’est poursuivi par un panel de discussion qui a permis d’explorer les idées présentées par M. Engida. Le panel était modéré par Mme Chafica Haddad, déléguée permanente adjointe de Grenade et présidente du Conseil du PIPT. En plus des perspectives complémentaires des principaux intervenants, M. Jose Clastornik, directeur exécutif de l’AGESIC, et M. Tomasz Janowski, directeur de UNU-EGOV, le public enthousiaste a également répondu spontanément aux différents questions soulevées.

Tout au long de la conférence, des réunions bilatérales ont permis de partager des informations et d’identifier des domaines concrets de coopération, notamment la création de chaires UNESCO dans les domaines prioritaires du PIPT, le développement de projets de recherche conjoints et d’accords de partenariats.

La cérémonie de clôture a été l’occasion de récapituler les grandes étapes et les réalisations, et d’annoncer le choix de l’Inde pour accueillir ICEGOV2017. L’UNESCO et le PIPT joueront de nouveau un rôle important en tant que collaborateurs officiels et membres de plusieurs comités d’organisation.

Le Programme Information pour tous (PIPT) a été mis en place en 2001. Ce programme intergouvernemental fournit une plate-forme au niveau international pour le débat, la coopération et le développement de cadres d’action dans le domaine de l’accès à l’information et au savoir. Le PIPT apporte son soutien aux Etats membres pour les aider à développer et à mettre en œuvre des politiques et des cadres stratégiques nationaux dans le domaine de l’information.

Pages